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zanzibar
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Ses critiques de films
 01-06-2007 El Topo
Sincèrement, je ne crois pas que ce film soit désolant (contrairement à ce qu'indique le nombre d'étoiles que je lui attribue). C'est sûrement un film important... pour qui le comprend. Pour ma part, je suis passée complètement à côté de cette allégorie religieuse qui dégueule de symboles et de références mystiques. Certes Jodorowsky nous innonde de belles images (le film a été magnifiquement restauré) mais elles n'ont pour la plupart aucun sens (du moins dans mon esprit cartésien). Au-delà de toutes les scènes surréalistes dont le réalisateur nous gratifie (scènes dans lesquelles ils est pratiquement toujours présent en sa qualité d'acteur), El Topo est manifestement l'oeuvre d'un homme sûrement talentueux mais un peu trop fiévreux pour être accessible au commun des mortels.
 31-05-2007 Les Chansons d'amour
Les Chansons d’Amour est à l’année 2007 ce que Les Amitiés Maléfiques fut à l’année 2006. Certes l’an de grâce 2007 n’en est qu’à sa moitié, mais le film de Christophe honoré est quand même un sérieux prétendant au titre de plus mauvais film français de l’année. Le scénario n’a aucun sens et guère plus d’intérêt. Il semblerait que le cinéaste ait voulu nous présenter la quête de l’équilibre d’un jeune trentenaire meurtri (mais ça, ce n’est pas évident si on s’en tient au seul jeu de Louis Garrel) dans un univers boboïsant plein de rapports familiaux aussi faussement heureux que douloureux, en faisant de nouvelles expériences sexuelles (avec le minimum syndical de complexes permettant d’être estampillé « vraiment ouvert d’esprit puisqu’il a su s’affranchir de ses principes »), en méprisant avec désinvolture l’argent ostensiblement « facile » (c’est classe), etc. Si on ajoute à ça des chansons d’une pauvreté musicale affligeante (ça, je vous accorde que c’est de ma faute : j’aurais dû lire que c’était Alex Beaupain qui les avaient écrites avant d’entrer dans la salle) et une mise en scène totalement transparente (sauf aux quelques moments où elle est dérangeante), admettez qu’on peut se demander ce qui se passe dans la tête des personnes chargées de la sélection au Festival de Cannes... A moins que ça soit dans la mienne que quelque chose ne tourne pas rond.... mais ceci est une autre histoire !
 29-05-2007 Loin d'elle
Il se dégage une grande douceur de ce film. La réalisation épurée et soignée ainsi que la lenteur du scénario contribuent à générer cette impression de calme, de patiente résignation. Sarah Polley a pris le parti de suggérer des sentiments violents par le biais de personnages tranquilles qui renoncent au bonheur sans se révolter. Au bout du compte, si l'histoire est crédible, elle ne semble pourtant pas vraiment réaliste. L'autre chose un peu dérangeante de ce film tient aux personnages : ils sont beaux. Presque trop beaux. Et c'est gênant. La maladie qui touche Fiona (sublime Julie Christie) est presque irréelle tant cette élégante dame aux cheveux gris est resplendissante. De même, l'histoire d'amour qui unit Fiona et Grant (Gordon Pinsent, parfait dans le rôle) est presque impudique. Il faut dire qu'il est tellement rare de voir un tel amour se manifester entre personnes agées... Pour humaniser un peu ce trop esthétique casting, on trouve Kristen Thompson qui respire la sincérité et qui est sans doute le personnage le plus touchant du film au bout du compte. Le sujet était délicat et si Sarah Polley a éviter les plus gros écueils, elle n'a malheureusement pas réussi à faire un métrage profondément bouleversant...
 29-05-2007 Steppin'
Que dire d'un film qui frise le second degré tant son scénario est anorexique. Rien. Sauf lorsqu'il s'agit d'un film musical qui, au milieu du vide absolu du scénario, présente des scènes de dance absolument époustouflantes. C'est le cas de Steppin'. Sylvain White ne s'est pas encombré de personnages complexes, ni ne se perd en considérations secondaires. Il utilise son scénario comme j'utilise un canif : c'est un outil. Un outil qui lui permet de nous faire découvrir la street dance et le stepping. Deux styles de dance en pleine évolution et très méconnu en France (où on ne connait guère que le hip hop). Tout repose donc sur Columbus Short et ses accolytes danseurs qui nous livrent ici des chorégraphies hallucinantes et très bien mises en valeur par une mise en scène simple et efficace (à l'exception de la première scène où la caméra épileptique fait vraiment provoque la nausée). Entre battles et entrainements, on découvre un sport technique et artistique très intéressant pour les amateurs de danse. Les cinéphiles eux peuvent passer leur chemin...
 29-05-2007 Zodiac
Dire de Zodiac qu'il s'agit d'un thriller me semble pour le moins abusif. En effet, ce film se distingue par son absence de suspense, sa neutralité, sa froideur. A côté de ça, il est indéniable que David Fincher s'est incroyablement documenté avant de se lancer dans ce projet. Mais ce n'est pas un documentaire non plus. C'est beaucoup trop bien réalisé. En bref, il s'agit d'un produit parfait mais qui ne provoque rien. Aucune émotion. Et même pas l'envie d'en dire du mal. Au contraire de ses détracteurs, je n'ai pas trouvé le film trop long. Les 3 parties (les meurtres, les enquêtes de police, la quête de vérité) sont assez équilibrées et suffisamment riches en information pour qu'on ne s'ennuie pas. Mais pas un personnage n'est attachant (sauf peut-être Robert Downey Junior), pas une scène ne donne le frisson, pas une réplique ne provoque un sourire. C'est une démonstration. Pas un vrai film de cinéma qui fait rêver, qui fait peur, ou qui fait réfléchir...
 29-05-2007 World Trade Center
Dès le début, World trade Center est un peu déroutant : les pompiers (Nicolas cage, Michael Pena, Armando Riesco et consorts) semblent anémiques. Ils ne réagissent pas vite et semblent peu concernés par l'évènement (le crash de 2 avions dans les Twin Towers - petit rappel pour ceux qui auraient été dans le comas ou qui auraient vécu cachés sous un escalier pendant 6 ans). Si ça se trouve, Oliver Stone s'est bien renseigné et essaie ainsi de nous montrer combien on est impuissant quand on est dépassé par les évènement et le danger. Malheureusement, le spectateur se rend bien vite compte que l'ensemble du film est à l'avenant. Les personnages ne gagnent jamais en profondeur. Le scénario est lent. L'ensemble est soporifique. Médiocre.
 24-05-2007 Titanic
James Cameron sait faire les choses en grand, en très grand. C’est vrai qu’il est parfois indécent de voir autant d’argent engagé pour un film, mais pour Titanic, le moindre centime dépensé semble justifié au regard de la somptuosité du résultat. Qu’il s’agisse des recherches effectuées sur la véritable épave du Titanic jusqu’à l’immensité de la réplique du paquebot en passant par les effets spéciaux et la très fidèle reproduction des costumes et décors d’époque, rien n’est laissé au hasard. Absolument rien. Et le plus épatant tient au fait que cette maîtrise suprême du détail n’est jamais étouffante ! Du côté du scénario, l’universalité de l’histoire et le décalage des mécaniques (le bateau qui court à sa fin tragique pendant que l’histoire d’amour essentielle de Jack et Rose s’épanouit) sont de puissants atouts pour captiver les foules. Mais c’est sans compter sur la ribambelle de seconds rôles tous plus passionnants les uns que les autres (Molly Brown - la « parvenue » qui a du cœur -, Bruce Ismay - le concepteur arrogant et lâche -, la mère de Rose à peine capable d’aimer mal sa fille, etc.). Et si Leorado DiCaprio et Kate Winslet crèvent l’écran, on peut difficilement omettre de saluer les autres tant ils sont excellents également. A l’instar de Black Book, Titanic est un vrai grand film de cinéma. Passionnant. Très passionnant.
 24-05-2007 Spider-Man 3
Ce Spider-Man 3 est particulièrement décevant. L'histoire part un peu dans tous les sens et il est assez difficile de s'attacher aux personnages (à ce titre - et à mon sens - Gwen Stacy est largement sous-exploitée de même que Captain Stacy, le «valet» de Harry Osborn). Les scènes comiques sont un peu poussives (lorsque Peter Parker prend de l'assurance et s'enfonce du côté obscur de la force à cause de la symbiote). Et tout est à l'avenant. Rien n'est vraiment fini. Rien n'est vraiment prenant. Et même si les effet spéciaux sur Flint Marko (aka l'homme de sable) sont assez majestueux (surtout la première scène dans l'accélérateur de particules), on finit pas s'en lasser un peu. Sam Raimi aurait toutefois pu s'en tirer s'il n'avait pas eu la très mauvaise idée d'intégré un Venom plus tout à fait grotesque dans la dernière partie du film. L'intrusion incompréhensible de ce dernier personnage a eu raison de mon indulgence et malgré la qualité des scènes d'action, je conseille à peine ce film pour un dimanche soir...
 24-05-2007 L'homme qui voulut être roi
Au départ, il y a deux compères que l'ordre maçonnique et une utopie ont réunis. Daniel Dravot et Peachy Carnehan se sont engager à renoncer à l'alcool et aux femmes tant qu'ils ne seraient pas devenus souverains d'une province lointaine de l'Afghanistan. Film d'aventure porteur de multiples messages, John Huston a muri ce projet pendant plus de 20 ans avant de s'approprier la nouvelle éponyme de Rudyard Kipling. Le pacte fou de ces 2 hommes (magistralement interprétés par Sean Connery et Michael Caine) va les amener à dévoiler la force de leur amitié et leur sagesse (devenu roi et érigé au rang de divinité, Daniel Dravot rend justice à l'instar de salomon), mais aussi les dangers de l'amour et de l'orgueil. L'épopée de ces deux rêveurs permet à Huston de nous livrer une fresque magnifique et par la même occasion une oeuvre qui regorge de symboliques.
 23-05-2007 Les dents de la mer
Découvrir un film culte à plus de 30 ans après sa sortie est parfois chose bien délicate. En effet, l’attente est telle qu’elle est bien souvent déçue, même lorsque le spectateur prend sa machine à remonter le temps et qu’il se propulse à l’époque de la sortie du film. Cela dit, je dois avouer que Les Dents de la Mer n’a pas mal vieilli et que l’absence d’effets spéciaux sert le film plus qu’il ne lui nuit. Car la force de ce film est ailleurs : la première partie est très rythmée, le danger sans cesse suggéré, la tension savamment amplifiée, le scénario en béton armé. Malheureusement, c’est visuellement que ça pêche : c’est terne et sans surprise. La seconde partie en revanche est beaucoup plus élaborée au niveau de la mise en scène. Le huis clos sur le bateau est épatant et certains cadrages sont magnifiques. Mais ce qu’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre. Les personnages (Robert Shaw, Richard Dreyfus et Roy Scheider) perdent de leur consistance à cause d’un scénario qui traîne en longueur. Les attaques du requin deviennent fastidieuses et je me suis surprise à avoir hâte qu’il les dévore tous les trois pour qu’on en finisse ! Alors bien, sûr, on peut dire que c’est un film exceptionnel au regard du très jeune âge de Spielberg à l’époque; on peut tirer son chapeau à l’équipe technique et se regorger d’anecdotes de tournage; on peut saluer l’œuvre c’est sûr... Mais on peut aussi être un chouïa déçu...
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