Millenium, maintenant en DVD et Blu-ray

Profil de zzougga : Membre du club Fan de Cinéma


zzougga
Ses contributions

216 messages dans le forum
249 critiques de films
5191 affiches de films
170 fonds d'écran de films
0 Bandes annonces de films
148 Scoops dans l'actualité
0 Fiches de films
Fan : zzougga
Localisation : Ville-en-Tardenois
Inscrit le : 21-03-2007


Ses critiques de films
 19-05-2008 Pearl Harbor
Au matin du 7 décembre 1941, l’Amérique se réveillait tétanisée : l’armée japonaise venait d’attaquer par surprise le port militaire de Pearl Harbor. Aussitôt, elle entrait en guerre. Michael Bay, spécialiste de blockbuster bourrin et vraisemblablement artificier de formation, a reconstitué à son idée ce jour noir de l’histoire des Etats-Unis. Mais avant d’en arriver aux scènes d’action, il a ménagé une ennuyeuse et interminable histoire d’amitié virile entre deux beaux gosses de l’aviation américaine. Cette complicité est mise à l’épreuve par le destin via la guerre en Europe et une jolie infirmière. Tout à la gloire de la vaillance et la noblesse de l’armée de l’Oncle Sam, le film évite grossièrement le carnage historique pour montrer finalement la riposte dans laquelle nos valeureux héros se sont embarqués. Longuet, mal raconté, joué avec mollesse voire apathie, Pearl Harbour est maintenant aussi un navet à gros budget parfumé à l’eau de rose. De plus, il faut user de beaucoup de courage et de patience pour assister enfin au spectaculaire morceau de bravoure tant attendu.
 15-05-2008 Chaos
Ceux qui associent le nom de Coline Serreau uniquement à la comédie Trois hommes et un couffin risquent d’être d’avoir un choc au visionnage Chaos. Parce que la réalisatrice est aussi une créatrice engagée. Dans ce film construit comme un thriller, elle dénonce avec virulence la condition de la femme au travers de l’histoire d’une jeune Maghrébine réduite à l’esclavage sexuel sur les trottoirs de notre capitale à qui une bourgeoise malheureuse en ménage vient en aide. Le propos est évidemment ambitieux mais on pourra tout de même formuler un regret concernant le fond du film : délibérément ou maladroitement la cinéaste a fait cas semblable de tous les hommes …
 15-05-2008 Mafia blues
Paul Vitti ne dort plus. Il pleure pour la moindre de peccadille, souffre de crises d’angoisse. Son état dépressif nécessite qu’il aille chez le psy. L’ennui, c’est qu’il est le parrain de la mafia de New-York. Et que, connu et redouté pour sa cruauté sans égal, il peut difficilement se rendre incognito chez un tel spécialiste. Il ne reste plus qu’à dégoter le toubib qui voudra bien le soigner dans le plus grand des secrets. S’il le faut sous la contrainte. Habitué des rôles de gangsters violents, Robert De Niro revêt avec élégance et jubilation le costume de la parodie. Face à lui, Billy Cristal, en thérapeute qui a peur jusque dans son ombre, offre le meilleur de son talent comique. Leur numéro de duettistes est l’atout principal de cette comédie dont le seul but est de divertir franchement. Réalisateur au travail inégal, Harold Ramis ne fait ici pas de miracle au niveau de la mise en scène et son scénario est surtout prétexte à la clownerie. Mais il faut consentir qu’il a réglé là un franc moment de rigolade en dirigeant impeccablement sa distribution.
 12-05-2008 [Rec]
Il y a des films qui flanquent vraiment la cliche. Le film espagnol Rec est de ceux-là. Les réalisateurs ont mélangé plusieurs genres de l’horreur et du survival pour arriver à cet hybride montré sous la forme d’un reportage enregistré en temps réel. Rec débute d’ailleurs comme un banal documentaire télévisé dans une caserne de pompiers de Barcelone. Le rythme bon papa se casse aussitôt quand une équipe de pompiers entre dans un immeuble de la ville pour une intervention sommaire. Doublé de son caméraman, une reporter l’accompagne dans l’habitation. A l’intérieur se dégage très vite une ambiance bizarre, malsaine et véritablement effrayante à cause d’un virus qui transforme un à un les locataires en zombies anthropophages. Là où le scénario est génial, c’est que la tour est transformée en huis clos par les autorités situées à l’extérieur. Les personnages ont alors du mal à récolter des informations pour connaître l’état de la situation et le drame qui se prépare à l’intérieur. Formellement, le style de la paire Balaguero - Plaza est d’un réalisme étonnant car constitué intégralement d’images d’archives filmées comme en direct à la TV. Le cadreur opère aussi bien à la manière d’un technicien de plateau qu’il joue pleinement le rôle d’un acteur à part entière, à ceci près qu’on ne verra jamais son visage. C’est lui qui, caméra au poing, donne le tempo du film quand on le voit s’approcher d’un événement parce qu’harangué par son échotière pour qu’il capte l’intensité de l’action, ou prendre la poudre d’escampette quand un individu devenu contagieux s’approche brutalement. Dans l’obscurité quasi absolue, l’issue de l’histoire est un summum de l’effroi. Elle transpire le voyeurisme extrême inhérent à notre société. Un voyeurisme que se plaît à véhiculer au quotidien la petite lucarne, de la crudité réelle diffusée journal de 20 heures au vice nauséabond émanant de la téléréalité en général. En même temps qu’un exercice de style magistral, Rec s’élargit d’une mini réflexion à peine déguisée sur notre monde. Il n’oublie pas non plus de se prononcer à plusieurs moments contre l’instinct répugnant qui veut malheureusement que l’immigré soit forcément responsable de tous les maux. Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un pur film de genre et qu’en sortant de la salle de cinéma, on n’est pas franchement rassuré à l’idée de s’aventurer dehors !
 12-05-2008 La gloire de mon père
Au début des années 1990, Yves Robert signait l’adaptation d’un monument de la littérature qu’est La gloire de mon père. Soit le récit de l’enfance du jeune Marcel Pagnol. Aujourd’hui, la mise en scène du film pourra être considérée comme endimanchée mais il faut dire qu’elle respecte à la lettre le rythme enchanteur et le phrasé ensoleillé du roman. Elle vaut quelques scènes absolument mémorables comme celle de la chasse à la bartavelle dans les collines infréquentées de Provence et ces fâcheries au dîner entre le papa instituteur et l’inimitable oncle Jules. Imprégnée du parfum des oliviers et du chant des sauterelles, cette version cinéma est un pur moment de bonheur. Il faut dire qu’Yves Robert dirige magnifiquement ses comédiens et a particulièrement soigné une émotion simple mais à fleur de peau qu’il retranscrit au travers des images absolument merveilleuses.
 12-05-2008 Just a kiss
Entre Casim, jeune disc-jockey pakistanais de confession musulmane et Roisin, enseignante élevée dans la religion catholique, il aura suffit d’un simple regard pour qu’un amour vrai, profond et charnel voie le jour. Mais dans l’Ecosse de l’après 11 septembre 2001, les idées reçues sont plus enracinées que jamais. Pour la famille du jeune homme, fière de ses origines et de ses traditions, il est prévu depuis longtemps qu’il se marierait à une cousine éloignée. Dans le milieu professionnel de Roisin, une demande de certificat à un homme d’Eglise faite avec un peu trop de légèreté brise ses illusions et son idéal. Connu pour son cinéma socialement et politiquement engagé, Ken Loach signait en 2004 cette œuvre au thème hélas pour longtemps encore d’actualité. Teinté de romance, son style est moins virulent que celui qu’il délivre d’ordinaire mais cela permet aussi de juger de la difficulté du bonheur et du choc de cultures. De plus, cela n’enlève rien à la portée de son message : la tolérance et l’amour.
 12-05-2008 Arthur et les Minimoys
Cinq années auront été nécessaires à Luc Besson afin qu’il donne vie au monde lilliputien des Minimoys tels qu’il les avait imaginés dans une série de livres pour enfants. Grâce aux indices laissés par son papi disparu, le petit Arthur découvre l’existence souterraine de ces minuscules créatures. Emerveillés comme un enfant, on entre avec le garçon dans une cascade d’aventures fantastiques pleines de couleur, de poésie et de morceaux de bravoure. Besson se sent bien dans cet univers de dessin animé qui lui permet de caresser avec aisance l’amitié, le respect et l’écologie. Tout ceci est assez innocent et plein de jolis sentiments mais il reconnaître qu’on trouvera toujours quelque chose à redire au boulot du bonhomme, quoiqu’il fasse. Le grand public a d’ailleurs choisi de ne pas bouder son film tant et si bien que deux suites verront le jour en 2009 et 2010. Il reste à souhaiter que la qualité de l’animation s’aligne sur celle des Pixar ou autres Dreamworks car malgré le budget qui lui a été consacré, celle-ci accuse encore le coup.
 09-05-2008 Da Vinci code
Venu à 40 millions d'exemplaires, le best seller de Dan Brown se devait d'être porté au cinéma. En effet, comment donc Hollywood aurait-il pu se priver d'un tel triomphe ? Grâce au buzz et au marketing, cette adaptation du Da Vinci Code a trouvé facilement son public. Pourtant, c'est à se demander réellement pourquoi. Bien qu'emmené par d'excellents comédiens, le film n'emballe réellement jamais, la faute à la mise en scène extrêmemênt plate de Ron Howard et des dialogues d'une longueur insupportable. Il vaut miuex sans regret aucun se cantonner au roman afin de se faire sa propre idée de cette histoire phénoménale fondée sur une double interprétation des Evangiles et d'un tableau de Leonard de Vinci. Et dire qu'un prequel signé du même individu est déjà en projet...
 08-05-2008 La mariée était en noir
Réalisé par François Truffaut à la fin des années 60, la Mariée était en noir est un film largement influencé par le cinéma de Sir Hitchcock. A tous les niveaux : mise en scène, direction d’acteurs, atmosphère et musique. L’héroïne, qui se venge successivement des hommes responsables de la mort de son grand amour le jour même de leur mariage, figure en bonne place dans la filmographie de Jeanne Moreau. Dans un rôle de femme fatale déterminée à la fois glaciale et charnelle surgissant et disparaissant tel un fantôme dans la vie des meurtriers pour leur rappeler leur acte et faire tomber sur eux le châtiment ultime, l’actrice compose un numéro magistral et est l’atout essentiel de ce film noir embrassant sur le tard la Nouvelle Vague.
 08-05-2008 Rien ne va plus
Pour Rien ne va plus, Claude Chabrol mise essentiellement sur les qualités d’un fabuleux et improbable duo de comédiens. L’extrême finesse d’Isabelle Huppert, muse du réalisateur, et l’ironie truculente du regretté Michel Serrault. Ils sont Betty et Victor, associés dans le crime : ils détroussent des hommes d’affaire en congrès dans des hôtels de luxe. Leur prudence assure leur succès, même si modeste. Jusqu’au jour où Betty, lassée de la routine, décide de tenter une arnaque plus ambitieuse dans son résultat. Chabrol a orchestré une étonnante partie de bluff et livre une magistrale leçon de direction d’acteurs. Il faut dire qu’il bénéficie d’une tête d’affiche complétée par François Cluzet, toujours juste, et du trop rare Jean-François Balmer, déjà gentiment dérangé. Il faut cependant être honnête : ce n’est pas ce que le cinéaste a conçu de mieux.
Pages : << < ... 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 ... > >>


Fan de Cinéma, le portail cinéma collaboratif est enregistré à la C.N.I.L. sous le n° 1143859 - Copyright © 2000-2012 JR MULTIMEDIA Tous droits réservés