Millenium, maintenant en DVD et Blu-ray

Profil de coleoptere : Membre du club Fan de Cinéma


coleoptere
Ses contributions

2278 messages dans le forum
553 critiques de films
7363 affiches de films
630 fonds d'écran de films
849 Bandes annonces de films
224 Scoops dans l'actualité
0 Fiches de films
Fan : coleoptere
Localisation : LA BASSEE
Inscrit le : 24-08-2006


Ses critiques de films
 22-06-2007 Spider-Man 3
Bienheureux d'honorer les places offertes par Fandecinéma, je me rends dans la salle qui joue Spiderman 3 comme on va à l'église : religieusement. Et oui, après un premier opus aérien et jouissif malgré ses défauts, et un deuxième d'une profondeur rare pour un blockbuster, Spidey s'est ancré dans mon cerveau comme LE super-héros. C'est dire l'ampleur de la déception, qui pousse le fanatique de l'araignée à envisager le film, à la fin, comme une pure bouse. Non qu'il en soit une, parce que ce serait injuste envers la scène de la naissance du Sandman (renversante !), celle de Spiderman gargouille, où la référence aux Sueurs froides hitchcockiennes amplifie le thème du double, de la dualité, qui parcourt tout le métrage. Et c'est bien là encore l'une des qualités de Raimi que de vouloir donner ligne directrice, à la fois thématique et visuelle (les reflets sont nombreux, et jouent sur la dichotomie des personnages). On peut aussi apprécier une salvatrice démysthification du super-héros, en tournant en dérision certains aspects des autres films (voir la scène du baiser), et jouant la carte de l'auto-dérision. Et c'est là où ça fait mal tout d'un coup. Parce que l'humour ici présent n'a que peu sa place, et trouve un ton picaresque, grotesque, qui déplace l'action (voir l'épisode où le rédacteur négocie un appareil photo avec une gamine). Raimi joue avec le spectateur, avec ses attentes (le film ne finit pas sur les envolées de Spidey mais sur une image intime). Quant à Tobey Maguire et Kirsten Dunst, ils en deviennent irritants de sembler toujours endormis, la palme revenant quand même à Maguire, qui pour mieux faire comprendre qu'il est méchant, met ses cheveux sur le devant : ça c'est de l'inventivité !! Et que dire de ce plan de l'araignée devant un drapeau américain, applaudi par pompiers et autres, image écoeurante de patriotisme (alors que dans les autres, ça passait mieux). Bref, malgré d'indéniables qualités, les défauts prennent le pouvoir (voir aussi la première attaque du jeunne Bouffon, illisible tant on se croirait dans un jeu vidéo). On veut le détester, mais on se demande si l'auteur de deux perles pourrait foutre sa trilogie à la cave en se fourvoyant avec un troisième volontairement différent. Il faudra attendre d'être redescendu de l'attente infernale qui nous occupait pour mieux -peut-être - l'apprécier chez soi. Rendez-vou est pris...
 19-06-2007 Cujo
Difficile de pas reconnaître la patte de Stephen King derrière cette jolie adaptation d'une de ses nouvelles, injustement ignorée (l'adaptation, le film quoi), alors qu'il mériterait une bonne place à côté des Shining, Christine, Carrie, et autres (mais Lewis Teague, rélaisateur entre autres du Diamant du Nil, fait tache à côté de DePalma, Carpenter et Kubrick...). Le film, dans sa première partie, prend le temps d'installer ses personnages, et de développer, au travers de scènes intimistes, le malaise immiscé dans la vie du couple parental. L'une d'elles rappelle, via une habile référence, les Dents de la Mer, quand le chef Brody, à table, renoue des liens avec son fils ( même photo, même lumière, même idée). Et la phrase du père, «nous n'avons guère de sujets de conversation», appuie là où ça fait mal, génère une sensation délétère que vient rompre seulement l'attitude ludique du fils, Tad. Dans la seconde partie, Cujo prend la place - énorme ! - et amène le film sur le chemin du survival : la mère et son fils, cloîtés dans leur voiture, doivent subir les assauts répétés du monstre (au sens propre). La transformation physique du molosse s'avère réellement spectaculaire, tant l'image idyllique du toutou flirtant avec un lapin dans le générique initial nous a quitté l'esprit. La mise en scène de Teague joue constamment sur l'intégration de la voiture et de ses occupants dans l'espace du chien. D'où des plans aériens, des mouvements de grue, qui ne cessent de spatialiser la menace, de la rendre invisible (dans le hors champ) jusqu'à la révélation de la place du chien, omniscience exterminatrice. Finalement de quoi parle Cujo ? De la récupération par la mère de sa maternité, abandonnée pour aller se fourvoyer avec «le coq du village», laissant la place à un père protecteur, constamment réclamé par Tad (Dad?) terrorisé. Et en cela, Cujo (le film, pas le «personnage») va au bout de son concept, en faisant mourir de déshydratation l'enfant pour que la mère lui donne vie à nouveau, comme un second accouchement, après lequel la mère saura s'occuper de son fils (comprenez se débarasser de la menace). Film donc spectaculaire, et intelligent, qui même sans cela, se regarde avec un plaisir non dissimulé.
 10-06-2007 Zodiac
Grand fan de Fincher devant l'éternel, Zodiac ne pouvait que me donner l'eau à la bouche et... craindre la déception. Mes sentiments face au film sont plus ou moins contradictoires, sans jamais osciller vers la déception pour autant. Première chose, on est loin de l'exercice de style éclatant mais un peu vain qu'est Panic room, loin de l'anarchisme jubilatoire de Fight club, loin du conceptuel Seven. Fincher s'est assagi, ou plutôt, pour ne pas dénigrer son savoir-faire, a appliqué son style à son sujet. Il s'agit donc plus pour lui de créer un réalisme dans un esprit scorsesien que de se lancer dans l'esbrouffe. Pour cela, on ne peut rien reprocher : la reconstitution des 70s est d'un rendu saisissant, et plus ou moins référentielle (on a beaucoup parlé des Hommes du Président). Pour la forme, on a affaire à un style brut, fragmenté, propre à l'univers du fait divers (ce qu'est finalement au départ l'histoire du Zodiac). D'où une profusion d'informations, que ce soit sur l'image (façon journal) ou dans l'image, profusion également de détails que l'on ne relève pas forcément, qui intriguent quant à leur sens, leur valeur au sein d'un métrage tout dirigé vers la quête d'une vérité, la résolution d'une énigme. C'est parfois un peu confus, un peu long du coup, mais maintient suffisamment le spectateur en haleine. Car quand on sort du cadre de l'enquête, Fincher nous rabat sur ses personnages, bien incarnés par un casting parfait (si ce n'est Downey Jr, limite caricatural). Grâce soit rendue aussi à la projection HDDC pour le rendu d'une photographie particulièrement travaillée (voir en cela le premier meurtre ou les scènes de nuit). Et puis Fincher restant Fincher, on a droit à des fulgurances d'images somptueuses et déroutantes, vertigineuses telles que pouvait en créer Hitchcock : composition des plans parfois inspirés par la peinture, mouvements très lents qui procurent une sensation de glissement vers quelque chose, et ce plan du pont de Frisco absolument remarquable. Et puis, par certaines scènes, on reconnaît la patte Fincher, on a l'impression d'être replongé dans l'enfer de l'enquête de Seven : conversations à deux dans un restaurant, dans un escalier (plongée, contre-plongée), la forme des bureaux du Chronicle,... A noter que les meurtres sont d'une rare violence pour sa première incursion dans ce genre de scène. Et puis - oui, je sais, je vous livre tout ça un peu en vrac - cette formidable scène où Robert va voir Lee pour savoir à son regard si c'est lui le tueur, d'une intensité qui se passe de mots. On ne peut donc crier au chef-d'oeuvre dès la sortie comme pour ces précédents réalisations, mais Fincher a réalisé là un film solide qui demande une deuxième vision pour en apprécier toute la saveur, toute la valeur.
 06-06-2007 Basic instinct 2
Basic instinct 2 est un pur chef-d'oeuvre. Au pays des nanars, il atteint la quasi perfection. Fait pour montrer au monde entier la nouvelle poitrine de Sharon Stone, le film ressemble, comme s'il y avait une quelconque volonté d'accorder fond et forme, à la dite poitrine : en toc. Oui, comme les deux morceaux de silicone, Basic instinct 2 est sans vie, pas excitant, et terriblement vulgaire. La Stone, complètement stone, nous jette aux oreilles des monticules de vulgarité - sans dire un gros mot, c'est dire la performance - là où elle la jouait perverse et, faut bien le dire, bandante dans l'opus de Paul Verhoeven. Grâce à un look improbable, elle parvient à nous faire préférer une promenade au Bois de Boulogne. Pour vous mesdames, les producteurs ont choisi une tanche, vous savez, les yeux sans expression et ouvrant parfois la bouche pour le plus grand intérêt de tous : David Morrissey, un nom qui restera dans les annales de l'actor studio... Michael Caton-Jones, quant à lui, s'évertue à recréer la mise en scène du Hollandais violent mais uniquement du côté de la technique. Pour l'intelligence, merci d'être venu, repassez une autre fois. A si, peut-être peut-on reconnaître un réel effort sur la photographie qui s'efforce de donner un style glacial à l'ensemble, dans la veine d'American Psycho. Mais encore une fois, rien d'original. Enfin, le scénario aligne les temps faibles avec une telle régularité qu'on croirait que c'est fait exprès. Quant au twist final, il dépasse tout en ridicule, puisque si narrativement on peut admettre cette absurdité, dans la logique de mise en scène (?!?), rien ne va dans le sens de cette fin. En tous cas, s'il fallait une preuve que Sharon Stone n'est plus une actrice, la voici. Qu'elle se consacre entièrement à la lutte contre le sida, elle le fait très bien. Sa (son?) plastique ne nous manquera pas.
 05-06-2007 Christine
Les bonnes adaptations des romans de Stephen King ne sont pas légion, quoi qu'on en dise. D'ailleurs, les prises de liberté avec le matériau du noveliste sont pour beaucoup dans la réussite desdites adaptations. Kubrick transcende et s'approprie complètement Shining. Carpenter en fait de même avec Christine, petit texte fantastique original mais basique. Au lieu de mettre le nez dans les relations entre les personnages, distendues par l'arrivée du véhicule meurtrier, le réalisateur de The Thing axe son point de vue sur Christine, personnage central quoique désincarné, et sur sa relation sexuelle métaphorique avec Arnie. Toujours très sombre, l'image reflète la thématique chère à Big John, la menace invisible, inattendue, l'odeur de mort qui rôde autour des vivants. Pour cela, il choisit d'adapter en même temps le mythe de Dracula autour de cette Plymouth Fury qui peu à peu vampirise son «amant», au point de le rendre exsangue et aliéné (comprenez étranger à lui-même). Du coup, la photo oscille dans un clair-obscur que ne vient seulement rompre la couleur rouge de la voiture et du sang de ses victimes. Avec ce noir et blanc subtil, Carpenter veut nous renvoyer dans le passé, à l'époque des 50s, mais même plus loin, dans un temps mythologique où le fantastique, le merveilleux règnent en maître.
 02-06-2007 Le Diable s'habille en Prada
Il y a certains films qu'on est content d'avoir gagné. Non parce qu'ils sont d'une qualité à couper le souffle, mais parce qu'au contraire, l'avoir payé nous aurait mis en rage. Le diable s'habille en Prada fait partie de ceux-là (j'en profite pour remercier Fandecinéma grâce à qui j'ai pu voir le film !). Encensé à sa sortie ciné, il semblerait que le film ait bénéficié d'une grande indulgence due à sa star, Meryl Streep, il est vrai parfaite dans le rôle. Parce que pour le reste, on nage dans un océan de lieux communs, de stéréotypes, qui n'étonneront que le sauvage de Papouasie méridionale jamais sorti de sa brousse (pardon pour cette réflexion sur les papous quelque peu primaire, mais tellement parlante). Alors comme ça, la mode est un univers mesquin, difficile et superficiel ? Ben dis donc, heureusement que le film est là pour nous le dire, sinon on n'aurait jamais su la vérité !! Non, sans blague, même si certains personnages sont croqués avec une certaine acidité (la première assistante Emilie), la description du monde de Lagarfeld, Klein et consorts fleure mauvais le réchauffé, et cee n'est pas la formule -conte- qui allège un récit déjà plombé par une linéarité aflfigeante. Linéaire donc, et lisse avec ce personnage de Cendrillon moderne bien (dés)incarnée par Ann Hattaway, transparente comme un string Hugo Boss. Son évolution au sein du métrage est d'une part convenue, d'autre part sans réelle progression. Moralisateur à souhait, Le film n'a de diabolique son statut trompeur de bonne comédie. Car en ce qui me concerne, regarder le vent, ça ne me fait guère rire.
 23-05-2007 Tobe Hooper's mortuary
Plus Tobe Hooper fait des films, plus la désagréable impression qu'il n'est l'auteur que d'un seul film (voire deux si on est pas trop regardant sur Le Crocodile de la mort) prend de l'ampleur. Comment reconnaître le créateur de Massacre à la tronçonneuse dans cette insipide production qui ne dérogerait pas à côté de téléfilms bâclés comme M6 pouvait en passer en deuxième partie de soirée le jeudi soir. Bizarrement, alors que l'on sommeille une heure durant avant de voir un peu d'action, on se rend compte que la meilleure partie du film est celle qui nous a jeté dans les bras de Morphée : le final est un foutoir sans nom, abruti, incompréhensible, risible, et pourvu d'effets spéciaux pourris. Quand on n'a pas les moyens de réaliser de bons CGI, on fait preuve d'un peu d'audace et de système D (comme sur Massacre...). Et dire que pour nous faire sursauter, Hooper se sent obligé de nous asséner des coups musicaux, comme dans les prodcutions lambda sans imagination et sans talent, qui ont au moins le mérite de nous garder éveillé... A cela s'ajoute un casting somme toute bien trouvé mais pâtit d'une qualité d'interprétation qui n'est pas prêt de leur faire gagner un oscar. Alors, même si la mise en place est intéressante et décalée (la marque de Hooper), on ne peut s'empêcher de se demander - où vais-je, dans quel état j'erre - (ah!ah!), bref le scénario respire le grand n'importe quoi. Tobe Hooper, fondateur d'un mythe cinématographique, d'un chef-d'oeuvre impérissable, réalise là le film le plus con depuis bien longtemps. Apparemment, ce serait fait exprès : pour moi, c'est pire...
 22-05-2007 Hitcher
En tant que producteur, Michael Bay s'est fait une spécialité de remakes de classiques de l'épouvante. Après notamment Massacre à la tronçonneuse, il s'attaque à une petite série B devenue culte avec le temps. Le défi ayant été relevé haut la main pour les aventures de Leatherface, on pouvait s'attendre à une encore plus grande réussite pour un film d'un autre calibre malgré tout. Et pourtant, malgré quelques qualités indéniables, le film passe complètement à côté, évacuant tout ce qui faisait le charme du film de Robert Harmon : exit la relation ambigue entre le tueur au pouce levé et le héros, relation d'attirance-répulsion gangrénée ici par le fait que le héros est une héroïne (spécialité de Bay qui s'en va chercher des actrices de série pour ados boutonneux pour en faire des Sarah Connor en puissance - ici, donc, une pouf des Frères Scott), son petit ami considéré comme une lopette. Exit également le côté surnaturel du psychopathe : là où Harmon en faisait une entité diabolique omnisciente (sous couvert d'un réalisme impeccable), Meyers fait de son personnage un élément narratif qui vient à chaque fois relancer l'action : c'est quand même peu pour un personnage central. Côté psychologie donc, on est un peu en berne. Mais ce que l'on perd en profondeur, on le récupère en action, car le film suit un rythme plutôt alerte (sur 1h20), et, même si chaque scène sent le réchauffé, la réalisation possède une certaine efficacité (comprenez que c'est bourrin) : on reconnaît la patte du producteur, toujours là quand il s'agit de donner dans la gratuité la plus complète (gorge éclatée, balles dans la tête, couteau planté, et je ne pense pas dévoiler quoi que ce soit en parlant d'un écartèlement rigolo ; poursuite et accident de voitures sur fond de Nine Inch Nails - l'utilisation de la chanson Closer est parfaitement absurde, mais ça fait fun !). Finalement, au bout du compte, le film ressemble à son plan d'ouverture, où un lapin pathétiquement réalisé en CGI se fait exploser par une voiture devant un paysage désertique magnifiquement éclairé. Pas du grand art, mais avec du pop corn, ça passe tout seul.
 22-05-2007 Rocky Balboa
Après un troisième opus mégalomaniaque, un quatrième qui exemplifiera pour longtemps encore la volonté toute reaganienne d'écraser le bloc russe, et un cinquième pavé de bonnes intentions mais irrémédiablement bancal, nul ne pouvait imaginer le retour sur scène et en grâce du personnage fétiche de Sylvester Stallone. Et après tout cela, nul n'aurait imaginé non plus verser une larme devant les adieux de la star déchue à son icône. Et pourtant, tout cela arrive sans qu'on y ait pris garde. De la manière la plus simple qui soit, pour ce qui est de l'émotion non feinte qui inerve le film : Stallone joue la carte de la nostalgie, de la mélancolie, afin de régler ses comptes avec le passé. Comme le dit Paulie, il faut regarder vers l'avenir. Difficile quand son fils est gêné par le statut de son père, quand on ne se remet pas de la disparition de sa femme. Rocky est redevenu ce qu'il était avant sa victoire sur Apollo Creed : un bouseux inculte, un peu bête, mais d'une sincérité et d'un courage à toute épreuve. Pour mieux faire le lien avec le premier film, Stallone reprend divers éléments, concernant la rencontre d'avec Adrian, mais surtout avec le personnage de Marie, gamine qui l'avait insulté alors. Le monde a changé, ses valeurs avec, et c'est donc un conflit générationnel qu'assoit l'auteur-interpète. De fait, deux style s'opposent, l'un lorgnant vers le classicisme fordien de Clint Eastwood (dont le Milion dollar baby doit beaucoup à Rocky), fait de clair-obscur et d'une simplicité de mise en scène remarquable, l'autre le style tape-à-l'oeil de MTV, des chaînes de TV en général, que Stallone adopte pour le combat final. Qui en sort vainqueur ? Qu'importe, Rocky nous quitte pour toujours, et c'est un déchirement pour Stallone comme pour le spectateur réceptif. Adieu donc...
 21-05-2007 La Nuit au musée
Sur le papier, cette Nuit au musée est on ne peut plus attractive, puisque l'idée directrice donne lieu à un espace de liberté considérable, qui permettra de faire revivre une quantité d'époques, de personnages, pour le plus grand plaisir du spectateur. Dans les faits, La nuit au musée, sans être un parfait exemple de médiocrité, déçoit. A cause d'un script tripartite trop convenu, sans surprise, et même répétitif : une première nuit à la découverte du musée, une deuxième où ce gardien apprend à gérer techniquement, une troisième où il impose son idéologie sur ce petit monde. Bon, on tourne vite en rond, même si l'on ne boude pas des scènes d'action plutôt bien menées. Le film déçoit également à cause de Ben Stiller, et là c'est mon avis personnel, de plus en plus difficile à supporter sur la longueur d'un métrage : petit à petit, il régresse jusqu'à reprendre le rôle de Jim Carrey au début de sa carrière, avant que ce dernier ne fasse - justement - le chemin inverse. Si Stiller nous reserve malgré tout quelques moments assez drôlatiques, On ne peut que se retenir de rendre ses pop corns devant tant de mièvrerie moralisatrice, véhiculant une idéologie non seulement vieille comme Mathusalem, mais en plus écoeurante tellement râbachée ici et là dans la plupart des produits cinématographiques pour enfants. Pour apprécier pleinement cet ersatz de Jumanji (lien établi ne serait-ce que par la présence de Robin Williams au générique), il faut faire un effort sur soi, ce que je n'avais pas envie de faire hier soir. Peut-être la prochaine fois...
Pages : << < ... 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... > >>


Fan de Cinéma, le portail cinéma collaboratif est enregistré à la C.N.I.L. sous le n° 1143859 - Copyright © 2000-2012 JR MULTIMEDIA Tous droits réservés