La vie d'une autre, la bande annonce

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Tony-White
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Ses critiques de films
 25-07-2007 Die Hard 4 - retour en enfer
A l’époque du tout numérique, John McClane et son immanquable sens de l’humour reviennent en grande forme. Après le gratte-ciel, l’aéroport, la ville de New-York, ce sont les Etats-Unis tout entier que McClane va tenter de sauver. Depuis les attentats du 11 septembre, la sécurité du territoire américain est devenue une obsession. Le terrorisme est même devenu un sujet privilégié pour les scénaristes d’Hollywood. En tout cas, on ne peut pas taxer celui de DIE HARD 4 de profiter du phénomène puisque la série DIE HARD est précurseur en matière d’attaque terroriste. Dans ce quatrième épisode, c’est sur le terrain des réseaux informatiques que la menace s’immisce. TERMINATOR 2 nous avait prédit qu’un jour, l’Homme perdrait le contrôle de l’informatique et que ces « machines » deviendraient autonome. Dans ce film, c’est quasiment réel sauf que c’est une organisation terroriste qui maîtrise tout le réseau. La vraie originalité de DIE HARD 4 c’est de faire un film catastrophe où le pays tombe complètement dans le chaos. De plus, un message subversif est véhiculé pour dénoncer la manipulation de l’information visant à maintenir la population dans la panique. En clair, le scénario s’attaque à du lourd sans tomber dans la surenchère. Par contre de l’excès, il y en a dans les scènes d’action. Le film dure 2h20 et çà ne s’arrête (presque) jamais : une énorme poursuite sur autoroute avec un camion poursuivi par un avion de chasse, des combats spectaculaires, … C’est souvent trop poussé mais après tout, c’est du cinéma. Quant à la réalisation, Len Wiseman ne surprend pas et restent dans les codes du moment : dynamique, brute, … DIE HARD 4 est donc un excellent épisode de la série malgré quelques excès.
 13-07-2007 Selon Charlie
»Selon Charlie», le nouveau film de Nicole Garcia, a de brillantes idées. De plus, les acteurs (le trio Magimel, Poolveorde et le «soupe au lait» Bacri est génial) sont indiscutablement talentueux. Et l’écriture du scénario est vraiment réussi. Mais trop de tristesse nuit à la tristesse, et l'opacité de la mise en scène autant que de l’histoire en elle-même, finit par rendre ce film à plusieurs moments un peu dur à avaler. Certaines questions restent dans le flou, laissant le spectateur sur sa fin. »Selon Charlie» reste tout de même un bon film surtout grâce aux acteurs.
 13-07-2007 Silent Running
SILENT RUNNING fait partie de ces films d’anticipation qui a su conserver une force intacte de conviction. Cependant, le discourt écolo-catastrophiste est un peu exagéré et rend le film un peu trop naïf. SILENT RUNNING souffre donc d'un emportement immodéré de la part du réalisateur, Douglas Trumbull. Mais on aurait tort de penser que Trumbull n'a apporté aucune touche de réflexion sur la destruction des écosystèmes. Et en plus, il le fait avec originalité en faisant de son héros, un extrémiste complètement fou. Ce procédé nous laisse donc penser que l'avenir de la planète ne réside pas forcément dans les hommes. De ce constat pessimiste, c'est donc vers les machines que l’attention de Trumbull se porte. Etant donné que ce dernier est responsable des effets spéciaux de certains des plus grands films de science-fiction (2001, RENCONTRES DU 3ème TYPE, BLADE RUNNER), sa façon de filmer les majestueux vaisseaux montrent une admiration non dissimulée pour ces engins. Mais c’est surtout avec les trois robots responsables de l’entretien du vaisseau que Trumbull s’est surpassé. De ces « tas de ferraille » surgit une humanité inattendue. Alors que le héros « humain » n’hésite pas à tuer trois personnes, les robots éprouvent le besoin de se recueillir sur leur dépouille. On s’attache tellement à eux que la dernière image du film vous noue la gorge et vous laisse un terrible sentiment de solitude. On apprécie SILENT RUNNING encore à l’heure actuelle car c’est une fable écologiste efficace qui poussent le spectateur à réfléchir sur sa condition d’Homme.
 11-07-2007 THX 1138
Pour son premier film, George Lucas livre une œuvre très ambitieuse d’un point de vue scénaristique, visuel et sonore. THX 1138 s’inscrit dans la lignée des films de science-fiction d’anticipation des années 70 comme SOLEIL VERT, LA PLANETE DES SINGES, 2001 … Le futur créé par Lucas naît du contexte social de l’époque ; les jeunes américains portent les cheveux longs, se chargent en drogues prohibées et pratiquent le sexe librement. Dans THX 1138, les personnes ont le crâne rasé, la prise de drogues est obligatoire et l’accouplement est interdit. Univers concentré, policiers-robots, individus conditionnés : le film reflète la colère des jeunes américains qui luttent contre l’oppression, le totalitarisme. George Lucas montre également un système où le pouvoir est si fort, si bureaucratique qu’on ne peut le localiser. On ne sait jamais qui gouverne le système. Le réalisateur a aussi puisé dans sa personnalité. La fameuse poursuite finale qui préfigure les séquences aériennes de STAR WARS (la course de pods dans l’épisode I, surtout) montre à quel point Lucas est un passionné de vitesse. THX 1138 est également un véritable laboratoire expérimental. Les sons sont très travaillés. Des bruits sourds accompagnent le spectateur pendant tout le film ce qui rend l’ambiance très oppressante. De même, on ne peut s’empêcher de penser au son des sabres lasers quand on entend le bruit des matraques des policiers-robots. Quant aux acteurs du film, Robert Duvall joue parfaitement ce personnage inexpressif qui éprouve le désir de s’évader à la surface. Avec son crâne dénudé, ses yeux bleus inquiétants, et pourtant un visage rond sympathique, Donald Pleasence apporte une dimension ambiguë à son personnage (homosexuel ? pédophile ?). THX 1138 illustre le génie de George Lucas et annonce parfaitement ce que sera STAR WARS.
 10-07-2007 Dialogue avec mon jardinier
DIALOGUE AVEC MON JARDINIER repose principalement sur ses deux interprètes principaux. Daniel Auteuil est un peintre renommé qui vient retrouver l’inspiration à la campagne. Il retrouve un ancien camarade de classe, joué par Jean-Pierre Darroussin et lui demande de s’occuper de son jardin. On aurait pu s’attendre à de nombreux clichés dans l’écriture des rôles mais non. Les deux comédiens se donnent la réplique très naturellement. Les dialogues, sans bavardages inutiles, sont très fins entre ces deux êtres socialement opposés mais proches par l’amitié et la sincérité. Darroussin se paie le luxe de quelques expressions « du pays » et Auteuil offre une belle leçon d’humilité face à un photographe très « tendance ». Le réalisateur Jean Becker a porté un soin particulier à l’image et à la lumière. Les paysages sont accrocheurs et ils sont évocateurs de souvenirs. Les décors de campagne dégagent un sentiment de banalité que l’on se surprend à aimer tout comme les dialogues. Dommage que le dernier quart du film s’oriente vers le mélodramatique. Au lieu de terminer sur la bonne humeur et la légèreté du début, Jean Becker choisit la facilité en sombrant dans le sentimentalisme. DIALOGUE AVEC MON JARDINIER reste tout de même un film correct qui vaut surtout pour les conversations amusantes entre les deux personnages principaux.
 06-07-2007 La Colline a des yeux 2
Malgré un film de commande, Alexandre Aja avait réussi à faire de LA COLLINE A DES YEUX, version 2006, un film personnel. L’ambiance était crade, poussiéreuse, moite et les mutants avaient un côté humain. Ici, avec LA COLLINE A DES YEUX 2, l’ambiance est inexistante et les mutants sont uniquement des monstres. Il faut dire aussi que le premier film avait été écrit en majeur partie par Alexandre Aja (et son complice Grégory Levasseur) alors que, pour cette suite, c’est Wes Craven aidé de son fils qui se s’est collé à l’écriture du scénario. Le problème majeur vient sûrement de là. Craven, comme pour la série des SCREAM, aurait tendance à préférer la forme que le fond en s’occupant plus de la survie de son compte en banque que de la survie des militaires du film. Le scénario est très mince mais surtout incohérent. Pourtant la bande-annonce nous laissait présager un film à la ALIENS avec cette bande de guerriers prêts à dessouder du mutant. Mais quand on est dans le film, on s’aperçoit que ces militaires sont des « bleus ». Notre enthousiasme faiblit donc d’un coup car le combat sera inégal. A cela s’ajoutent des dialogues vraiment creux dignes d’un film pour ados. Heureusement, il y a des moments assez gores. Le pré-générique est vraiment malsain avec cette fille attachée qui accouche d’un bébé-mutant. La scène bien crade est vraiment dérangeante. Et c’est bien la seule. Il y a aussi une scène de viol (çà devient banal) mais à voir le mutant baver, c’est plus risible que terrifiant. Au milieu de tout çà, il y a un bonhomme tué à coups de caca car « la merde, c’est pathogène ». Bref, on se retrouve avec un film gore bien débile pour les samedis soirs entre pote plutôt qu’un film effrayant. Outre LE BOULEVARD DE LA MORT de Tarantino, c’est peut être bien LA COLLINE A DES YEUX 2 le film-hommage au cinéma bis.
 06-07-2007 Bande de sauvages
Il n’y a rien d’original dans BANDE DE SAUVAGES. C’est le film comique américain par excellence. Le casting est alléchant pourtant puisque la bande de quinquagénaires est composée de John Travolta, Tim Allen, William H. Macy et Martin Lawrence. Cependant, il n’y a rien d’exceptionnel : Tim Allen et John Travolta ont l’air de bien s’amuser et Martin Lawrence joue comme à son habitude. Par contre, on se demande ce que vient faire William H. Macy dans ce rôle à contre-emploi. Il fallait un bouffon de service et c’est lui qui a pris le rôle. Dommage. La vraie révélation du film, c’est Ray Liotta. Complètement à l’opposé de ses rôles habituels, il campe un motard dépassé par les événements. Ses apparitions à l’écran apportent un peu de fantaisie à un film qui en manque cruellement. Quand aux gags, rien de nouveau. Ils sont énormes et dénués de toute subtilité. On ne compte pas les fois où le personnage de William H. Macy se prend le trottoir, une pancarte ou termine dans une botte de foin. Et on laissera de côté les répliques douteuses de Martin Lawrence (à sa fille : « on dirait une pute du Pôle Nord ! »). Pour la fin, c’est un peu plat. On aurait aimé que nos quatre motards trouvent des astuces pour dérouiller la bande de Ray Liotta avec des motos qui explosent, qui sautent dans tous les sens comme dans DOUX, DUR ET DINGUE ou un épisode de L’AGENCE TOUS RISQUES. Au lieu de çà, c’est le père de Ray Liotta, joué par Peter Fonda d’EASY RIDER (vous voyez le rapport ?), qui met fin au pénible « affrontement » en donnant une leçon de morale sur ce que doit être un vrai motard. Bref, rien de jouissif comme final. BANDE DE SAUVAGES est donc un film qui se suit sans trop de peine mais qui aurait mérité une bonne dose de folie.
 02-07-2007 Ocean's thirteen
Moins bon que le ELEVEN, mais bien meilleur que le TWELVE, OCEAN’S THIRTEEN n’est pas le ratage complet que laisser entendre la presse. Pour ce troisième volet, Steven Soderbergh laisse de côté les blagues à prendre au troisième degré, les caméos inutiles (Bruce Willis rencontre Julia Roberts) et les intrigues qui partent dans tous les sens. Il revient ici à une histoire basique : Danny Ocean et ses acolytes décident de braquer un casino de Las Vegas réputé inviolable. Seul le prétexte change : l’argent n’est pas la motivation mais la vengeance. Et c’est la seule originalité du film car le scénario en est assez dépourvue. Le film se cantonne uniquement à suivre la manière dont la bande va tenter d’arriver à ses fins. De ce côté Soderbergh a aussi choisi de faire dans la facilité. La bande ayant un budget illimité, cela ne les dérange pas de « louer » deux foreuses (celles utilisées pour creuser le tunnel sous la Manche tout de même !) afin de provoquer des secousses sismiques sous le casino. Et quand il s’agit d’avoir tel ou tel matériel (le téléphone en or par exemple), il y a en toujours un qui connaît untel. A cela s’ajoutent les déguisements, la technologie de pointe (tout existe ?), … Bref, tout leur semble tellement facile qu’il n’y a plus de frissons. On est loin des « vrais » films de braquage où il y a de la tension (INSIDE MAN, LES SPECIALISTES (eh oui !)). Heureusement, le charme des acteurs, la drôlerie de certaines répliques, le rythme de la réalisation (flash-back, voix-off de Ocean) font que ces aventures se suivent sans déplaisir. Mais avec un casting aussi impressionnant et un réalisateur talentueux, OCEAN’S THIRTEEN est quand même décevant.
 02-07-2007 Zodiac
David Ficher, après SE7EN, se relance à la poursuite d’un tueur en série. Celui de ZODIAC (c’est aussi comme çà qu’il se faisait appeler) n’est pas fictif comme John Doe mais bien réel puisqu’il a sévi aux Etats Unis dans les années 70. Il reste aussi l’un des tueurs les plus mystérieux car son identité n’a jamais été définie. Mais au lieu d’adopter une mise en scène similaire à SE7EN (murs qui suintent, ambiance crépusculaire, …), David Fincher joue la carte de la sobriété et fait de ZODIAC un film d’investigation très adulte proche du documentaire. Ceux qui attendaient un exercice très stylisé de sa part comme pour FIGHT CLUB et PANIC ROOM seront donc déçus. Pour les références, il faut plutôt aller chercher du côté du cinéma hollywoodien des années 70. Comme pour LES HOMMES DU PRESIDENT, le film est très documenté. Tellement documenté qu’il est assez difficile de tout digérer en une seule vision. Mais même pendant les 2h30 du film, Fincher arrive à nous fasciner et nous passionner sans que l’on perde notre attention. Le pire, c’est que l’on connaît la fin, mais le réalisateur nous tient en haleine au fur et à mesure que les indices apparaissent. Outre le caractère énigmatique de l’histoire, c’est l’obsession de ces hommes qui s’entrecroisent, cherchant à démasquer un assassin qu’ils n’attraperont jamais qui est intéressante. Ici, Robert Redford et Dustin Hoffman s‘appellent Robert Downey Jr. et Jake Gyllenhaal. Ils n’ont pas à rougir de la comparaison tellement leur interprétation est excellente. Il ne faut pas oublier Mark Ruffalo qui obtient enfin un rôle plus conséquent. Ceux qui pensaient que David Fincher était un petit malin qui se cachait derrière ses mouvements de caméra vont être bluffés : ZODIAC est un film brillant, passionnant, sobre, qui donne une autre facette du talent de Fincher.
 29-06-2007 La Colline a des yeux
Dans la plupart des cas, les remakes ne surpassent pas leurs modèles. Et pourquoi ? parce qu'il y a des originaux qui sont intouchables comme par exemple La Malédiction de Donner (le remake est un gouffre). En effet, ce film, même à l'heure actuelle est indémodable. Ce qui n'est pas le cas de la version de Craven : il a choqué en son temps mais quand on le voit maintenant on est pas très horrifié. Dans ce cas, l'intérêt d'un remake n'est pas négligeable. Le remake est totalement fidèle à l'original tout en le transposant à notre époque et en gommant tous les éléments qui font passer le film de Craven pour « un film culte qui a mal vieilli ». On assiste à une période où les films de genre foisonnent et pas forcément pour le meilleur car les lois du marketing font que les films pour être plus que rentable doivent toucher un large public (comprenez les moins de 16 ans). Donc difficile de faire un vrai film d'horreur tous publics. Heureusement, il y en a qui hésite pas : creep, the desent, même Michael Bay avec son remake de Texas Chainsaw Massacre. Alexandre Aja nous a montré avec Haute Tension qu'il faisait parti de cette catégorie (et qu'il travaillait avec des gens qui lui en donné les moyens). Alors quand Craven lui propose de remaker sa « colline », on aurait pu avoir peur. Soit Craven continue de surfer sur la même vague que les derniers Scream ou autre Cursed soit il laisse Aja s'approprier l'originale et apporter sa patte. Heureusement pour nous, c'est le deuxième scénario qui s'est produit (paraît que Aja n'a pas tout pu faire passer quand même). Au final, on se retrouve avec un film pour les fans réalisé par un fan. Difficile de parler de la Colline à des Yeux version Aja sans parler de la version Craven. Les points forts de ce remake par rapport à l'original : - on connaît l'origine de la famille. Et là, Aja fait fort avec la présentation de Jupiter et sa pioche. - une ambiance crasseuse où on sent la sueur des personnages. - la famille de cannibales n'a plus sa tenue d'homme préhistorique (peau, colliers de dents). - le suicide du pompiste qui ne fait plus dans le second degré et qui était vraiment risible voire pathétique dans l'original. - des scènes clés : le réveil dans le congélateur, le mouvement de la pioche (vu dans la bande annonce), le combat entre le beauf et Jupiter. En plus, les éléments qui faisaient la force du film de Craven sont présents avec notamment le rôle du chien. Vivement la version uncut en dvd.
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