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zanzibar
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Ses critiques de films
 02-05-2007 U-571
Il est certain que j'ai un attachement particulier pour les films de sous-marins. Le plus souvent, les acteurs y sont excellents, les intrigues passionnantes et complexes, permettant de faire se cotoyer les traits les plus estimables et les plus méprisables de la nature humaine, et il s'agit également bien souvent de films particulièrement bien mis en scène. U-571 n'échappe pas à ces généralités. Jonathan Mostow nous sert ici un film très conventionnel en ce sens où il respecte les règles du genre : scénario riche en rebondissements, direction d'acteurs impeccable, réalisation irréprochable. Du côté de l'histoire, comme le scénario est tiré de faits réels, elle est forcément passionnant : il s'agit une fois de plus de saboter les lignes ennemies en récupérant leurs moyens de transmission (Enigma) et les codes qui vont avec. A n'importe quel prix.
 24-04-2007 Le Prix à payer
Oser traiter de l'amour qui se délite d'une façon aussi avilissante m'a franchement laissée perplexe. Ce n'est pas l'évocation frontale des relations sexuelles et de l'argent au sein du couple que je trouve avilissante mais bel et bien le manque d'intelligence du scénario, l'absence totale d'humour dans les dialogues et le peu d'humanité des personnages (seul patrick Chesnay tire son épingle du jeu pendant ses 2 brèves apparitions à l'écran). A propos des personnages, ils sont tellement archétypaux qu'ils en deviennent insultants pour le spectateur qui estclairement censé se positionner par rapport à ces deux couples qui ne révèlent qu'égoïsme, bassesse, bêtise et médiocrité. En bref, le film de Alexandra Leclère est aussi réducteur que grossier et rien ne le sauve : ni les acteurs inconsistants, ni la pauvre mise en scène, ni la musique digne des jingles de M6, ni rien. Le prix à payer ? 8 euros. Et c'est bien cher payé pour un spectacle aussi désolant.
 23-04-2007 Sunshine
Des effets visuels à vous arracher la rétine et à vous filer des migraines pendant 3 jours (sans doute très beaux sur un écran géant avec un bonne copie mais sur un écran de cinéma de province - à peine plus grand qu'une télévision - et une copie toute minable, c'est vraiment insupportable). Une histoire ressassée plus de 1000 fois (la mission sacrée qui permettra à la terre d'être sauvée, le sacrifice de scientifiques sans lequel la «portée humaine» du film ne serait pas ce qu'elle est). Des ressorts scénaristiques enfantins (aura-t-on assez d'oxygène pour le voyage de retour, qui est le cinquième passager, etc...). Une version française déplorable (peut-être d'ailleurs une partie de mion aversion pour ce film est-elle venue de là). L'apparition totalement incongrue d'un mort-vivant au discours mégalo-mystique. Une fin qui n'en finit pas. J'ai vraiment du mal à saisir ce que ce film a de sensationnel. Son succès est vraiment un mystère...
 23-04-2007 En la Cama
Un bijou que ce film chilien de Matias Bize. Il s’agit d’un véritable huis clos admirablement mené par Blanca Lewin et Gonzalo Valenzuela. L’histoire : une histoire d’un soir. Les protagonistes : un homme et une femme qui peuvent tout se dire puisqu’ils savent qu’ils ne se reverront jamais. Mais ils se mentent aussi puisqu’ils sont en plein jeu de séduction. A la fois beaux et sensibles, ces 2 amants tentent d’accepter leur passé et de trouver un sens à leur avenir pendant cette trêve de quelques heures, dans ce motel anonyme, dans cette bulle de tendresse. Bien sûr on est loin de Shortbus mais on retrouve parfois ces mêmes instants de grâce, on se surprend à sourire, à se reconnaître, à baisser les yeux, à avoir envie d'être à leur place...
 23-04-2007 Vacances romaines
Vacances Romaines, c’est un genre de Before Sunset avant l’heure ! William Wyler suit les pérégrinations du couple Gregory Peck / Audrey Hepburn pendant le temps d’une journée. Une rencontre unique qui ne saurait se reproduire. Tout démarre sur un concours de circonstances qui se transforme très rapidement en mensonge assumé. Audrey Hepburn cache à Gregory Peck qu’elle est la princesse Anne héritière du trône d’Angleterre actuellement en fugue, et ce dernier lui cache en retour qu’il est journaliste et en quête de scoops à son sujet. Aussi légère que peut paraître cette trame, elle permet à Wyler de nous faire faire une promenade dans une Rome magnifique et de nous proposer une des plus jolies histoires d’amour qui soit. La véritable réussite de ce scénario est de permettre à ses 2 personnages d’être totalement sincères puisque’ils sont, grâce à leurs mensonges, l’un et l’autre déchargés du fardeau du protocole. Peck incarne à merveille le séduisant journaliste et est manifestement sous le charme de cette jeune femme qui s’invente une vie d’étudiante et se laisse aller aux joies simples de la vie ordinaire (avec la gaucherie de celle qui n’a jamais vécu qu’en étant servie). Bien sûr, la fin du film est à la hauteur des beaux sentiments provoqués par ce couple radieux. Et c’est très bien ainsi...
 23-04-2007 The Road to Guantanamo
The Road to Guantanamo est sans conteste un docu-fiction nécessaire. Mais il est regrettable que Winterbottom n’ait pas réussi à rendre passionnant son métrage. Les personnages manquent de consistance et d’humanité. Jamais on ne sent leur incompréhension face aux évènements, jamais on ne sent de désir de révolte, jamais on ne sent d’espoir, jamais on ne sent rien. Ils subissent. C’est tout. C’est sûrement ce constat auquel Winterbottom veut nous amener : ces hommes ont subi l’oppression sans pouvoir manifester la moindre émotion. Loin de moi l’envie de renier l’importance de l’existence de ce genre de film mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici de cinéma. Et au cinéma, il faut réussir à passionner le spectateur. Ce n’est malheureusement pas le cas. La phase la plus intéressante du film, au moment où les 3 prisonniers arrivent à Cuba, arrive trop tard pour susciter un réel intérêt. C’est vraiment dommage. Si seulement c’était Greengrass s’était attaqué au sujet...
 23-04-2007 12 hommes en colère
12 hommes en colère est sans doute un des plus beaux films de «prétoire» qu'il m'ait été donné de voir. Certes il s'agit autant d'une étude psychologique que d'une joute oratoire mais rarement justice aura été rendu à la justice d'aussi belle manière. Le procès dans le procès mené par Henry Fonda est absolument extraordinaire : c’est la lutte d'un homme pour contrer l'institution et les préjugés est ici à son apogée. Outre la présence de Henry Fonda, il convient de noter que l’ensmble du casting de ce premier long métrage est à la hauteur du propos tenu. Par ailleurs, Sidney Lumet est le roi du huis clos, il a toujours su filmer les gens dans une seule pièce sans qu’on s’ennuie un seul instant face à l’écran. Un film à tous points de vue passionnant.
 20-04-2007 MadeinUsa
Film très étrange que ce Madeinusa. A Manayaycuna (au Pérou), du Vendredi Saint au dimanche de Paques, tout est permis : le Christ est mort, on lui bande les yeux, il ne voit plus rien, pas même les pêchés qui sont commis. C'est tout l'univers des possibles qui devient alors totalement immoral plus encore que les transgressions montrées à l'écran. A une exception près, et pas des moindres : l'inceste. Bien sûr, il nous manque nombre de codes culturels pour saisir ce film dans tous ses détails mais il n'en est pas moins envoutant. Et puis Madeinusa est belle. Tout comme Salvador, le gringo qui va servir de déclencheur et va bouleverser la vie de Madeinusa. Par ailleurs, la mise en scène de Claudia Llosa (qui n'est pas sans rappeler Kusturica lors des scènes de fêtes villageoises) est soignée, lumineuse et confère une dimension intemporelle à ce film aussi fascinant que dérangeant.
 18-04-2007 Shooting dogs
Après le très honorable Hotel Rwanda de Terry George, Michael Caton-Jones s'attaque à son tour au génocide rwandais et nous propose un Shooting Dogs particulièrement percutant. La grande humilité de tous les personnages en présence est particulièrement touchante et donne une dimension très authentique à ce film qui cumule les scènes poignantes (l'apothéose étant bien sûr le retrait des Casques Bleus rappelés par l'ONU et la demande des réfugiés qui veulent se voir épargner les souffrances de la machette et réclament à être fusillés). Les performances de John Hurt (dont l'épuisement manifeste ne parvient pas à briser l'amour qu'il a de son prochain) et de Hugh Dancy (dont la honte et la rage sont contagieuses) sont absolement impeccables. Un sujet difficile que Caton-Jones a su traiter avec force et délicatesse à la fois. A voir !
 17-04-2007 La Môme
Il est des sujets auxquels il est dangereux de s’attaquer. Et Piaf en fait selon moi partie. J’ai donc attendu plus de 2 mois avant de me laisser convaincre d’aller voir ce biopic dont je craignais la médiocrité. Mais j’ai fini par me dire que, même si le film n’était pas bien, la bande-son au moins serait de bonne qualité ! Quelle ne fut pas ma surprise un long métrage très bien mis en scène, un scénario très documenté, des jeux d’acteurs assez sensationnels, et des play-back époustouflants. Contrairement à ce que j’appréhendais, Marion Cotillard s’en tire particulièrement bien avec sa gouaille sans tomber dans les excès hystériques qu’on pouvait apercevoir dans les différentes bandes-annonces. Pour le reste, je ne vais me faire que l’écho de la majeure partie des spectateurs : la mise en scène est particulièrement soignée, les costumes, maquillages et décors sont admirables, etc... En bref, sans être totalement transcendant, ce film musical rend hommage à la grande dame qu’était Piaf autant par sa qualité que par l’intérêt qu’il suscite. Un long film qui se boit comme du petit lait...
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