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Tony-White
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Ses critiques de films
 31-05-2007 Sunshine
Une équipe tente une mission suicide pour sauver le soleil et par la même occasion, l’Humanité. Avec un pitch pareil, on pense de suite à ARMAGEDDON. Grosse erreur et c’est tant mieux ! Mais si on veut tenter une comparaison, c’est à ALIEN de Ridley Scott que le film se rapproche le plus. SUNSHINE est bel et bien une réussite. Mais en plus, il redonne ses lettres de noblesse à un genre (la science-fiction) qui avait été maltraité ces dernières années. Danny Boyle offre une manière d’aborder le genre plus scientifique et plus sensorielle. De ce côté, le film est proche de 2001, L’ODYSEE DE L’ESPACE et de SOLARIS. SUNSHINE est un pur plaisir pour les yeux et les oreilles. Visuellement, le film est remarquable. Les images des extérieurs du vaisseau et du soleil sont magnifiques. D’ailleurs, le soleil est un vrai personnage du film. On le voit tel qu’il est vraiment : un élément nécessaire à là vie mais aussi qui peut tuer, à cause de sa puissance, et mourir. Les effets sonores participent fortement à l’ambiance du film. Les nappes électroniques et les bruits sourds enferment le spectateur ou le fait sursauter. Il est donc clair que SUNSHINE doit être vu en salle. Danny Boyle réunit un casting international parfait où se mêlent des asiatiques (Michelle Yeoh et Hiroyuki Sanada, que l’on a vu dans RING, l’original !), des américains (Chris Evans) et un britannique (Cillian Murphy). Chaque personnage a sa place et son rôle à jouer dans l’aventure mais le plus touchant est Searle, le médecin de l’équipe. Sa fascination pour la lumière du soleil est sans limite. La façon dont il périt est aussi horrible qu’extraordinaire. SUNSHINE est donc un film de science-fiction bien ficelé qui n’oublie pas de nourrir le cerveau.
 31-05-2007 Rambo Iii
« Je suis ton pire cauchemar » Après ROCKY IV, COBRA et OVER THE TOP, Stallone est au sommet de sa carrière. Mais à partir de RAMBO III, il va commencer à lasser les spectateurs, même les plus fidèles. Avec ce troisième épisode, on est bien loin de l’esprit du premier. Tout le film n’est qu’une succession de scènes d’action invraisemblables. Le scénario met à profit toutes les capacités physiques de Stallone/Rambo sans se soucier de la crédibilité des scènes. Le final où Rambo se retrouve seule face à une armada d’hélicoptère fragilise l’ensemble au lieu de lui donner de la force. Au niveau de l’interprétation, Stallone continue à exprimer le minimum de sentiments. Cela lui servait dans le premier film pour montrer l’âme torturée de Rambo mais ici çà ne tient plus. Nous retrouvons Richard Crenna qui est toujours aussi productif quand il s’agit de lancer des répliques cultes (« -où sont les missiles ? – pas très loin – où – dans ton cul ! », c’est un métier). Quant à Marc de Jonge, il a bien du mal à succéder à Brian Dennehy et Charles Napier dans le rôle du salaud. Il campe un soldat russe assez peu crédible et surtout, très caricaturale. Parce que RAMBO III, c’est aussi une grosse caricature. Et c’est sûrement de ce côté que le film est détestable. Comme Rocky dans ROCKY IV, Rambo est devenu un instrument au service du discours anti-soviétique du gouvernement Reagan. Finalement, il faut prendre RAMBO III tel qu’il est ; Un nanar bourrin mais assez jubilatoire.
 31-05-2007 Rambo II : la mission
« Cette fois, on y va pour gagner » Tout comme ROCKY II, RAMBO II est la suite logique du premier épisode. Tout d’abord, le film étant un succès, il est normal qu’une suite lui soit donnée. Mais surtout, on avait laissé Rambo sur un échec. Il fallait donc lui rendre justice. ROCKY II était très proche du premier film : même rythme, même mélancolie, même « odeur ». Mais pour RAMBO II, le changement de ton est plus radical. Après une introduction où l’on voit John Rambo casser du rocher en prison, le générique nous fait entendre le thème de Jerry Goldsmtih dans une version beaucoup plus « dure ». Le ton est donné, il y aura plus d’action. D’ailleurs, tout est fait pour mettre en valeur la musculature hyper-travaillée de Stallone. La séquence où Rambo prépare son matériel avant de partir en mission est un digne exemple (ce schéma est repris par Schwarzenegger dans COMMANDO, la même année). De l’action, il y en a énormément et les scènes d’anthologies se suivent. Le passage où Rambo décime un à un les soldats russes rappelle beaucoup la scène de traque dans la forêt du premier épisode. Cette scène fonctionne bien mais il manque le suspens du précédent film. Il y a également le fameux duel entre les deux hélicoptères, filmé comme pour un duel de western. Et pour finir, la « vengeance » de Rambo sur Murdock (joué par Charles Napier en beau salaud, mais beaucoup moins subtil que Brian Dennehy). Tous ces moments font de RAMBO II un film extrêmement jouissif. Par contre, RAMBO II touche aussi à un sujet sensible : celui de récupérer des soldats américains toujours emprisonnés au Vietnam. D’ailleurs, Murdock personnifie les politiciens qui ont laissé leurs « boys » dans ce pays. Au final, RAMBO II est un pur film d’action des années 80.
 31-05-2007 Taxi 4
Malgré un très mauvais TAXI 3, Luc Besson récidive avec TAXI 4. Comme d’habitude, il écrit les quelques ligne du scénario et, comme d’habitude, c’est Gérard Krawcyk qui filme la 406 sous toute ses coutures. Le scénario est tout simplement ridicule. Où est passé le type qui a imaginé les histoires de NIKITA, LEON, … ? Dans TAXI 4, rien ne se tient et çà part dans tous les sens sans cohésion. La seule bonne idée est d’avoir donné plus d’importance au commissaire joué par Bernard Farcy. Seulement, il ne peut pas relever le niveau à lui tout seul. Qui dit plus de commissaire dit moins de taxi. En effet, les poursuites en voitures, compteur bloqué, sont réduites au minimum. C’est bien dommage car c’est ce qui faisait l’ « originalité » de ces films. On retrouve Samy Naceri (avant d’être arrêté pour excès de violence !) et Frédéric Diefenthal totalement en roue libre. Tout comme nous, ils se demandent ce qu’ils font dans ce navet mais eux, au moins, ils sont payés. Seule Marion Cotillard, déjà refroidie sur le troisième épisode, a flairé l’arnaque apparemment. Après Sylvester Stallone, la guest-star est Djibril Cissé. Sa participation se résume à une arrivée en taxi sur la pelouse du Stade Vélodrome. Avec ce genre de scène, sa reconversion dans le cinéma est loin d’être assurée. TAXI 4 ou comment épuiser tout le jus d’une franchise jusqu’à la dernière goutte.
 31-05-2007 Rambo
« En ville, c’est toi qui fait la loi, mais ici, c’est moi. » Le ton est donné dès les premières images soutenues par le thème de Jerry Goldsmith : John Rambo, de retour du Vietnam, se retrouve face à un lac où tout semble paisible. On l’imagine à penser qu’il aimerait refaire sa vie ici loin des horreurs de la guerre. En clair, ce film ne sera pas qu’un film d’action mais aussi un film rempli de mélancolie. Car RAMBO est surtout un film sur les conséquences de la guerre du Vietnam sur un soldat et son retour à la vie civile. C’est surtout le second point qui intéressant : Rambo, héros de guerre, est considéré comme un vulgaire vagabond. Le milieu dans lequel il évolue n’est plus le sien et il a des difficultés à se réinsérer. D’ailleurs la première chose qu’il fait quand il se fait traquer, c’est de se réfugier dans la forêt, un endroit plus familier. De l’action, il y en a beaucoup. Les poursuites sont très présentes (Rambo en moto, Rambo en camion, …). La scène la plus impressionnante est celle où Rambo se retrouve seul dans la forêt face à six policiers. Le spectateur assiste au spectacle du point de vue des policiers où Rambo semble sortir de nulle-part pour les attaquer. Cette traque rondement bien menée est une des meilleurs jamais vues au cinéma. Au niveau du casting, Sylvester Stallone trouve avec Rambo son second rôle fétiche après Rocky. Son jeu tout en retenu se prête bien à la psychologie tourmentée du personnage. Face à lui, Brian Dennehy joue un flic totalement aveuglé par son désir de vengeance. Même si sait qu’au départ tout est sa faut, il ne l’admet jamais. RAMBO est donc un film plus intelligent qu’il n’y paraît. Espérons que RAMBO 4 soit comme ROCKY BALBOA, c’est à dire, plus proche du premier film et moins des suivants.
 30-05-2007 Le Parrain
Le Parrain, c’est un casting en or : - Francis Ford Coppola à la réalisation, Mario Puzo à l’écriture, dont l’histoire est tirée de ses romans. - Marlon Brando qui redonne un second souffle à sa carrière avec ce rôle de Parrain. Et quel rôle ! Grâce à sa corpulence, il personnifie le Parrain : calme, posé, un preneur de grande décision mais tout en sérénité. Dans ce premier volet, le Parrain est surtout une personne qui possède de grandes relations et qui placent des personnes qui le respectent sous sa protection. Un homme qui inspire confiance si on le respecte. Il refuse de se lancer dans le trafique de drogue. C’est une personne loyale que l’on a du mal à détester malgré ses magouilles. C’est le souhait de Coppola d’en faire une personne sympathique qui va acheter ses oranges lui-même chez un petit épicier, qui joue avec son petit fils ce qui lui sera fatal. - Talia Shire, la fille (Adrian dans Rocky bien sûr). Al Pacino, James Caan, John Cazale (vu dans Voyage au bout de l’enfer) et Robert Duvall campent les fils Corleone. Ils ont tous un caractère différent. Sonny, joué par Caan, est le dur de la famille, une tête brûlée. John Cazale est l’aîné à qui on ne donne pas grand chose car il n’a pas l’envergure. Robert Duvall, le demi frère, est l’avocat de la famille, et est donc toujours dans les coups. Al Pacino, le dernier, est un militaire pacifiste qui veut rester en dehors des agissements de sa famille. La réalisation est très sobre, très lente. Il y a beaucoup de dialogues assez long. Il y’a beaucoup de plans très longs sans dialogues tel un western de Sergio Leone. Les scènes d’action ne sont pas nombreuses mais arrivent au moment où on s’attend le moins. Ce film regorge de scènes d’anthologie. Celle que l’on retient et c’est ce qui va retourner tout le film, c’est au moment où Pacino décide de venger lui-même son père en tuant le flic véreux et un mafieux dans le resto. Il devra ensuite prendre la fuite en Sicile où il lui arrivera une terrible tragédie qui décidera de son futur sort. Une scène de discours avec son père montre que Pacino/Michael est celui des fils qui ressemble le plus à son père. Le Parrain décède et c’est Michael qui reprend la suite. Le film se termine où l’on voit Diane Keaton, sa femme, qui regarde le nouveau Parrain se faire baiser la main par ses « employés », la porte se refermant devant ses yeux pour montrer que la femme ne doit pas intervenir dans les décisions de son mari.
 30-05-2007 De Nuremberg à  Nuremberg
Frédéric Rossif a réalisé l’un des plus importants documentaires (3 heures au total) sur le procès de Nuremberg. C’est un classique et même une référence pour les cours d’histoire. Le titre DE NUREMBERG A NUREMBERG souligne bien l’importance de la ville : les grandes messes de l’empire nazi y ont eu lieu, la guerre y débute et on peut dire qu’elle s’y termine avec le procès des plus grands criminels nazis. Dans ce documentaire, tous les aspects de la guerre sont présents et bien montrés : batailles, armements, vie des soldats et des civiles, la résistance. Rien n’est oublié. Il n’hésite pas à montrer la barbarie de la guerre et du régime d’Hitler. Tout était programmé et les images des conséquences sont insupportables. Même en noir et blanc, les images d’archives sont très choquantes. Ce documentaire n’a pas vieilli. C’est une vraie réussite pour ne pas oublier ce moment atroce de notre Histoire Mondiale.
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