La vie d'une autre, la bande annonce

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Ses critiques de films
 01-07-2008 Les Hommes
Il ne suffit pas de montrer des paysages grandioses pour envoûter un spectateur ! Certes réaliser un film documentaire sur le Groenland sans personnage, sans commentaire ni musique est un exercice périlleux, mais quand le film n’est qu’une accumulation de plans fixes (jusqu’à 90 sec pour certains !) de qualité très moyenne, l’ennui nous guette... Et pourtant les lieux sont beaux et le fait de présenter l’homme au même niveau que les animaux ou que les pierres est intéressante, pourtant tout cela manque cruellement de poésie. On pourra toujours dire que le film amorce une réflexion sur la place de l’Homme sur sa planète, le tout sous la coupe du « développement durable »... de nombreux documentaires le font bien mieux, et de manière plus divertissante.
 01-07-2008 Valse avec Bachir
Et oui! Le cinéma d’animation a sa place dans le 7eme art. Avec un dessin plutôt minimaliste, Ari Folman nous emmène dans les méandres de ses souvenirs d’une guerre que sa mémoire a occultée. Patchwork d’interview, de flash-back et de cauchemars, Valse avec Bachir nous narre l’horreur dans laquelle de jeunes israéliens ont été plongés lors de la guerre du Liban, au début des années 80 (bande son à l’appui). Belle et brutale l’animation nous immerge dans cette guerre et dans les cauchemars qu’elle a légués à ces jeunes soldats et amorce une réflexion sur la guerre, la mémoire et la culpabilité. Un petit bémol sur les 30 dernières secondes du film en images d’archive, comme une excuse au choix de l’animation pour un sujet aussi grave, qui n’était, à mon avis, pas nécessaire.
 15-06-2008 [Rec]
A priori, je n’aime pas les films d’horreur, mais quand j’ai lu que [REC] révolutionnait le genre, j’ai voulu aller vérifier si mes goûts étaient en adéquation avec ce renouveau. Quelle déception !!! Où est l’angoisse ? Où est la peur ? Quand le film vacille et tombe presque dans le 2nd degré ! J’ai connu plus d’éclats de rire que sueurs froides durant cette séance. Il y a pourtant de bons efforts de réalisation et de bonnes bases à l’histoire : le reportage télé camera à l’épaule, une situation assez inexplicable et le huit clos dans une cage d’escalier est une idée qui me plaisait. Mais rapidement le film tourne à une banale histoire de zombies et le film nous emmène péniblement vers une fin sans saveur en passant par des scènes prévisibles et sans surprise. On tente même de nous divertir avec une palette de personnages trop stéréotypés pour être crédibles. Au final j'ai trouvé [REC] à peine divertissant, mais je suis peut être passé à coté du film par manque de connaissances de ce genre de film (peu être)
 15-06-2008 Rendez-vous à Brick Lane
Un très joli film qui trace avec finesse le portrait de cette jeune femme arrachée à son Bangladesh natal. Entre déracinement, choc des traditions et envie de liberté, Rendez-vous à Brick Lane brille par sa simplicité sur fond d’histoire d’amour interdit. Des émotions simples, une musique douce, les couleurs chatoyantes du Bangladesh mais surtout les difficultés de l’intégration, l’intolérance, l’extrémisme religieux, la place de la femme, l’évolution des moeurs sont autant de thèmes abordés. Malgré cette abondance de thèmes chocs et des ambitions visant à retourner le spectateur, le film traîne en longueur, reste presque trop superficiel pour retranscrire les difficultés réelles de l’intégration en occident. Tout cela est peut être trop sucré pour donner un bon film de société, mais il laisse un goût de légèreté plutôt agréable
 16-02-2007 The Good German
Vous aimez le cinéma des années 40 ? Alors allez voir « the good german » car l’intérêt de ce film réside dans un exercice de style qui reprend toutes ses caractéristiques : jeux d’ombres & lumières, noir et blanc surexposé, gros plans fixes, personnages impassibles. Et pour le coup le rendu esthétique est très réussi. On ne se lasse pas des portraits de Cate Blanchett, belle brune mélancolique à la peau laiteuse et au brushing toujours impeccable ! Georges Clooney, magnifique dans son uniforme reste très distant, et finalement, ce reporter de guerre manque cruellement de charisme. Le scénario ne présente guère d’intérêt, si ce n’est de nous présenter la tension Americano-Russe qui règne de chaque coté de check point Charly dans le Berlin d’après guerre et des débuts de la guerre froide. Tout ceci est très convenu, mais au moins on sait que l’on peut encore aujourd’hui faire des vieux films… et c’est plutôt une bonne nouvelle.
 08-02-2007 12h08 à l'est de Bucarest
Le 22 décembre 1989 à 12H08 Ceausescu fuyait la Roumanie en hélicoptère, toute personne descendue dans la rue avant cette heure fatidique est un héros révolutionnaire ! 16 ans plus tard un homme veut savoir si sa ville à participer à cet élan national. Sous couverts d’un débat à l’antenne de la télévision locale il retrace la chronologie de cette journée, pour l’aider, il invite un vieil homme muré dans sa solitude ainsi qu’un prof d’histoire alcoolique et criblée de dettes qui se targue d’avoir été là ce jour là, information plus que remise en cause…. Le film met du temps à démarrer et ne prend corps que dans le fameux débat que l’on a la joie de savourer dans son intégralité, rapidement tout ceci vire à l’absurde, entre l’amateurisme du journalisme et du cameraman, les noms d’oiseaux, le prof qui s’accroche à ses illusions et les cocotes en papier du père Noël… c’est à coup sûr une comédie dramatique ! On ne sait plus si on a le droit de rire de ces hommes en quête d’héroïsme. Un moment exquis qui aurait mérité une bande son plus présente.
 24-01-2007 C.R.A.Z.Y.
Ah ! Comme je regrette de ne pas avoir grandir dans les années 70. Zac est né le 25 décembre 1960 dans une famille québécoise et il nous narre sa vie : son enfance au milieu de ses 4 frères, son adolescence bercée par les Pink Floyd, les Rolling Stones et David Bowie (super BO), les pétards fumés en cachette, les premiers amours et surtout son mal être face à son homosexualité. Zac est obligé de renier ses pulsions pour garder l’estime de son héros de toujours : son père. C.R.A.Z.Y c’est en fait une saga familiale tout ce qu’il y a de plus ordinaire, mais tellement savoureuse !!! Les expressions argotiques et tournures de phrases québécoises auxquelles nous sommes peu habituées donnent lieux à de nombreux sourires. Merci d’ailleurs à la production d’avoir pensé à en sous-titrer certaines…. Une grande bouffée d’oxygène en tout cas.
 07-01-2007 Hollywoodland
La mort de superman, voilà le fait divers qui permet à Allen Coulter de nous emmener voir l’envers du décor du Hollywood des années 50. C’est aussi et surtout l’histoire de 2 hommes qui se retrouvent face à l’échec de leur vie. Le premier c’est Ben Affleck, Dandy au sourire ravageur qui se retrouve pris au piège de son rôle en collants moulants, il perd peu à peu pied et le contrôle de sa vie… le second c’est Adrien Brody, détective privé de seconde zone et père absent, il se plonge à cœur perdu dans cette enquête pour retracer la vie de George Reeves et comprendre le pourquoi de ce drame : Jalousie, conflits d’intérêts ou dépression ? Toutes les pistes sont envisagées, mais aucune n’est privilégiée, rappelons qu’il s’agit de faits réels. La réalisation est très (trop ?) propre, le rythme un peu lent permet nous emmener petit à petit dans la vie de ces 2 hommes devant faire face à leur erreurs. Adrien Brody nous ressort son jeu d’homme tourmenté, mais c’est toujours un régal ! La belle Diane Lane bien qu’elle ne crève pas l’écran, nous ravi de son magnifique sourire. On aurait pu s’attendre à une démonstration de la décadence hollywoodienne, on nous relate plutôt une histoire dramatiquement banale.
 30-12-2006 Casino Royale
Difficile de traiter le film dans son ensemble puisqu’il se divise en 2 parties... Musclée est incontestablement l’adjectif qui convient le mieux à la première, les ébauches de scénario sont prétexte à une course poursuite et une série de « bonderies » en tout genre c’est vraiment de bonne qualité et très rythmé, on se laisse emporter et charmer. En ce qui concerne la suite, il y a une rupture évidente, la partie de poker est assez mal exploitée et on croit nous faire passer la pilule avec une ou deux scenes d'actions. Puis j’avoue avoir eu très peur, on rentre dans une romance en longueur sans grand intérêt, si ce n’est d’expliquer le coeur de pierre qui caractérise James Bond, on en vient est presque à attendre le happy end « ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants». Malgré tout le film rebondit plutôt bien sur la fin avec une scène assez impressionnante à Venise. Ce Bond en est encore a ses débuts, et faute par excès d’assurance, en tout cas Daniel Craig est très à l’aise dans les scènes d’actions et pour le coup on y croit !!! Il est parfait dans le rôle de l’agent odieux qui brave sa hiérarchie. La (très) belle Eva Green apporte un peu plus que la traditionnelle « James bond girl pot de fleur » et nous ravie de sa repartie cinglante, elle en viendrait même à nous faire oublier Ursula Andress (le film est plein de clins d’œil aux opus de la série. Un petit regret pour Mads Mikkelsen, bien qu il ait toutes les caractéristiques du méchant dans les Bond, il manque cruellement de charisme.
 30-12-2006 La flute enchantée
J’ai d’abord été indigné par le choix de délaisser l'allemand au profit de l'anglais, certes on s'y habitue très vite, et ça améliore la compréhension mais tout de même ! Les chanteurs-acteurs maîtrisent parfaitement l'art scénique et lyrique (Papageno, Sarastro, la reine de la nuit), mais certains sont plus en demi teinte sur les 2 plans (Tamino, qui est le protagoniste principal). On se plait à chantonner les « tubes » de cette œuvre, avec une petite préférence pour le duo Papageno / Papadena. Au niveau réalisation, le choix de transposer l'histoire à une époque similaire à la première guerre mondiale est surprenant, mais il permet d'assister à quelques plans magnifiques de guerres de tranchées, loin des réalisations actuelles, c'est à la limite du bucolique!!! Certains plans continus sont bluffant et on se laisse embarqué même si le déroulement de l'histoire ne respecte pas les codes actuels (ben oui c'est de l'opéra). L'exercice est pour le moins complexe et le film s'en sort au final plutôt bien, et même si on trouve le film ennuyeux, au moins on a de la bonne musique.
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