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Ses critiques de films
 29-03-2007 Match Point
Le woody Allen nouveau est arrivé : changement de décor, changement de style, il nous revient avec un film qui ne lui ressemble pas ! Pour Match point, woody Allen a décidé de nous transporter a Londres, loin de New York et Manhattan qui étaient son univers et cadre de la quasi-totalité de ses films. C’est pourquoi le spectateur est amené à fréquenter les tennis club et autres lieux de la haute société londonienne plutôt que les rues, resto et autre appart New yorkais. Quitte à changer, autant tout changer, alors les airs d’opéras remplaceront les traditionnels air jazzy et la photo normalement colorée laissera place a une dominante de blanc très glacial. De plus, le réalisateur ne jouera pas dans ce film, d’ailleurs il n’y a pas de personnage torturé qui se pose beaucoup de questions sur les relations. Pourtant, match point aborde tout de même le thème des relations hommes / femmes, comme dans tous ses scénarios, mais de façon complètement différente. A travers son héros, il tente de nous démontrer comment notre vie est guidée par la chance ou la malchance, que finalement, malgré notre détermination, nous n’avons pas totalement en main notre vie, que par moment le hasard prend le dessus et peut complètement bouleverser notre vie. Cette idée est étayée par la première image du film. Une balle de tennis tape le filet, de quel coté tombera t’elle ? On gagne ou on perd, la chance entre en jeu !! Nous retrouverons cette même image plus tard dans le film mais la balle sera remplacée par une bague. L’évènement fortuit de ce film ? Les rencontres : tout d’abord celle de Chris et Tom, puis Chloé et enfin Nola. Le début du film est plutôt lent, les relations se mettent en place et on appréhende un peu la vie de ces jeunes gens riche. Chris, tout comme Nola le découvre car ils sont issus de milieu beaucoup moins aisés. Evidemment le parallèle entre ces deux personnages est saisissant : Nola est le double féminin de Chris ! Il était évident qu’ils succomberaient … Mais pas de condamnation de cette relation adultérine, ce n’est pas le thème du film comme on pourrait le penser. Là où le bas blesse, c’est que Chris a accédé à une situation qu’il n’a jamais eue auparavant grâce a son mariage avec Chloé. La passion qu’il ressent pour Nola va-t-il le mener à sacrifier cette vie « pépère » ? Jusqu’ou est il prêt à aller pour garder ce qu’il a réussit a obtenir ? L’intensité monte crescendo en suivant l’ascension de Chris et dans la seconde partie du film, le scénario se concentre sur nos 3 principaux protagonistes : Chris, Nola et Chloé. Ennui, envie et amour se côtoient, la tension monte à son paroxysme jusqu’au dénouement dramatique Plus qu’une observation sur les rapports humain, match point fait une critique acide de cette micro société bourgeoise, ainsi que sur les rapports entre classes sociales. Woody Allen a plus misé sur le physique des acteurs que sur leur jeu, mettant en valeur le regard dur de Jonathan Rhys Meyers, tel un jeune loup souhaitant réussir dans la vie. Ce film va lui ouvrir en grand les portes pour d’autres rôles. Scarlett Johanson, quant à elle, n’est plus a présenter et il est évident que son décolleté a beaucoup plu a notre cher réalisateur, au vu des tenues qu’elle porte, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs. Elle est merveilleuse dans les scènes ou elle hurle, vraiment très touchante. Un peu plus effacée et introvertie, Emily Mortiner interprète a la perfection cette femme amoureuse qui a une idée précise de sa vie et de son couple. On a souvent dit que Woody Allen était fatigué, je crois que ce changement de direction aura prouvé le contraire : de très elle images, un scénario qui tient la route et les scènes des trois héros juxtaposé avec grand soin. Match point sera sûrement un tournant dans sa carrière …
 28-03-2007 Un petit jeu sans conséquence
Adapter une pièce de théâtre a succès au cinéma n’est pas chose aisée, mais Bernard Rapp a relevé ce défi ! Véritable vaudeville transposé sur grand écran, ce film raconte comment un petit mensonge apparemment sans conséquence peu entraîner une réelle crise. Au cours d’un week-end réunissant la famille et les amis, un couple va prétendre, par jeu qu’ils se sont séparés, afin de connaître l’opinion de leur proche sur leur couple. Mais ils se rendent bien vite compte, à leur grande surprise que tout le monde joue la comédie et que personne ne croit plus en leur couple. Les langues se délient, les vérités éclatent, et certain tentent de profiter de la situation … L’idée de base est bonne, mais trop de thèmes sont abordés sans être réellement explorées : Bernard Rapp s’est un peu éparpillé : routine, amitié, famille, adultère, divorce …. La réalisation reste légère alors que plus le film avance, plus l’ambiance est grave, mais le ton ne change pas : on reste sur une comédie alors que le côté cruel prend le dessus. Le casting est très mitigé : Kiberlain qui semble déjà une actrice très réservée se voit encore attribuer un rôle qui l’empêche de s’extérioriser : elle fait très sainte nitouche et introvertie pourtant elle donne tout ce qu’elle peut pour tenter de donner un peu de relief a ce personnage très plat. Yvan Attal est très bon, mais on a l’impression de le revoir dans un énième rôle de cocu. Marina Foïs, quant à elle est encore chargée du rôle de la copine trentenaire, célibataire et amoureuse secrète : une future candidate au suicide ! La seule bonne surprise de ce casting est Jean Paul Rouve. Depuis Podium, il a enchaîné des rôles différents. Cette fois ci il campe un séducteur calculateur et détestable. Ce divertissement fait passer le temps mais ne permet pas de franches rigolades ou la moindre réflexion. Peut être qu’en grattant bien on peut y voir une étude des rapports humains, mais à peine approfondi. Résultat bien décevant pour cette pièce qui aurait mieux fait de rester au théâtre, où elle a brillé !
 28-03-2007 Thank You for Smoking
« Michel Jordan joue au basket, Charles Manson tuent des gens, moi je parle » tel est le credo de notre ami Nick Naylor, lobbyiste pour la firme Big tobacco. Thanks you for smoking est un film sympathique proposant un sujet original dont il est impossible de faire le résumé, car il n’y a pas de véritable histoire. Juste une tranche de vie sur le métier exercé par ce tchatcheur, les péripéties qu’il rencontre, ses détracteurs, sa famille … Le scénario est très bien rythmé, et Nick Naylor nous explique à travers la voix off très plaisante, de Aaron Eckhart, qu’il n’est qu’un simple défenseur du libre arbitre, et il est de bonne foi en disant que les cigarettiers ont le droit de vendre leur produit. Certes, c’est dangereux (quoique même ça il arrive a nous démontrer le contraire !) mais c’est légal. Les industries du tabac ne font qu’exercer leur droit L’intelligence de Reitman a été de ne jamais prendre parti pour les fumeurs ou les non fumeurs, il s’est contenté de se servir d’un sujet « sensible » afin de développer l’idée de liberté individuelle Par moment on regrette le manque d’exploration de certaines bonnes idées, laissant un petit goût d’inachevé. L’idée du groupe MDM (marchands de morts) par exemple était une immense trouvaille ! Le passage ou Nick, celle qui prône l’alcool et celui qui défend les armes comparent leur nombre de victimes est complètement décalé et drôle. On aurait aimé voir plus souvent ces réunions. Le seul passage dérangeant, voire choquant dans ce film, est de démontrer qu’avec de l’argent, les lobbyistes peuvent « acheter » les médias. Nick Naylor, en proposant un beau pot de vin parvient à faire fumer des acteurs afin de rendre glamour la cigarette. Jason Reitman tente de nous prouver que le système est pourri, que tout n’est que supercherie ? Finalement nous ne sommes que des pions sur l’échiquier du commerce… Thank you for smoking repose essentiellement sur Aaron Ekhart qui est sans faille et incroyablement charismatique. Un rôle tel que celui-ci va forcément lui ouvrir de nouvelles portes. A ses cotés 2 personnages secondaires ont plus d’importance que tous les autres : Tous d’abord son fils, a qui ces pensées sont dédiées : il lui inculque les base du libres arbitre : tel est son objectif dans l’éducation de son fils. Il y a évidemment la fameuse journaliste, la seule qui ai réussit a déstabiliser notre héro. Katie Holmes, qui interprète ce personnage est un peu trop effacée, pas assez sensuelle pour que ce soit crédible, mais elle semble sincère et investit d’une mission. A l’heure où le tabac est de plus en plus règlementé cette comédie cynique tombe a point ! Politiquement incorrect, savoureusement cynique, Jason Reitman nous offre un film drôle, provocateur et intelligent. Très ingénieux également d’avoir fait un film sur le tabac, dans lequel aucune cigarette ne sera grillée, pas même en second plan !
 27-03-2007 L'amour, six pieds sous terre
La première chose à laquelle on pense en lisant ce titre, « l’amour six pieds sous terre » est forcément la série six feet under. Evidemment, cette comédie so british surf un peu sur la vague du succès de la série mais on ne lui en voudra pas car c’est plutôt réussit ! Exit l’Amérique moderne, faites place au petit village du pays de Galles et ses 7 541 âmes. Deux entrepreneurs de pompes funèbres rivalisent pour obtenir les funérailles. Le premier, Boris Plots Natif du village offre un enterrement classique, tandis que son concurrent, Franck Featherbed, américain, cherche a moderniser et mettre en scène cet événement, quitte à vendre le deuxième cercueil à moitié prix ! Coincé au milieu de cette rivalité, une histoire d’amour, celle de notre entrepreneur local et d’une femme mariée à un conseiller municipal. Mais il l’aime depuis 30 ans et lui fait sa déclaration : elle succombe. Plutôt que de faire face au scandale d’un divorce, nos tourtereaux ont eu l’idée morbide de mettre en scène l’accident mortel de Betty. Mais rien ne se passe comme prévu … Avec l’amour six pieds sous terre, Nick Hurran nous offre une comédie satyrique typiquement britannique sur un sujet tabou : la mort. Malgré le sujet délicat, il parvient a en faire une comédie légère en maniant avec maîtrise tous les styles, de l’humour grotesque à la parodie, en passant par la danse. Car en plus d’être une comédie, l’amour six pieds sous terre fait également un clin d’œil aux comédies musicales des années 40 et 50, via la passion de Plots pour la danse. Avec Betty, il imagine sa vie façon Fred Astaire et Ginger Rogers. Certaines scènes, on s’imaginerait presque à Brodway, mais encore plus avec cette caméra qui s’envole dans les airs afin de mieux apprécier les chorégraphies. Christopher Walken n’est pas en reste pour les scènes de danse. Danseur émérite (vu dans un clip dans Fat boy slim), il nous offre quelques pas lors d’une mise en scène de funérailles. Bien qu’un peu long à se mettre en place (environ trente minutes pour l’intrigue centrale) le scénario est bien ficelé et la mise en scène très soignée. Le scénario est complètement burlesque et farfelue avec le stéréotype des villages , de ses commères, mais également tous ses habitants renfrognés. Et tout ce petit monde doit cohabiter avec l’esprit novateur et excentrique ce cet américain. Le contraste entre ses deux pays , est également mis en avant avec les mini interventions de l’émission de Jerry Springer, habitué aux déballages affligeants de la vie privée de ses invités. Le final est donc un autre clin d’œil à cette émission. On aurait aimé accentuer plus cet effet, mais on ressent comme un arrière goût d’inachevé. Les acteurs sont tous parfaits, notamment Brenda Blethyn déjà vu dans saving grace. Elle interprète cette femme qui va assouvir enfin Avec l’amour six pieds sous terre, l’humour so british est de retour ! Malgrès la lente mise en place de l’intrigue, le rythme reste soutenu et l’humour ne tombe jamais dans le morbide, juste ce qu’il faut pour passer un agréable moment.
 27-03-2007 Marock
Marock est le premier long métrage de la réalisatrice (et scénariste) Laïla Marrakchi. En parti autobiographique, elle y décrit la vie d'une bande d'ado des quartiers aisés de Casablanca. Rita 17 ans, en terminale à Casablanca croise un soir le regard de Youri Benchettri et va tomber «follement amoureuse». Tous deux appartiennet à la haute bourgeoisie marocaine, mais elle est mulsulmane et lui juif, d'où des complications dans leur relation. Pour ce qui est de leur vie sociale, ils profitent de tout ce que peuvent leur offrir leur parents et comptent bien vivre pleinement leur adolescence et leur amour. Evidemment, ces jeunes sont très fortement occidentalisés : Ils sortent en boite de nuit, boivent de l'alcool, parlent de sexe, font des courses de voitures ... On se croirait transporté quelques années en arrière et regarder Beverly Hills, version orientale. Marock est bourré de cliché sur la jeunesse dorée, insouciante , superficielle à qui tout tombe tout cuit dans le bec. Malgrès sa sélection pour «un certain regard» au festival de Cannes, ce film a fait polémique dans son pays d'origine. Considérant la vision de ces jeunes et de la religion, beaucoup de salles ont refusés de le diffuser. Laïla dépeint une catégorie de jeune refusant d'adopter des traditions qu'ils jugent de façade et que de moins en moins de marocains respectent. Seulement, personne n'ose les contester. Elle a eu le courage de montrer tous les excès et les contradictions auxquels sont confrontés ces adolescents. Contradiction, car ils sont fiers de leur origine musulmane, mais sont également fortement imprégnés de culture occidentale. La bande son symbolise parfaitement cette double culture. Le choix a été porté sur des morceaux de musique orientales (souvent remixée) et des titres anglo saxon. Les paysages sont quant a eux exceptionnels, ils font révés. Le responsable de la déco a fait un superbe travail sur les maisons des protagonistes ! Les acteurs, jouent pour la plupart leur premier rôle. Ils ont gardé toute leur fraicheur et leur candeur. Ils sont donc complètement crédibles. La réalisation est un peu monotone. M^me si l'intensité de ce teen movie monte en puissance, le rythme s'essouffle rapidement et on regrette cette fin politiquement correcte et prévisible Finalement, si on oublie les considérations politico-sociales, Marock est une fresque romantique assez banale : une histoire d'amour universelle. Laïla Marrakchi nous a montré une autre face du Maroc que nous ne connaissons pas, un autre Maroc que celui du respect des traditions et de la religion, mais un maroc qui existe bel et bien, même si peu représentatif
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