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Fan : zanzibar Localisation : LE MANS Inscrit le : 10-11-2006 |
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| Ses critiques de films |
04-02-2008 La petite Lili |
| La Petite Lili est un drame familial et bucolique qui mêle le rire, l’amour et ses maux, le cinéma et la réflexion artistique. Les saillies de Jean-Pierre Marielle (qui occupe la place du patriarche compréhensif et nonchalant) font mouche à tous les coups, Julie Depardieu est émouvante au possible dans son rôle de jeune femme qui se croit mal aimée, et Ludivine Sagnier est aussi juste en Lili qu’elle est fausse en « jeune fille coupée en deux ». Miller réussit habilement à faire de ces personnages des êtres à la fois extravertis et pudiques pour finir par une sereine mise en abyme qui laisse un léger sourire sur le visage du spectateur. Du très bon cinéma français. |
30-01-2008 Quatre minutes |
| On ne peut pas dire de Quatre Minutes que ce soit une vraie réussite tant on peut y trouver d'imperfections : un scénario un peu trop ambitieux qui leurre le spectateur (qui reste donc un peu sur sa faim), des scènes où le jeu pianistique n'est pas crédible pour deux sous, des personnages un brin trop caricaturaux, etc. Pourtant, malgré ces faiblesses, le réalisateur Chris Kraus signe ici un film assez fascinant et très émouvant. La vieille, froide et androgyne Traude (Monica Bleintreu) et sa fougueuse et talentueuse élève Jenny (Hannah Hertzsprung) sont les deux extrordinaires et improbables protagonistes de cette histoire hors du commun. Alors que leurs démons respectifs s'estompent, la musique (l'autre protagoniste et pas la moindre) s'épanouit pour finir par exploser dans une scène finale qui pourra être jugée un peu trop grandiloquente mais n'en est pas moins sublime. |
27-01-2008 Lust, Caution |
| Lust Caution est un film d'un académisme déconcertant qui malheureusement finit par devenir bien ennuyeux. Certes l'intention palpable de Ang Lee est bel et bien de nous proposer un intéressant décalage en nous montrant une histoire torride et manifestement romanesque dans un cadre conventionnel et authentiquement figé. Or, si la Chine de 1940 est admirablement reconstituée ici, si les décors, les costumes et les brushings sont remarquables, force est d'avouer que l'histoire fait flop. Une apprentie espionne pas crédible pour deux sous, une histoire d'amour qui ne provoque aucune émotion et des ébats sans âme (mais, très techniques, à l'instar de la mise en scène et de la photo du film !). Au bout du compte, une intention louable qui se solde par beaucoup d'ennui. On est loin bien loin, du charme et de la force du Secret de Brokeback Moutain... |
24-01-2008 La fiancée du pirate |
| Nelly Kaplan a sans doute offert son plus beau rôle à Bernadette Lafont en lui proposant d'incarner Marie, jeune femme vive, subversive, sauvageonne et attachante. De même, la galerie de personnages qui entoure et subit le charme de la drôlesse est absolument savoureuse. Cela dit, et contrairement à ce que j'ai pu lire ici et là, jamais je n'ai franchement éclaté de rire devant ce film pourtant conçu sur le ton de la fantaisie. Curieusement, c'est a posteriori, bien après son visionnage que La Fiancée du Pirate prend corps et devient un film «culte». Un peu comme Clochemerle en littérature... |
20-01-2008 En Pleine Nature |
| Sean Penn retrace au plus près la quête de Christopher McCandless qui fuit ses contemporains et le monde consumériste qui l'entoure pour entrer en osmose totale avec la nature et se gorger de solitude et de liberté. Le discours de ce brillant grand adolescent agace parfois par sa niaiserie et ses illusions font souvent sourire mais force est d'admettre que sa sincérité est telle qu'on finit par accepter sa conception du monde (sans pour autant y adhérer !). A l'instar des voix off, l'image agace elle aussi : Emile Hirsch est omniprésent à l'écran au détriment des paysages admirables dont nous n'avons que des vues brèves et partielles. C'est vraiment dommage car les sites traversés sont hallucinants de beauté et la photo du film est particulièrement chiadée. De même, les seconds rôles sont tellement bien travaillés et admirablement interprétés qu'ils en deviennent les personnages les plus attachants du film. Au bout du compte, ça donne un film joli et donc décevant quand on s'attendait à le découvrir vraiment beau. |
19-01-2008 Que le spectacle commence |
| Que Bob Fosse soit un grand monsieur, c'est un fait incontestable, un fait acquis depuis Sweet Charity. Mais avec All That Jazz (Que le spectacle commence !), Fosse atteint le sommet de l'excellence. On confine au sublime. Tout est sublimement chorégraphié dans ce film, à commencer bien sûr par les scènes dansées. La simple évocation de la scène où Joe Gideon présente aux producteurs une ébauche de son futur spectacle (après avoir expliqié à son ex-femme qu'il avait perdu son inspiration) me fait frissonner : la caméra elle-même est intégrée à la danse et l'espace a rarement été aussi subtilement rempli au cinéma. Et puis All That Jazz c'est aussi la mort face au trop-plein de vie, la création face à la production, l'amour face à sa négation. Une oeuvre absolument incontournable. |
19-01-2008 La Nuit nous appartient |
| Rien à ajouter sur la critique de Rob si ce n'est que la bande originale du film frôle la perfection et contribue à donner une réelle intensité à certaines scènes pourtant parfois confondante de simplicité. Avec une mise en scène incomparable (la poursuite en voiture sous la pluie fera date dans l'histoire du cinéma, mais la descente de police au Caribé est également sublime même si elle est moins souvent citée) et un scénario qui ne cesse de surprendre sans jamais prendre le spectateur à revers, James Gray nous livre ici une nouvelle perle. Quant à Joaquin Phoenix, il a désormais le devoir d'être éternellement reconnaissant à Monsieur de lui avoir fourni le rôle de sa vie ! |
13-01-2008 Across the Universe |
| Quand je disais que 2007 fut une année navrante au niveau des comédies musicales, c'était avant d'avoir découvert cette petite perle qu'est Across the Universe. Il s'agit d'une méga-compilation des Beatles mise en image avec un talent et une ingéniosité folle. D'ailleurs, la richesse visuelle est parfois fatigante tant elle zqt composite et colorée. Mais la vraie grosse bonne idée de Julie Taymor tient à mon sens dans les magnifiques réarrangements des chansons et dans leur interprétation parfaitement maitrisée (il faut d'ailleurs saluer au passage l'étourdissante prestation du jeune comédien/chanteur Jim Sturgess). Pour moi qui n'apprécie les Beatles qu'en fond sonore lointain et avec parcimonie, j'ai vraiment apprécié l'ensemble des titres agréablement revisités et plein de clins d'oeil. Comme souvent dans les bonnes comédies musicales, le scénario est assez simple, voire naïf, mais il sert ici admirablement un ensemble remarquable en tous points. |
13-01-2008 It's a free world... |
| Après sa précédente chronique historique, Ken Loach revient à la chronique sociale. Et de ce côté là, rien de nouveau : l'asservissement, la misère, l'appat du gain, la déloyauté, etc... Présentée comme une victime du système, Angie (Kierston Wareing) devient vite un personnage pour le moins ambivalent qui, au nom de l'avenir de son fils, va utiliser tous les plus laids rouages du système libéral pour s'enrichir au dépens de plus faibles qu'elle. Pourtant, parfois, Angie a un coeur : elle est soudain prise de compassion et tente d'aider une famille en grande détresse. Parfois, elle semble même être amoureuse... Mais bien vite, elle trahit les premiers et profite du second. Et le fait qu'elle trouve toujours une justification à ses actes la rend particulièrement odieuse... A la suite de certains évènements, le spectateur est porté à croire qu'elle a compris que ces méthodes inacceptables ne servait pas son objectif (un plus grand confort, l'éducation de son enfant). Mais c'est sans compter sur le pessimisme de Ken Loach qui nous propose une fin des plus inquiétantes... |
07-01-2008 Une femme disparait |
| Une Femme Disparait (The Lady Vanishes) est le plus gros succès de la période anglaise d'Alfred Hitchcock. Et pour cause : des dialogues jubilatoires, des personnages hauts en couleurs campés par des acteurs épatants et un suspense qui n'est pas sans rappeler celui des huis clos d'Agatha Christie. C'est avant tout par le charme de sa galerie de personnages que ce film est séduisant : une vieille gouvernante attachante (Dame May Whitty) qui n'est autre qu'une espionne britannique en service, une jeune et ravissante jeune femme (Margaret Lockwood) qui se heurte à l'incrédulité des voyageurs lorsqu'elle affirme que son amie a disparu mais se retrouve sous le charme du seul passager qui va l'aider (Michael Redgrave), deux lâches anglais imbus et impolis qui fuient la guerre et ne jure que par le cricket, et je passe que la ribambelle de autres seconds rôles... Un scénario parfaitement huilée mâtiné d'un humour délectable tant dans les portraits brossés que dans les dialogues font de ce film un incontournable de Monsieur Hitchcock. |
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