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Fan : zzougga Localisation : Ville-en-Tardenois Inscrit le : 21-03-2007 |
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| Ses critiques de films |
25-09-2007 L'Invité |
| Le cinéma français produit pourtant de bonnes comédies. On se demande comment « L’invité » a pu voir le jour dans nos salles de cinéma. Le film part pourtant d’un constat de départ plutôt prometteur, celui de dénoncer un monde du travail où on ne fait plus dans la dentelle. Malheureusement, il accumule les jeux de mots faciles et réchauffés et les méprises déjà vues mille fois et les gags à deux cents. L’interprétation ne vient même pas au secours de l’histoire. Daniel Auteuil n’est pas très inspiré par son rôle de cadre moyen au chômage longue durée qui doit séduire son futur boss à domicile, Valérie Lemercier donne dans la nantie ignare de façon caricaturale et Thierry Lhermitte campe un voisin bien singulier en conseiller du couple. Bref, Laurent Bouhnik aurait mieux fait de réfléchir mûrement son sujet avant de le réaliser et d’exiger un peu plus de ses comédiens. On rit bien quelques fois, tant c’est gros et idiot à la fois, mais il faut se rendre à l’évidence : on ne peut pas conseiller un divertissement d’une si mauvaise qualité ! |
24-09-2007 La Faille |
| « La faille » est un énième thriller américain, un polar où le crime parfait n’existe pas. Cependant, la manipulation imaginée pour l’intrigue tient en haleine durant tout le récit même si elle est parfois un peu tirée par les cheveux comme pendant un procès initial dont on peut douter de la plausibilité. Piégé dans un premier temps par le toupet et l’audace d’un homme redoutable qui a assassiné sa femme et connaît tous les rouages de la machine judiciaire américaine, le jeune et ambitieux procureur Willy Beachum va tenter de démontrer sa vérité. Le suspense et la psychologie sont au menu de ce long métrage qui donne surtout l’occasion à Anthony Hopkins de livrer une brillante et inquiétante interprétation et à Ryan Gosling de démontrer qu’il est davantage qu’un second couteau à Hollywood. On aurait aimé que les rôles secondaires soient un peu plus développés, notamment celui de cette belle femme blonde qui se limite à une présence sensuelle. La pirouette finale est habile mais on oublie aussitôt ce film qui n’a d’autre ambition que celui de nous balader gentiment. |
24-09-2007 Chronique d'un scandale |
| « Chroniques d’un scandale » est une histoire de chantage et de jalousie qui explique la rivalité psychologique entre deux collègues et amies. Un amour lesbien qui n’aboutira jamais conduit l’une d’elles à se venger de l’autre en menaçant de diffuser un propos embarrassant : elle est éprise d’un jeune élève. C’est le moyen qu’elle a trouvé pour conserver bon gré mal gré son amie à ses côtés. Seul l’Angleterre pouvait engendrer un film au cynisme aussi délicieux directement tiré d’un journal intime. La narration fait preuve d’une certaine drôlerie avec une voix off à la fois terrible et coquasse. Mais le film vaut avant tout pour la confrontation entre deux comédiennes d’exception : Judi Dench campe une femme vieillissante et frustrée à la fois machiavélique et pathétique qui trouve, pour lui donner la réplique, une Cate Blanchett innocente et irresponsable piégée malgré elle. Toutes deux animent ce drame qui évite de s’enliser dans la démonstration sulfureuse mais se concentre sur l’affrontement et la tension. Un film intense et prenant tel qu’on aimerait en voir plus souvent car la confrontation entre les deux femmes de même que les clins d’œil à la moralité tiennent en haleine jusqu’à la conclusion. |
21-09-2007 Le cercle des poêtes disparus |
| Réalisé en 1990 par Peter Weir, «Le Cercle des poètes disparus» est devenu un film culte pour toute une génération. Et il y a de quoi puisque à travers la rencontre entre un élève timide et un singulier professeur de lettres, l’œuvre invite la jeunesse à refuser le conformisme établi par la société. La pensée est habilement introduite au récit puisque la chronique, qui oscille entre comédie et tragédie, n’est pas exempte d’une poésie dont beaucoup d’entre nous sommes nostalgiques. Dans le rôle de l’enseignant excentrique, Robin Williams fait preuve d’un charisme incontestable et livre probablement le numéro le plus abouti de sa riche carrière, un rôle dans lequel on le sent totalement investi. Le comédien Ethan Hawke laisse deviner de bien beaux lendemains devant la caméra. Il interprète avec justesse Todd, l’élève fragile qui se libère peu à peu au contact de son mentor. Passionnant, le récit se déroule dans un établissement austère qui donne encore plus de sens au combat de l’inoubliable Mr Keating. «Le Cercle des poètes disparus» est un film d’une rare intelligence où l’émotion ne laisse pas la réflexion en retrait… |
21-09-2007 Bleu d'enfer |
| Monsieur pourra discrètement fantasmer sur les formes de la sculpturale Jessica Alba, madame admirera le body’s perfect de Paul Walker. Il y a aussi de belles bagarres et les séquences sous-marines sont très agréables à l’œil. C’est à peu près tout ce que propose d’intéressant ce film d’aventures qui dérape vers le thriller convenu. C’est dire s’il est à éviter ! La platitude du scénario demeure navrante de bout en bout, les comédiens livrent une interprétation sans relief et la réalisation mise sur la loupe presque omniprésente sur le postérieur de miss Alba reconvertie en sirène. Lorsque les requins surgissent, leur présence instaure un certain stress mais entre ridicule et frisson de pacotille, ce film signé John Stockwell s’enlise dans les profondeurs du bleu turquoise de la mer des Caraïbes. Aussitôt vu, aussitôt oublié. |
21-09-2007 Hairspray |
| « Hairspray » est une comédie musicale étonnante. D’abord, elle rappelle avec nostalgie les épisodes de la série « Grease » à travers des scènes de danses décoiffantes filmées avec tonus. Ensuite, il y le jeu décalé et délicieusement exagéré des comédiens et le numéro éblouissant d’un John Travolta qui, travesti en maman aux formes généreuses, prend un plaisir évident. Toutefois, le plus intéressant réside dans la prestation de la jeune Nikki Blonski, adolescente qui deviendra la future vedette d’une émission de variétés. Enchanteur, coloré et musicalement exaltant, « Hairspray » se goûte comme un moment de détente assuré mais on peut y voir aussi quelques thèmes sérieux introduits timidement comme la volonté de ne pas céder au traditionalisme, le droit à la différence ou encore un message de tolérance anti raciste. Rare et délicieux... |
21-09-2007 Die Hard 4 - retour en enfer |
| On attend bien évidemment de l’inspecteur John McClane qu’il sauve une nouvelle fois son pays. Si en plus il a décidé de d’éliminer le plus d’ennemis possibles et de faire exploser un maximum d’engins, c’est encore mieux. C’est ce que propose « Die Hard 4 » en racontant de nouveau les tribulations du héros maintenant légendaire interprété par un Bruce Willis en très grande forme. Son personnage fait preuve d’une inventivité sans faille qui culmine à son sommet quand, faute de munitions, il anéantit un hélicoptère à l’aide d’une automobile propulsée dans les airs. Le réalisateur Len Wiesman à qui on doit la saga « Underworld » enchaîne les scènes d’anthologie même s’il ne surclasse pas John McTiernan en la matière. En respectant l’humour cynique et second degré de la franchise, il raconte une histoire qui fait écho à l’actualité mais rappelle aussi « 24 » : des terroristes plongent les USA dans le chaos grâce à de puissants ordinateurs. Musclé, drôle et jubilatoire, « Die Hard 4 » est un bon film pop corn qui se déguste avec le même bonheur que ses prédécesseurs même s’il ne les égale pas. |
20-09-2007 Evan tout-puissant |
| Steve Carell est un acteur à la mode depuis le succès de « Little miss Susnshine ». Il était dans la logique des choses qu’il succède à Jim Carrey dans le rôle du Saint-Père. Il incarne Evan, un député de la Big Apple à qui Dieu confie une mission biblique : construire une arche pour sauver les animaux d’un déluge qui va toucher la région. « Evan tout-puissant », comédie la plus chère de toute l’histoire du cinéma, réunit a priori tous les ingrédients d’un succès annoncé : de l’humour, un discours engagé. Malheureusement, la réflexion sur la foi est de trop et alourdit ce divertissement familial qui ne remplit qu’épisodiquement sa mission : faire rire. La machine ne démarre jamais véritablement et on se barbe franchement devant ce blockbuster qui peine logiquement au box-office… |
23-08-2007 Le jaguar |
| Revoilà ces bien sympathiques personnages qui ont fait le bonheur de la comédie française des années quatre-vingts : Perrin et Campana. Cependant, exit Gérard Depardieu et Pierre Richard. Jean Reno se substitue au premier dans le rôle de baroudeur grognon tandis que Patrick Bruel évolue plutôt dans un registre différent pour remplacer le second et substitue au gaffeur quasi légendaire un pauvre bougre qui se retrouve malgré lui mêlé à des aventures exotiques. Qu’on se le dise, le nouveau tandem dirigé ici par Francis Veber fonctionne moins bien que celui dont nous sommes tous un peu nostalgiques. On ne remplace pas l’irremplaçable. Quant au scénario, on a déjà vu plus original. L’histoire, assemblage de situations comiques, d’extravagances et de maladresses est plutôt roublarde même si l’expédition en elle-même se veut sympathique et plaira assurément aux enfants. Toutefois, malgré le caractère inabouti de l’entreprise, il ne faut pas tirer à vue sur ce « Jaguar ». Ce n’est pas si fréquemment que le cinéma hexagonal se permet un voyage en Amazonie, un dépaysement garanti à travers l’inconnu. Si Veber n’excelle cette fois-ci pas réellement dans sa manière de nous faire rire, il propose néanmoins de bien belles images, des paysages sauvages et verdoyants où la nature a (avait ?) encore ses droits. En cela au moins, « Le jaguar » est une vraie réussite et à ce titre mérite qu’on s’attarde jusqu’à son terme. |
13-08-2007 Gandhi |
| Réaliser une fresque cinématographique mettant en scène la vie de Gandhi constituait un défi de taille qu’a su relever le cinéaste britannique Richard Attenborough. En trois heures passionnantes, il relate de manière grandiose l’engagement du Mahatma, symbole mondial de la non-violence qui a su gagner la liberté de son peuple par une désobéissance civile pacifique, fait unique sur la planète et qui est d’autant plus passionnant quand on sait en apprécier l’envergure. Instructive, cette biographie en images animée par quelques scènes absolument époustouflantes donne envie de s’intéresser davantage à cette destinée hors du commun, celle d’un personnage emblématique du siècle dernier qui a donné sa vie pour l'existence et la reconnaissance des siens. Si bien sûr la réalisation minutieuse et la passion du cinéaste ont joué un grand rôle dans cette entreprise gigantesque, on ne doit pas oublier l’interprétation magistrale du comédien Ben Kingsley, retenu tant pour son immense talent que pour ses origines indiennes, transformé physiquement de façon incroyablement convaincante pour incarner le saint homme dont il se sent littéralement habité. Grâce à sa performance très justement récompensée dans diverses cérémonies, il donne une véritable âme à ce film qui dépend tant de sa crédibilité. Plus qu’une simple tragédie historique, « Gandhi » est l’Histoire. Une œuvre grandiose à voir à plusieurs étapes de sa vie pour saisir un peu plus et différemment la personnalité du Mahatma et pour comprendre la naissance de ce pays dont on sous-estime encore aujourd’hui la grandeur et l’importance… |
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