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Fan : zzougga Localisation : Ville-en-Tardenois Inscrit le : 21-03-2007 |
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| Ses critiques de films |
27-08-2008 2 garcons, 1 fille, 3 possibilités |
| Ah l'administration ! Du fait d'une énième boulette de sa part, Lara Flynn Boyle, jeune étudiante en art dramatique, va goûter aux joies de la cohabitation : en effet, elle est obligée d'emménager avec deux garçons. Obsédé sexuel notoire, le premier la drague aussitôt mais elle préfère le second, plus sympa et moins casse-couilles. Evidemment, elle ne sait pas que l'élu est homo et en pince pour l'autre colloc mâle. On imagine facilement le tableau. Mais sous ce titre sulfureux se cache en fait une comédie molle, d'un humour pas très subtile et vaguement pimentée d'un érotisme si soft qu'il ferait passer une réclame pour Fa douche pour un film porno. Bref, malgré l'évident sex appeal de la jolie Lara, il est difficile de ne pas piquer du nez... |
12-08-2008 Valse avec Bachir |
| C’était l’une des bonnes surprises de ce Festival de Cannes 2008 : un film d’animation retraçant l’histoire de l’Israélien Ari Folman. Vingt ans durant, ce jeune homme a enfoui au fond de sa mémoire ce qu’il a vécu pendant la guerre du Liban. Jusqu’au jour où une image de lui à Beyrouth lui revient en rêve. La première d’une longue série. Bien décidé à recomposer cet intriguant puzzle, l’ancien soldat de Tsahal fait le tour de ses anciens compagnons d’infortune… Dégoûter véritablement de la guerre là où le cinéma du genre magnifie généralement la violence, telle était la volonté du réalisateur. Il ne parvient hélas qu’à ennuyer avec une narration emberlificotée et extrêmement bavarde, où surnagent heureusement un coup de crayon plein d’élégance et une bande originale rock génialissime. Osé, Valse avec Bachir l’est certainement quand il dénonce l’action ouvertement criminelle des militaires israéliens au pouvoir. Réfléchi et louable, le film l’est tout autant à vouloir polémiquer sur le massacre de Sabra et Chatila. Peut-être n’était-il pas nécessaire de procéder de manière aussi décalée, avec moult symboles à l’appui. A vrai dire, les dernières minutes lors desquelles le dessin laisse place à des images d’archives en dit bien plus long que l’auto thérapie animée de l’auteur… |
12-08-2008 Medieval Pie : Territoires Vierges |
| Attention navet : avec son intitulé rabiboché chez nous pour attirer le djeun boutonneux accro au teen movie, avec tout ce que le genre comporte d’artistiquement douteux, Medieval Pie est un naufrage cinématographique sans nom. Digne d’un téléfilm érotique du dimanche soir, cette comédie en costumes se déroulant dans un décor moyenâgeux en carton pâte n’est qu’un enchaînement raplapla de séquences déshabillées, de volupté de mauvais goût, de vannes potaches et de discussions sans intérêt. Que Mischa Barton, dont le public mâle saura apprécier les atouts, cachetonne ici, passe encore. Mais que diable sont donc venus faire dans l’aventure le jumper Hayden Christenssen et le ténébreux Tim Roth à se chipouiller pour les yeux de la belle ? Ont-ils seulement saisi qu’ici, tout était pour de faux ? Là, mystère et boule de gomme… |
10-08-2008 Wanted : choisis ton destin |
| Après un pathétique Night Watch, Timur Bekmambetov a franchi le Pacifique pour un premier essai à Hollywood dans la veine de ce qu’il réalisait en Russie. A savoir un thriller fantastique dopé aux effets spéciaux. Il fallait s’attendre à ce que le scénario n’ait que peu d’importance et soit un prétexte pour le réalisateur à se défouler. Pétarades folles, heavy metal assourdissant et audace visuelle mélangeant les styles de la bande dessinée et du jeu vidéo sont au rendez-vous de cet ovni violent et axé humour second degré. Petite fantaisie d’un milliard de francs (vous lisez bien !), le mix ne convainc toutefois qu’à moitié grâce à des scènes d’action fichtrement bien ficelées. Vous avez l’esprit djeunz, tentez l’expérience : vous ne devriez pas le regretter. Par contre, si 300 et la Vengeance dans la peau vous ont fatigués, ne perdez pas de temps : préférez le pub karaoké juste à côté du ciné… |
10-08-2008 Seuls Two |
| Le style absurde d’Eric et Ramzy divise : il y a ceux qui trouvent cela affligeant, d’autres qui assimilent cela à du génie. Si l’on fait partie de la seconde catégorie et donc qu’on adhére un minimum à leur univers loufoque, leur premier long-métrage, sorte de Tom et Jerry live, pourra donner quelques satisfactions : les mimiques d’Eric font généralement mouche et l’insolence de Ramzy déclenche inévitablement le rire. Néanmoins, le scénario ne tient pas vraiment la route et ce premier exercice de nos humoristes reconvertis laisse souvent en plan. A une prochaine fois peut-être, si les deux hurluberlus ont saisi la différence entre spectacle de scène et film de cinéma… |
08-08-2008 Les Fous du roi |
| Les fous du roi conte le parcours typiquement américain d’un fils de fermier brutalement propulsé dans la campagne électorale dont l’enjeu est le poste de gouverneur de Louisiane. Lors de discours enflammés, le candidat idéaliste et intègre dénonce la corruption des élites et promet aux plus pauvres d’investir massivement dans des routes, des ponts ou encore des écoles. Tiendra-t-il seulement parole une fois au pouvoir. C’est là qu’aurait dû résider tout l’intérêt de cette fable amère à la réalisation désespérément classique et au rythme raplapla signée Steven Zaillan. Raté. Malgré une belle distribution avec, excusez du peu la brochette triple composée de Jude Law, Kate Winslet et Anthony Hopkins, le film ne décolle pas. Il ne reste valable que pour l’interprétation incandescente de Sean Penn dans le rôle principal. |
30-05-2008 Espace détente |
| Apparue pour la première fois en 2001 sur M6 et multi diffusée depuis, Caméra Café a acquis le statut de série culte. Au travers de son décor unique de machine à café devant laquelle se retrouvent les salariés d’une PME, le programme télé créé par les comédiens Bruno Solo et Yvon Le Bolloc’h, réussit à reconstituer avec drôlerie et sur un ton désopilant les travers du monde de l’entreprise et ceux de tout un chacun. Le feuilleton grouille en effet de personnages archétypaux (un vendeur roublard, une comptable nunuche, un homo allumé, un vrai beauf obsédé du cul) dont le profil donne une relative vitalité au concept. Hélas, le passage de la sitcom au grand écran n’a pas été pensé avec le même soin. Rebaptisé Espace détente, le format long-métrage ne repose plus sur le principe du tournage en caméra cachée au travers du distributeur et n’est plus une succession de sketches. Il a été assorti d’un message social dénonçant l’ultralibéralisme sans foi ni loi, mais est raconté sur un ton si balourd et si extra gras qu’il agace plutôt qu’il n’amuse. Cet esprit détestable nuit logiquement tant à la partie de rigolade qu’à la portée de la satire. |
27-05-2008 K |
| Sorti en 1997, cet excellent thriller à tiroirs réalisé par Alexandre Arcady aborde la Shoah et les crimes nazis sous la forme d'une intrigue policière. L'histoire est palpitante à souhait : Sam, jeune flic joué par Patrick Bruel, a pour ami et partenaire de jeux d'échecs un vieux brocanteur qui a toujours affirmé être un rescapé des camps d'extermination. Mais une série d'événements vont mettre en lumière une réalité toute autre. K est vraismeblablement inspiré de la vie du criminel Klaus Barbie qui, summum de la fourberie, s'était clapit en Bolivie sous l'identité du rabbin de son village d'enfance et s'était fondu dans la communauté juive de La Paz. Dense et complexe au niveau d'une intrigue de fiction plutôt dérangeante assortie d'une histoire sentimentale émouvante, bien mené au niveau de la réalisation et palpitant grâce à des rebondissements entre Paris et Berlin auxquels on croit sincèrement, K est certainement l'un des meilleurs films d'Arcady père. |
25-05-2008 L'Ennemi intime |
| Le cinéma français aussi sait engendrer de formidables films de guerre. En témoigne l’Ennemi intime, œuvre informative et haletante mais aussi violente et émouvante. Le conflit en question est celui de l’Algérie. En 1959, un Français débarque dans les montagnes de Kabylie avec ses idéaux. Volontaire, il est nommé à la tête de quelques jeunes soldats innocents et affronte l’autorité d’un militaire désabusé de même que la dure réalité de la guerre. Celle qui oppose les armées mais aussi des hommes semblables, parfois même appartenant à la même famille. Inévitablement, confronté à l’horreur et à la bêtise, chacun d’eux évoluera. Très engagés dans l’affaire, Benoît Magimel et Albert Dupontel portent sur leurs épaules ce film très esthétisant et puissant dans son message. Habitué du cinéma de divertissement, Florent Emilio Siri a réalisé ici un témoignage utile dénonçant l’attitude de l’Etat français durant le conflit. Un conflit qu’il n’a honteusement reconnu comme étant une guerre que sur le tard en 1999… |
20-05-2008 Perhaps Love |
| Dans un Pékin intemporel, le réalisateur Peter Ho-Sun Chan raconte une histoire d’amour impossible entre un étudiant en cinéma et une danseuse qui lui offre une nuit avant de le quitter pour un businessman américain : il lui a promis monts et merveilles et une belle carrière de comédienne. Bien plus tard, les deux jeunes gens se retrouvent sur un plateau de tournage, alors qu’ils sont tous les deux devenus des vedettes. L’idée de Perhaps Love est plutôt sucrée mais guère originale avec ses chansons à l’eau de rose, son strass, ses paillettes, ses chorégraphies tout droit sorties d’une réclame télé pour un nouveau parfum. Le film se limite à un enchaînement de belles images sans que cela touche véritablement. Peut-être est-ce la faute d’une mise en scène contenue et timorée. Ou encore, peut-être est-ce parce que la nana Zhou Xun et le gars Takeshi Kaneshiro livrent un mauvais numéro en se contentant de chercher le vide du regard pour traduire leur tourment intérieur. Probablement un peu des deux. Toujours est-il qu’il faut réussir à aller au bout de cette comédie musicale fadasse et sans relief. Préférez-lui incontestablement le Moulin Rouge de Baz Luhrmann duquel cet impersonnel produit made in China s’inspire sans en arriver à la cheville… |
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