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Fan : coleoptere Localisation : LA BASSEE Inscrit le : 24-08-2006 |
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| Ses critiques de films |
31-07-2007 Hot Fuzz |
| Difficile qand on fait un coup d'éclat dès son premier film de maintenir le niveau pour le deuxième. Surtout quand on oeuvre dans le domaine de la parodie. Mais Hot Fuzz, tout comme Shaun of the dead, est-il une parodie ? Non, simplement un hommage «vibrant» aux films d'action, aux buddy movies, avec de l'humour, mais pas cet humour second degré de pacotille des productions Bruckheimer ou Silver, un humour british qui rappelle par moments l'absurde des compatriotes Monty Python. Pegg et Wright l'ont crié sur tous les toits, ils aiment Tony Scott, Domino et Man on fire, films tant décriés ailleurs ; ils aiment également Michael Bay, Point Break, Le Dernier Samaritain, et bien d'autres films classés dans certaines annales du nanar hollywoodien. Et les compères récupèrent les images fortes de ces métrages, non pour les vider de leur substantifique moelle, mais pour leur donner une profondeur nouvelle (voir quand le «gros» imite K. Reeves en vidant son chargeur en l'air). Hot Fuzz, c'est plus qu'un hommage très respectueux au bourrin movie, c'est une déclaration d'amour au cinéma en général, au cinéma de genre en particulier : car on nage parfois dans le gore grand-guignol, dans le giallo (la plantation de cisaille dans la gorge rappelle l'Argento de Profondo Rosso ou Opera), et ça fait du bien parce que assaisonné de leur humour, le tout prend une consistance peut-être un peu foutraque (pas aidé en cela par l'imitation frénétique du style expérimental de Tony Scott), mais réellement jouissive. Dans la salle obscure, on se marre comme un bossu, on en prend plein les mirettes pour pas un rond (merci fande pour les places !) Avec un second degré tout british qui ne ternit en rien une appréciation au premier degré. Sans l'humour, Ce Hot Fuzz est bien supérieur à une large majorité des blockbusters ricains qui sort tous les étés. God save the Queen... |
30-07-2007 300 |
| Le réalisateur du remake réussi de l'irremakable «Dawn of the dead» de Romero, la BD culte de Frank Miller, dont l'univers avait déjà été transposé à l'écran via le très bon «Sin city», on avait beaucoup à attendre de ce «300». Et grossièrement, on peut dire que l'attente n'est pas déçue. Visuellement époustouflant, le film se targue de rendre à César ce qui appartient à César, en redonnant au péplum, à l'instar de Ridley Scott avec «Gladiator», sa vocation de tragédie grecque antique : choriphée via une voix off que certains jugeront inutile, mais qui rappelle imanquablement les arcades grecques ; couleurs, jeu de masques, monstruosité, goût pour la violence. On 'est pas chez Sophocle, mais presque. Ce qui manque véritablement à «300» pour atteindre une perfection hors la forme, c'est un scénario un peu plus touffu, puisqu'ici, il s'agit juste de deux groupes qui s'affrontent, où l'on va de Charybde en Scylla, la supériorité des Perses s'exerçant autant par le nombre que par la variété de leur capacité d'attaque. Il ya bien cet intermède à Sparte avec la reine qui se bat pour conforter son mari dans son intention guerrière, mais c'est tout. Et forcément, on a du mal à réagir émotionnellement (autre que le plaisir de voir une tuerie comme on n'a rarement pu en voir au cinéma) au drame qui se noue autour du cou des Spartiates... Reste donc l'incroyable talent de faiseur d'images de Snyder, sa mise en scène ébouriffante, qui se prend le luxe de contourner le fascisme latent de la BD par quelques touches d'humanité éparses ici et là. On dira ce qu'on veut, c'est largement suffisant pour faire de «300» un film culte en devenir. Si ce n'est pas déjà fait... |
26-07-2007 Piranhas II |
| Aurais-je eu la curiosité de regarder ce Piranha 2 «spawning» s'il n'y avait pas eu le nom du réalisateur de Titanic, Terminator 2, et autres Abyss au générique ?? Pas sûr... d'autant que la scène d'ouverture ne met guère en condition de visionnage favorable : directement calquée sur l'ouverture des Dents de la Mer 2 (chacun ses références, moi j'aurais plutôt pompé le premier, mais bon...), idiote, mal foutue, avec une fille à poil qui fait plus pitié qu'envie... on se demande comment Cameron a pu enchaîner derrière ce qui s'annonce comme une purge infecte sur Terminator... Et puis, petit à petit, on laisse tomber tout ce qui rappelle que Cameron est un transfuge de l'école Corman, tout le négatif de cette méthode qui consiste à tourner en 3 jours pour 100 dollars un produit calibré pour des drive-in qui n'existent plus, bon alors pour le direct-to-video ? parfait, je prends. Oublié donc les faux raccords, une direction d'acteurs parfois à l'ouest (reste Lance Henriksen, toujours bon, même dans le Z, même à ses débuts), de l'humour digne d'un «On se calme et on boit frais à Saint-Tropez»... Parce que hormis ces menus défauts qui font que Piranha 2 ne sera définitivement qu'un film médiocre, Cameron fait avec les moyens du bord, c'est-à-dire pas grand-chose, et quand on n'a pas grand-chose, on fait dans le système D. Du coup, une simple eau bouillonnante, et l'angoisse monte, filmée en coupe transversale pour que plage et mer soient dans le même plan (attaque à venir donc). Cameron ne lésine pas non plus sur les effets gore, de manière à ce qu'au moins, le film donne ce qu'il doit donner : de la tripaille, du sang, des macchabées. Dont acte, jusque dans son aspect le plus grand-guignol, quand un de ces bestiaux sort du ventre ouvert d'une victime pour en faire une autre, de victime. Et puis, Piranha 2, c'est avant tout pour le futur metteur en scène d'Abyss, Titanic, Ghosts of Titanic, Expédition Bismarck, une occasion de tourner en milieu aquatique. Et là, force est de constater que le gaillard est vite à l'aise pour mettre en boîte des séquences maritimes plutôt bien foutues. Pour un premier essai, c'est donc un essai à moitié concluant, en cela qu'il donne une expérience plus que valorisante en terme de reconnaissance d'un tournage. En soi, on aurait envie de rayer pour Cameron ce métrage de sa filmo, mais sans lui, pas de Terminator, pas d'Abyss. Ce qu'il a manqué à Cameron sur ce film, c'est du temps, de l'argent. Tout ce qu'il aura par après. |
25-07-2007 Audition |
| Mon exploration du cinéma asiatique récent continue, après Old Boy de Park Chan-Wook, avec cette Audition de Takashi Miike, que j'ai d'abord découvert par son segment Imprint de la série Masters of Horror... Et ce qui frappe, à la fin du visionnage, c'est sa propension à mettre en scène la douleur, à insister sur la torture aussi bien mentale que physique (ici le bonhomme subit de l'acupuncture orbitale et de la chirurgie à son corps défendant - tous ses muscles étant paralysés). Alors bien évidemment, ce serait une grossière erreur que de calataloguer ce film et son réalisateur dans la catégorie «horreur» (tiens, c'est pas là qu'il est classé, chez Fandecinéma ?!), parce que la séquence en elle-même ne dure que 10-15 mn tout au plus, et qu'elle ne «s'apprécie» qu'au contact du reste du métrage, du style tout en ellipses, en non-dits, en brèves images posées là sur la pellicule, de Miike. Finalement qu'est-ce que ça nous raconte, Audition ? un homme qui cherche à remplacer sa femme décédée pour tromper sa solitude (malgré la présence d'un fils malgré tout bien grand et en passe de quitter le domicile paternel) qui rencontre une femme-enfant qui, elle, cherche une présence sécurisante, sûre, à la fois paternelle et amoureuse. Alors, quand monsieur n'appelle pas madame, cette dernière, forcément, se pose des questions... De là, le reste du film, qui repose donc essentiellement sur la présentation de la solitude de tout un peuple, marqué par le malheur, incapable d'être heureux, et surtout incapable de nourrir ce bonheur quand il se présente. Audition se présente donc comme un film en soi social dont le dénouement ne fait que faire ressortir avec autant de violence la tristesse d'un pays en mal d'être. C'est pas à mettre devant tous les yeux, cependant... |
19-07-2007 Lucas, fourmi malgré lui |
| Passé la suprise d'un design un peu obsolète, en tous cas loin derrière les oeuvres Pixar, ou même Dreamworks, Lucas Fourmi Mlagré Lui séduit. Petit à petit. Par petites touches d'humour. Et par la force d'un scénario qui n'a l'air de rien, mais a le mérite de conserver sa ligne directrice jusqu'au bout : lutter contre l'individualisme forcené d'une société humaine qui a effectivement tout à apprendre des animaux (alors que l'homme se dit encore supérieur à la race animale, tandis que les dauphins, orques, et autres doivent bien se marrer quand ils entendent ça, sauf quand on les harponnent histoire que l'homme montre à quel point il est effectivement anim...euh, supérieur), et plus particulièrement des fourmis : la brève scène où Ova questionne Lucas sur le Grand Nid (la Ville) fait figure de note d'intention que vient confirmer une séquence finale où le nombre fait la force. Par ailleurs, le film respire la générosité de son producteur, Tom Hanks, et contourne ce qu'on peut désormais appeler le film de Fourmis (comme il y a le film de zombies, peut-être ?!) - engendré par 1001 pattes et FourmiZ - en innovant sur l'humour (drôles de bruitages, personnages décalés, les grenouilles (!!!)) et sur de véritables scènes d'action réalisées comme du Michael Bay (bon, peut-être un peu moins hystérique...) : du coup, on lorgne vers Star Wars, vers une tradition du film d'aventures qui fait plaisir à voir. Reste que le gros point faible - qui fait que de Bon on passe à Moyen (oui, je suis dur...) - c'est encore une fois la faute à un graphisme dépassé, qui aurait fait illusion il y a 5 ans, mais qui depuis Cars, et même les Indestructibles (pour le rendu des personnages, volontairement irréels), ne peut rivaliser en terme de qualité de la 3D. A moins que cela ne soit fait exprès pour rester dans l'esprit Dessin animé, et dans ce cas, je m'en excuserai auprès des personnes concernées. |
16-07-2007 Harry Potter et l'Ordre du Phénix |
| On avait laissé un Harry Potter taciturne, chamboulé par la mort de Cedric Diggory. On le retrouve dans le même état. Autant dire que David Yates s'inscrit dans la continuité (logique, en même temps), bravant ainsi le risque d'une cassure stylistique permise par la permutation à chaque film du réalisateur. D'emblée, donc, on entre dans un univers réaliste, pour ne pas dire ultra-réaliste : le cousin Dudley est un lascar, pleutre mais lascar, les décors sont clairement situés dans un environnement réalistes, jusqu'à faire apparaître nos héros dans un Londres tel qu'on ne l'avait encore jamais vu (chez HP). Et même dans les scènes de magie, les séquences à proprement dit fantastiques, le ton lorgne vers le réalisme, sinon visuel, du moins psychologique. Car dans cet Ordre du Phénix, point d'action, il faut attendre le climax final pour véritablement éclater une histoire qui se met en place lentement mais qui se prend le luxe de donner corps aux nouveaux sentiments d'Harry. Tous ceux qui auront lu le livre se trouveront déçus du traitement des personnages, ce qui fait l'essence de L'Ordre du Phénix littéraire, car il fait office de transition vers l'âge adulte, où Harry est particulièrement horripilant (caractère de cochon), puisqu'il perd tous ses repères liés à l'enfance : du coup, ici, la révélation sur la nature de son père paraît un peu faible alors qu'elle est censée le faire se questionner un peu plus sur lui-même. Malgré tout, Yates prend le parti que le spectateur connaît les bouquins, connaît tout Harry Potter, et joue, assez bien on peut dire, sur les ellipses, et assume ses choix sans que l'on puisse en dire grand chose. Car 800 pages, dont la moitié de détails, c'est pas une mince affaire. Et il faudra voir comment le suivant amènera les éléments qui auront été tenus à l'écart. Toujours est-il qu'Harry Potter s'affirme un peu plus comme la retranscription de la Seconde Guerre Mondiale comme l'a voulue J.K. Rowling (sang impur, mangemorts aux symboles parlants, et blonds, une guerre perdue par Hitl...par Voldemort qui revient pour une deuxième - non, toujours pas ?). Et malgré des défauts visibles pour le commun des mortels (les moldus), cet Ordre du Phénix maintient le bon cap. Quand on a été atteint de la fièvre Harry Potter, qu'il est dur d'être objectif !! |
11-07-2007 L'Age de glace 2 |
| L'âge de glace est sur le point de laisser la place à une autre ère, réchauffement climatique oblige, et les aniamux partent à la recherche d'une arche (sans Noé). Voilà pour le pitch de cet Ice Age volume deux, qui a la bonne idée de nous amuser tout en évoquant les ravages de la font des glaces, sans nous faire la morale (pas de «les hommes ils pourrissent la Terre», mais quand même on n'en voit la queue d'aucun), mais en insistant sur la disparition des espèces. L'âge de glace, c'est surtout une incroyable facilité pour passer du rire le plus gras à la larme au coin de l'oeil que l'on écrase en essayant de faire croire à son voisin que l'on a une poussière oculaire. Car les animaux ont été travaillés de sorte que leur humanisation nous saute aux yeux, sans que leur animalité n'en soit oubliée : Diego a une phobie, Manny ne veut pas faire le deuil de sa famille, etc. En dehors de ces considérations, L'Age de Glace reste un sacré bon divertissement, très drôle (on rit peu à gorge déployé, à 28 ans, devant ce qui reste un dessin animé), en particulier les «sketches» de Scratt, qui répondent à une attente spectatorielle, mais sont intelligemment insérés dans le métrage, comme respiration et fil conducteur de la destruction du barrage glacier. Seul point faible, où l'on voit que Pixar a une avance considérable sur tout le monde, l'animation : même si le design au coeur du film est tout particulier, il reste pas mal de défaut : les personnages semblent parfois avoir été ajoutés synthétiquement sur un décor étonamment réaliste, ou encore le rendu de l'eau est parfois hasardeux. Malgré cela, pas de quoi faire la fine bouche : on reprendrait bien un peu de glace... |
11-07-2007 Faust |
| Quand on parle Expressionnisme allemand, on pense en premier à Fritz Lang qui a, c'est vrai, livré pas mal de chef-d'oeuvre de ce courant. Mais il ne faudrait en aucun cas que la filmo de Lang éclipse celle, plus confidentielle, plus courte, mais tout aussi excellente, de Murnau. Truffaut n'a-t-il pas déclaré que L'Aurore était le plus beau film de tous les temps (en même temps, il n'a pas pu voir Bad Boys 2, donc son assertion est toute relative...!!). Le Faust de Murnau fait vraiment figure d'ovni. Formellement, l'expressionnisme se marie parfaitement avec le romantisme gothique de l'oeuvre de Goethe, et permet des images ahurissantes : les 3 (pas 4 ?) cavaliers de l'apocalypse, chevauchant sur des nuages noirs, le diable recouvrant de sa cape le village, et outre ces images fantasmagoriques issues du fantastique, de superbes plans des visages, notamment dans la séquence finale où Faust retrouve sa vieillesse au pied du bûcher de sa bienaimée. On pourrait dresser une liste longue comme ça de scènes marquantes (j'oubliais la séquence où Gretchen cherche un abri en pleine tempête de neige), et quelques cinéastes accrocs au bavardage et au tout-explicite devrait s'inspirer de l'incroyable sens de l'image du cinéaste muet (ses films, pas lui, hein !) : jeu d'acteurs, photographie, montage, tout permet au spectateur une parfaite compréhension de ce qui se trame. Derrière cette tragédie, dont le dénouement, pour funeste qu'il apparaisse, constitue une lueur d'espoir, se cache un hymne à l'amour, à l'humanité, à l'amour de l'humanité, qui, à l'instar des films de Lang dans les 20s-30s, annonce l'arrivée de l'extrémisme façon petite moustache et mèche de côté, tout en la combattant par ce simple mot : AMOUR. |
10-07-2007 Dog soldiers |
| Où était passé le cinéma d'horreur anglais depuis la Hammer ?? Nul ne le sait, mais un peu comme pour toute civilisation disparue (mayas, incas, dinosaures, j'en passe...), on regardait jusqu'à peu les Terence Fisher (entre autres) comme les vestiges d'un monde qui nous ouvrait les portes de la nostalgie. Et tiens, qu'est-ce qu'on voit débarquer, tout à coup ? The descent, Creep, Severance, et ce Dog soldiers, passé inaperçu à l'époque, sans qu'on se doute que Neil Marshall, futur réalisateur du tétanisant sus-nommé The Descent, et son compatriote Christopher Smith, allait creuser une nouvelle voie au horror movie au pays du prince Charles. Dog soldiers, donc. Comme ça, ça a l'air très con... et ça l'est : une unité armée censée effectuer un exercice à balles à blanc se trouve confrontée à une horde de loups-garous assez belliqueuse. Dans la forme, la première partie rend hommage - pompe ? - à Predator, et son habile retournement du chasseur devenu chassé. La forêt écossaise constitue un décor visuellement riche, anxiogene, et pluriel. La deuxième partie, quant à elle, prend des allures de Nuit des Morts-Vivants, où le refuge se mue en siège (avec multiplicité des directions : ils ne doivent pas entrer - les monstres - ; ils veulent partir - les hommes - ; ils veulent bouffer, ils ne veulent pas être bouffé - pas besoin d'expliquer, là, je pense). Rien de nouveau sous le soleil de Satan, direz-vous. Et pourtant, Dog Soldiers, avec sa gueule de série Z tout droit sortie de chez monsieur «je tourne un film en 3 jours pour 120 dollars» Corman, dépasse ce statut sur le papier en oeuvrant sur la pellicule avec une véritable mise en scène dopée à la testostérone, énergique au possible, agressive, décomplexée, ce qui ravira le fan de gore qui tache. Et histoire de bien montrer qu'il ne se prend pas au sérieux, Marshall ajoute un second degré bienvenu, qui fera les beaux jours également de Severance. Comment ne pas se marrer comme un bossu - en essayant de ne pas vomir ses chips et sa bière sur le nouveau canapé de madame - en voyant ce gradé, éventré par une vilaine bebête, se battre avec un chien pour essayer de garder ses intestins là où ils sont. Humour bas de plafond (faut entendre les dialogues aussi !), pas très Jean D'Ormesson, mais pour peu qu'on y soit sensible, ça peut faire des guili dans le ventre (dans le nôtre, parce que dans celui du gradé, ça fait que du sang). Pour conclure, ça fait du bien là où ça passe de revoir des loups-garous, espèce disparue - qualitativement - depuis le début des 80s (Hurlements, Loup-garou de Londres). Et ça fait encore plus plaisir de voir un film aussi détendu du slip qui cache son manque d'originalité derrière un dynamisme rare. Vive les Rosbeef !! |
08-07-2007 Ne le dis à personne |
| Je dois bien avouer avoir ressenti une pointe de déception à la fin de Ne Le Dis à Personne, compte tenu du nombre de qualités pour lesquelles on avait vanté le deuxième film de Guillaume Canet. Non pas que ces éloges soient mensongers : la BO de M et les autres chansons donnent une véritable identité au film, les acteurs sont tous surprenants (Berleand sobre ?!) et manifestement dirigés avec amour par Canet, la mise en scène se permet des mouvements de caméra d'un lyrisme qui prend son envol essentiellement dans les scènes autour du lac et du thème de l'enfance (élan mélancolique assez poétique qui détonne assez avec les images du ventre de Paris, filmé à la new-yorkaise, pluriel). Finalement, là où le bât blesse, c'est le scénario : si Canet parvient à distiller les indices au fur et à mesure que l'étau se resserre autour d'Alex, s'il parvient à créer un véritable suspense autour de la clé de l'intrigue, on arrive assez rapidement (dans la dernière heure) à élucider le tout : pour ma part, la véritable «vérité» m'est apparue avant celle présentée par le personnage de Dussollier. D'autant que, pour intéressant que soit le changement des points de vue, le dénouement à tiroir s'étire, lasse, puisqu'on a tout compris depuis un petit moment déjà. De Ne le dis à personne, ce qu'on doit retenir, c'est le formidable directeur d'acteur qu'est Canet, et son dynamisme à filmer des scènes somme toute anodine, qui en font un futur auteur (il crée aussi des liens, des private joke avec Mon Idole) à surveiller. |
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