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Ses critiques de films
 05-12-2008 Fly Me to the Moon
Un film en relief 3D absolument magnifique visuellement mais au scénario fade, qui ne décolle jamais vraiment par manque d’humour et de folie.. Trois jeunes mouches américaines embarquent clandestinement à bord d’Apollo 11, destination la Lune, alors que sur Terre des mouches espionnes russes tentent de saboter la mission. Si le message « rien n’est impossible » peut passer auprès des plus jeunes, le spectateur plus âgé se surprendra très vite à regarder voler les mouches.
 21-11-2008 Sexy Dance 2
A toutes les mauvaises langues qui oseraient dire que Sexy Dance 2 ressemble beaucoup au premier opus, il leur sera répondu vertement que nenni ! Dans le numéro 1, il était un rebelle des rues, elle une sage fille de bonne famille. Alors que dans celui-ci, eh bien c’est l’inverse. C’est dire l’audace des scénaristes ! Bon, ok, ceci mis à part : un scénario tenant sur un ticket de métro, une vague romance et de très nombreuses scènes de dance, qui – si l’on apprécie ce mix entre chorégraphie et fitness – sont assez réussies.
 21-11-2008 Mongol
Un biopic sur la jeunesse de Gengis khan ? A la réalité historique, Bodrov préfère la légende rugueuse, sans fard, comme elle se transmet dans les steppes : par voie orale. De l’enfance du futur conquérant à la naissance d’un empire en passant par sa vengeance contre l’assassin de son père ou son séjour prolongé dans une geôle chinoise, Mongol raconte un Gengis Khan placé sur un piédestal. Partisan de l’ellipse radicale, Bodrov livre une belle fresque mêlant mythe et réalité.
 21-11-2008 Maxi Papa
Tous les balèzes d’Hollywood souscrivent un jour ou l’autre à la comédie familiale. The Rock s’y colle à son tour, en vedette de football américain qui se découvre une gamine. Relations plutôt fraîches au départ, avant que le dieu du stade manifeste une vibrante fibre paternelle courue d’avance. A un gag près (The Rock imitant malgré lui la voix de Gros Minet), Maxi Papa donne dans le minimum syndical. L’humour rase-mottes et la sauce mélodramatique indigeste poussent l’ardoise à une heure cinquante minutes, parfois de sympathie, parfois de supplice.
 21-11-2008 Hancock
Depuis longtemps, Will Smith a démontré qu’il était capable d’exceller dans tous les registres. L’acteur essaie de sortir dans chacun de ses films, des repères et des conventions propres à des genres cinématographiques bien banalisés. Alors, on l’imaginait multipliant les répliques comiques dans I, Robot, il y joue sobrement. On l’attend en pourfendeur de zombies armé jusqu’aux dents, et il apparaît en chercheur mélancolique, seul survivant d’une humanité condamnée par un terrible virus dans Je suis une légende. La encore, il aurait pu se contenter de surfer sur la vague des films de super-héros. Une fois encore, il choisit la difficulté avec un script refusé par tous les studios depuis 15 années ! Hancock, un super-héros déchu et alcoolique se fait haïr par la population à cause de la mauvaise utilisation de ses pouvoirs, et va connaître une histoire d’amour impossible. Dans la seconde partie du film, Will Smith fait basculer dans l’émotion leur récit sarcastique et spectaculaire. C’est une tentative louable, mais pas entièrement convaincante : alors que toute la première moitié du film fonctionne à la perfection, la révélation du passé du personnage joué par Charlize Théron, puis les conséquences de sa confrontation avec Hancock ralentissent considérablement le tempo de l’action. S’ajoutant à un troisième acte un peu égaré, la conclusion du film est courte. Heureusement, 1 minute après le début du générique de fin, une petite scène supplémentaire permet de clore d’une manière plus satisfaisante la saga de Hancock, et de donner un sentiment d’un happy ending, même si les problèmes du personnage, à commencer par sa solitude sentimentale sont loin d’être résolus ! A l’image de son héros, Hancock est donc un film imparfait, mais bigrement sympathique.
 21-11-2008 Mes stars et moi
Un agent d’entretien qui se rêve en agent de cinéma parvient à faire engager, en douce, ses trois idoles sur un même film. Mais son obsession pour ces comédiennes va provoquer la vengeance du trio d’actrices. Sur une tonalité légère, la réalisatrice d’A la folie…pas du tout tend à trop se reposer sur son casting « 4 étoiles » (Deneuve, Béart et Bernier), faute d’un scénario plus consistant qui aurait su élever mes stars et moi au-delà de cette comédie gentiment sans conséquence.
 20-11-2008 Resident Evil : Extinction
Pour ce troisième volet de ses aventures, la sculpturale Alice qui son pays des merveilles high-tech pour un hommage au western. Dans un paysage apocalyptique recouvert de sable, elle va tenter de mener, vers un possible lieu non contaminé, une horde de survivants ayant échappé au virus zombiaque. Si le scénario n’apporte rien côté originalité, la réussite de certaines séquences et de savoureux clins d’œil au cinéma (de Hitchcock à Zatoichi en passant par la Planète des singes) rendent efficace cet opus, qui se place au moins au même niveau que les deux premiers !
 20-11-2008 Le Coeur des hommes 2
Autant la première aventure de ces quatre quadragénaires était douce et tendre, autant ce nouvel opus s’avère méprisable. Il fleure le mauvais avec une palette d’hommes égoïstes, infidèles, détestables mais forcément excusables au nom du sexe face à des femmes cocues, aveugles, stupides et qui pardonnent obligatoirement au nom de l’amour. Parmi une ou deux scènes drôlissimes, Bernard Campan et Zoé Félix surnagent difficilement dans ce naufrage mais laissent heureusement un bon souvenir, petit détail qui relève un peu le niveau du film.
 20-11-2008 Stardust le mystère de l'étoile
Une étoile tombée du ciel suscite bien des convoitises. Tandis qu’un galant jure à sa douce qu’il lui offrira en gage d’amour, une sorcière décharnée (Michelle Pfeiffer, machiavélique) se lance en quête de l’astre, promesse de jeunesse éternelle. Le hic, c’est que l’étoile en question est une jeune fille, un peu sonnée par la chute, mais belle comme un cœur, et qu’elle n’a pas l’intention de finir montée en pendentif ou dorée au four. Dans la droite lignée des Princesse Bridge et Legend, ce joli conte à la facture classique n’hésite pas à faire quelques accrocs au genre. En capitaine de navire de jour et travesti honteux la nuit, Robert De Niro est un bonheur. Une histoire qu’on aimerait sans fin…et recommandée aux grands rêveurs.
 16-11-2008 J'ai toujours rêvé d'être un gangster
En trois images, l’atmosphère est plantée. Ce gangster qui s’attaque à cette cafétéria déserte porte en lui tous les attributs de la "lose". Edouard Bear, grandiose, ôte sa cagoule et se rend au comptoir atant qu’à l’évidence : mieux vaut discuter avec la jolie serveuse (Anna Mougladis) que de vouloir tirer les dix euros de la caisse. La suite du film de Samuel Benchetrit développe le thème du bandit dans tous ses états : des kidnappeurs belges délirants Bouli Laners et Serge Larivière), deux rockers qui s’accusent de vol de chansons (Arno et Bashung, énormes), une brochette de tontons flingueurs retraités (Rochefort, Terzieff, Kalfon…, cultes) venus se recueillir sur les lieux de leur ancienne planque. Un écrin noir et blanc aussi sobre que mélancolique, une bande annonce faite de raretés, un entrelacs de sketches : J’ai toujours rêvé d’être un gangster est un peu sombre par moment. Mais, par la grâce d’une écriture qui témoigne directement de son talent de dramaturge et d’une collection de comédiens de légende, Samuel Benchétrit cisèle un film d’une classe folle, faisant des petits travers du genre humain les ingrédients essentiels de sa mythologie. Il conclu un film irrésistible : les mains en l’air ? Oui, mais pour applaudir !
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