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Fan : youlie Localisation : Paris Inscrit le : 28-06-2007 |
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| Ses critiques de films |
14-10-2008 Vicky Cristina Barcelona |
| Hummmm Barcelona...Une petite musique de guitare espagnole dans les rues de la belle ibère... Rien de bien original dans ce dernier Woody Hallen, juste une atmosphère de vacances ensoleillées, une certaine lascivité (mais finalement peu de sensualité au contraire de ce qui était attendu au vu du casting alléchant...) et un bon moment de passé. En effet peu de rebondissement et de surprise dans ce film mais ce n'est pas le but, Vicky Cristina Barcelona nous présente juste les deux mois de vacances d'été de deux jeunes filles, parenthèse dans leur vie trop réglée pour l'une, (Vicky -Rebecca Hall),et dénuée de sens pour l'autre (Cristina -Scarlett Johanson). Toutes deux vont tomber sous le charme de Javier Bardem (on peu comprendre!) qui bousculera les idées reçues de la "bien sous tout rapport" Vicky et offrira à Cristina "la délurée" l'occasion de révéler son talent... Dans tout ça Pénélope Cruz mettra son grain de sel (...ou plutôt Cristina) mais je ne vous en dirais pas plus (déjà qu'il n'y a pas beaucoup de péripéties !!). Au final la parenthèse sera refermée après peu de voluptée (et pourtant ce casting !) et beaucoup de platitude pour Rebecca Hall et Scarlett Johanson et de surjeu pour la belle Pénelope... Finalement le plus crédible est Javier en homme amoureux de la vie... Ce cher Woody nous offre donc ici, comme à ces actrices, une petite parenthèse distrayante ... On a bien envie de se faire un petit weekend à Barcelone... de toute façon on sait bien que dès lundi on retrouvera notre vie... |
06-02-2008 En Pleine Nature |
| Aussi curieux que cela puisse paraître, contrairement à tout mon entourage t aux médias, non je n’ai pas aimé Into the Wild. Pourquoi ? Peut être parce que justement j’attendais trop de ce film encensé qui a fait toutes les unes… parce que j’avais vu Crocs Blancs et Danse avec les Loups qua j’avais adorés…Parce que le Pitch était plus qu’alléchant (l’histoire d’un jeune homme qui quitte tout pour allé vivre en plein nature, en Alaska…Qui n’as jamais rêver de tout lâcher pour une vie plus simple et plus « naturelle » ?)..Parce que le film est réalisé par Sean Penn…Parce c’est une histoire VRAIE (et donc normalement d’autant plus émouvante puisque l’on sait que c’est arrivé à un de nos contemporains)… Et bien non… Non les paysages ne m’ont pas parut grandioses (pourtant j’ai vu le film dans une grande salle, sur un grand écran). Oui je sais le film est censé se dérouler en 1992 mais est-ce une raison pour filmer de manière aussi vieillotte ? Non, je n’ai pas été touchée par cette histoire (le seul moment qui m’a vraiment émue est la rencontre de Chirstopher Mcandless avec le vieux soldat sans famille qui joue vraiment très bien l’ours bourru qui redécouvre la vie et l’attachement aux autres grâce à ce jeune homme qui justement veut se détacher, lui, des autres). Pourtant tout y était, la fin tragique, la lutte contre la société matérialiste et la Nature sauvage qui fini par l’emporter… Non, je n’ai pas été captivée par l’aventure de ce jeune homme en bute contre la société contemporaine, l’ordre établi et l’autorité parentale…je me suis d’ailleurs beaucoup ennuyée pendant la première partie un peu moins pendant la deuxième mais je pense que cette Odyssée extraordinaire au travers du continent américain aurait pu être traitée autrement …Par exemple les propos monocordes et pseudos philosophiques de la sœur de Christopher sur l’enfance de celui-ci, le pourquoi du comment il en arrivé là et pourquoi il ne lui écrit pas sont d’une lourdeur incroyable … Pourquoi tenter de théoriser ainsi ce voyage qui n’en a nul besoin ? Bref…Les acteurs ne sont pas mauvais, l’histoire est vraie donc extraordinaire par essence mais malheureusement je n’ai pas eu envie de prendre mon sac à dos et de suivre les pas de Christopher Into the Wild…et c’est bien dommage ! |
19-09-2007 4 mois, 3 semaines et 2 jours |
| Une journée ordinaire dans la Roumanie de Caucescu. Le troc, le marché noir, les veilles voitures. Un paysage triste à mourrir et le quotidien, cru, vrai : la pénurie, les files d'attentes, le marché noir, les nominations en à la campagne...et un épisode ordinaire sous ce régime: une jeune femme veut se faire avorter, et pour ce faire n'a d'autres solutions que de faire appel à un boucher qui répond au nom cynique de «monsieur Bébé»... On suit donc le périple de cette «jeune écervellée», Gabita (bien énervante par moment il faut bien le dire par son manque total de réactivité et de sens pratique) et d'Ottila son amie, sa collocataire de chambre, qui va l'aider tout au long de cette pénible journée. devant l'abscence totale de jugeote de la principale intéressée Ottila organise tout : réserver la chambre, rencontrer «l'avorteur» et le mener à son amie. Là tout se corse, mais Ottila ne laissera pas tomber Gabita, allant même jusqu'à donner son corps...Pour quoi, pour qui ? Peut être parce que, comme Ottila le fait remarquer plus loin dans le film à son petit ami, elle aussi pourrait tomber enceinte et se retrouverais ainsi dans la même situation... Les scènes d'avortement sont dures, l'errance d'Ottila (Annamaria Maninca) dans les rues de cette petite ville de Roumanie est poignante. L'effet de style que l'on pourrait voir dans les grands plan fixes et totalement sombres ne sont surement que le fait d'un manque de budget mais qu'importe, il servent admirablement leur sujet. Il est difficile de s'attacher au personnage de Gabita (Laura Vasiliu),tant elle semble étrangère à ce qui luli arrive, comme si son esprit avait décidé de nier l'évidence et de ne pas s'en occuper laissant tout à la charge de son amie dont le personnage, lui, touche et convainc. Méritait-il la palme ? Même si l'histoire m'a ému, peut être pas à mon avis... J'ai peur que l'effet de mode du sujet (dénonciation d'un régime totalitaire par un petit film sans moyen) l'ait peut être emporté sur le jugement du film en tant qu'oeuvre cinématographique. Car le jeu de spersonnages et la façon de filmer, font que le spectateur peut vivre le film plus comme un documentaire sur ces années sombres que comme un film véritable. Néanmoins, rien que pour la dénonciation, très vraie, très prenante de ce drame vécu par des milliers de femmes et vécu encore aujourd'hui dans d'autres coins du monde, ce film de Cristian Mungiu mérite la visibilité que la Palme lui a donné. |
07-09-2007 Caramel |
| Oui ça peut faire penser un un Venus Beauté Institut Libanais (4 amies dans un salon de beauté au Liban) et pourtant c'est beaucoup plus (et mieux) que ça...Au delà de la peinture du microcosme féminin que peut représenter un salon de beauté et des états d'âmes des héroines, on décode en filigranne une réflexion sensible sur la place de la femme au Liban, les décalages générationnels qui existent dans un pays où tradition et modernité se cotoient... Nisrine (Yasmine Elmasri) par exemple doit se faire opérer pour «retrouver» sa virginité mais écoute sagement sa mère lui raconter, la veille de son mariage, qu'elle va passer une nouvelle étape dans sa vie de femme dans les bras de son mari qui est son «Seigneur»... Il y a aussi Rima que l'on devine plus attirée par les femmes que par les garçons et Jamale, qui élève seule ses enfants et court les castings. Tout cela raconté de manière très fine, très vraie très féminine. Beaucoup de sensualité aussi. On sent la chaleur moite des rues de Beyrouth qui colle à la peau, on frémit sous les mains délicates qui massent délicatement le cuir chevelu, on fond pour le Caramel préparé avec volupté...et utilisé avec dextérité ! La musique est superbe. Les commédiennes incroyables. Notamment Tante Rose et le personnage de Lili, si touchant et Layale, jouée par la réalisatrice du film Nadine Labaki. Le décors (le salon au décord sun peu défraichi sous les persiènne qui laisse passé le soleil), les dialogues, les commédiennes, tout sonne juste dans ce film à la fois drôle, touchant, dépaysant et instructif...La dernière scène du film est celle d'une femme qui se fait couper les cheveu court et sort ravie de l'instatitut, belle image de modernité et d'émancipation... Bref n'hésitez pas à goûter à ce Caramel, il n'est pas écoeurant, au contraire, il est sucré, doux, coloré, juste ce qu'il faut...En un mot, DELICIEUX ! |
03-09-2007 La Fille coupée en deux |
| Gabrielle Deneige, ange blond incarné par Ludivine Sagnier, a tout pour elle : la jeunesse, la beauté et l'assurance, une carrière à la télévision qui s'annonce bien partie et deux hommes qui lui courent après... Sauf que l'un est l'autre vont l'amener à sa perte. Le premier, Charles Saint -Denis (François Berléan) écrivain à succès prend un malin et amoral plaisir à dévergonder la jolie naïve et à se jouer de son innocence. Le second, Paul Gaudens (Benoît Magimel), incroyable dans se rôle à la fois touchant et repoussant de riche héritier déséquilibré, s'éprend d'un amour fou pour la belle. Attraction répulsion, le ballet amoureux s'accélère et sombre peu à peu ... Jusqu'à couper en deux Ludivine Sagnier, complètement déboussolée. On bascule très vite de la réalité légère et enjouée du début du film à une tension sourde. Ce «dérapage» est très bien amené et le spectateur en haleine jusqu'au dénouement. Dans le même temps Chabrol nous montre l'envers du décors, à la fois de la télévision et du monde de l'édition, des univers qui peuvent faire réver mais où l'apparence est souvent trompeuse....Pour résumer, ce film réuni à la fois un bon suspense, une peinture fine des personnages et d'excellents comédiens (saluons le retour de Mathilda May, très convaincante en amie-éditrice du pervers et troublant Saint-Denis), notamment Magimel, parfait en dandy paumé et passionné (son jeu rappelant d'ailleurs un peu Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes pour le côté «border-line» du personnage et les mimiques désinvoltes appuyées). A noter : ce film est l'adaptation d'un fait divers de 1906 qui a déjà fait l'objet de plusieurs adaptation dont La fille sur la Balançoire de Richard Fleisher en 1955. |
28-08-2007 Haute pègre |
| »Je veux voir la lune dans mon champagne» s'exclame Gaston, roi des escros, prince des voleurs dès le début vénitien de ce film de Lubitsch de 1932. Cette phrase à elle seule résume le chic et le sens du détail de cette comédie où les imposteurs Gaston et Lily sont aussi raffinés que les nobles et bourgeois qu'ils dupent et spolient sans vergogne. Jusqu'au jour au Gaston rencontre la sublime madame Colet...Quand «Haute pègre» et «Haute société» se mélange, le risque est grand pour le voleur d'être pris à son propre piège et ce pour le plus grand plaisir des spectateurs ! Du rythme, des dialogues ciselés et plein d'humour, des décors et des costumes qui raviront les amarteurs d'art déco et de belles toilettes, des personnages attachants (notamment les deux amants déçus de madame Colet)...Tout est d'un goût exquis, d'une élégance rare...Merci pour ce délicieux film, brillant comme la lune et léger comme les bulles du champagne ! |
28-08-2007 Mi$e à prix |
| Une trahison au sein de la Cosa Nostra, la tête, ou plutôt le coeur d'un homme mis à pris, jusque là rien de très original...Sauf que cet homme valant 1 millions de dollars, sa capture attise la convoitises des meilleurs chasseurs de prime du pays, qui se dirigent tous vers la retraite «secrète» du traite Buddy Israel. Il ne sont pas les seuls, le FBI aussi s'intéresse à ce prestidigitateur parano, lâche et junkie, seul capable de leur livrer la Cosa Nostra et son chef Primo Sparazza par son témoignage. Ce film déjanté de Joe Carnaham, au casting impressionnant (Ben Affleck, Alicia Keys-pas mauvaise du tout-, Andy Garcia, Ray Liotta, Jason Bateman, entre autres !), est très bien rythmé dans la première moitié du film mais malheureusement s'essouffle un peu à la longue : on attend un affrontement ultime, un feu d'artifice terminant en apothéose les nombreuses et senglantes fusillades qui parsèment la croisade des chassuers de prime, mais cette explosion n'aura finalement pas vraiment lieu. Néanmoins on passe un bon moment, notamment grâce aux différents charactères et charactéristiques des chasseurs de prime :paumés, loufoques, sexys, ingénieux, pervers, il y en a pour tous les goûts...leur seul point commun ? Etre sans fois ni loi et prêt à tout pour mettre la main le premier sur Buddy «Aces» Israël.... L' intéret de ce film n'est donc pas son scénario (la fin n'est pas non plus n'est pas d'une originalité incroyable) mais sa réalisation, sa musique très bien choisie et des scénes à la fois spectaculaires (les fusillades dans l'hôtel de Las Vegas) et drôles (la démonstration de Kung-Fu d'un garçon de 11 onze shooté aux médicaments). |
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