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Fan : SaJJaD Localisation : Châtillon sur Marne Inscrit le : 27-03-2008 |
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| Ses critiques de films |
04-09-2008 USS Alabama |
| Réputé pour la virtuosité de sa mise en scène, Tony Scott est ici frappé du syndrome du poil dans la main. Huis-clos sous-marin sous la menace politique d'une potentielle reprise de la guerre froide, son USS Alabama est un thriller banal sans tension : le scénario manque de souffle et d'imagination tandis que la réalisation accuse sérieusement le coup niveau rythme et punch. Heureusement, le face-à-face psychologique et idéologique tendu entre l'immense Gene Hackman et l'impeccable Denzel Washington est un modèle du genre. Celui-ci connaît son sommet quand le second relève son chef de son commandement dans une scène mémorable qui mérite à elle seule de fréquenter au moins une fois le film. |
29-08-2008 Le petit baigneur |
| Raleur, bouffon, multipliant les grimaces et s'agitant comme un beau diable, Louis De Funès est l'attraction de ce petit film burlesque franchouillard sans prétention autre que de faire rire. Hélas, le Branquignol Robert Dhéry n'y parvient que peu à insister trop fortement sur chaque idée potentiellement comique (la scène de l'église, celle du tracteur, le bateau qui éclabousse). Son Petit Baigneur est assez lourdingue et finalement se noie. Seul De Funès surnage dans le naufrage. Un peu comme à son habitude, sera-t-on tenté de dire. |
07-04-2008 Elephant |
| De film en film, le réalisateur Gus Van Sant décline son intérêt pour l’âge adolescent, période complexe de la vie s’il en est. Inspiré de la folle fusillade meurtrière survenue dans un lycée de Colombine en 1999, Elephant nous emmène dans un établissement scolaire de Portland, un bâtiment banal semblable à celui dans lequel s’est déroulé le drame, avec ses couloirs immenses et interminables peuplés d’élèves ordinaires. Le cinéaste s’attarde comme fasciné par ce magma de sentiments et de frustrations, filme le calme planant avant le chaos et s’interroge autant qu’il nous questionne sur cet instant tragique où tout bascule soudain. Plus contemplatif qu’explicatif, Elephant est un long-métrage hypnotique, dérangeant mais important dans sa tentative de saisir le motif de la folie. |
07-04-2008 Le Chantage |
| Au cinéma, quand un couple affiche autant de bonheur, la tuile n’est jamais très loin. Le couple formé à l’écran par Gerard "Leonidas" Butler et la jolie Maria Bello n’échappe pas à la règle : Pierce Brosnan, bad guy du film, kidnappe leur fillette et emmène avec lui l’heureux mariage en enfer. Mike Barker exploite mal une idée de scénario rabâchée à laquelle un certain souffle a été introduit mais ne parvient jamais à scotcher le spectateur. A sa décharge, il faut dire que son trio d’acteurs, plutôt distant, ne donne jamais de profondeur ni d’intensité au profil dessiné pour chacun d’eux. C’est finalement sur le spectateur, condamné à assister à ce spectacle fade et ennuyeux, que se reporte à ce chantage bien malhonnête… |
07-04-2008 36 Quai des Orfèvres |
| Avec 36 quai des Orfèvres, Olivier Marchal, ancien inspecteur de police passé au métier d’acteur et de réalisateur, a organisé la rencontre entre deux monstres du cinéma français : Auteuil et Depardieu. Chacun d’eux incarne un lieutenant de la PJ, au tempérament radicalement opposé, mis en concurrence pour arrêter un dangereux gang de braqueurs. Mené à un train d’enfer, le scénario multiplie les trahisons et les machinations et offre des moments de bravoure bien conçus, comme cette fusillade calquée sur celle du Heat de Michael Mann. En empruntant à l'industrie américaine son sens du spectacle qu'il a enrichi d'effets d’ombres et lumières et rythmé par une bande son percutante, Olivier Marchal a signé là un polar psychologique sombre qui puise sa force et sa profondeur dans les interactions qui lient entre eux un foisonnement de personnages intérieurement torturés. Malgré quelques clichés et maladresses ci et là, on ne ressort pas indemne de ce thriller dense et surprenant. |
03-04-2008 Babel |
| Deux petits gardiens de chèvres jouent avec un fusil, dans le désert marocain. Une balle part, puis une autre, qui va se loger dans l'épaule d'une touriste américaine voyageant avec son époux. Avec Babel, le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu s'appuie sur ce geste absurde, dû à l'inconscience et à la maladresse d'un enfant, pour construire, entre trois continents, un film choral douloureux mais plein d'espoir. L'accident va en effet provoquer très vite une réaction en chaîne liant entre eux différents personnages séparés par des frontières culturelles et linguistiques mais pourtant unis par le même sentiment de détresse. Un film bouleversant où la magie des images embrasse une musique diablement envoûtante pour faire voyager notre esprit et notre regard sur le monde. |
03-04-2008 Live ! |
| Jusqu'où donc le cynisme de la télé réalité peut-il aller ? C'est la question que pose sans détour mais sur le ton de la comédie cette satire dans laquelle Eva la bomba joue le rôle d'une productrice sans scrupule ayant imaginé un show inédit : pour cinq millions de dollars, six candidats acceptent de risquer leur vie dans un jeu de roulette russe en direct. Trash et drôle, la belle mène avec cynisme cette diatribe sur les dérives d'un petit écran prêt à tout pour faire de l'audimat. Bien sûr, le scénario ne révoltionnera pas le septième art mais la tension monte réellement une fois que la partie est engagée. Un bon spectacle qui atteint son objectif. |
03-04-2008 Boulevard de la mort Grindhouse - 1ère séance |
| A l'origine, Death Proof n'aurait dû durer qu'une bonne heure, être suivi par quatre fausses bandes annonces de cinéma bis puis complété par Planet Terror de Robert Rodriguez. Diffusion pour le vieux continenet oblige, le dernier Tarantino a été rallongé de presque une moitié et cela ne pardonne pas. Pour rester poli, on s'ennuie cruellement devant ses interminables conversations trash entre nénettes qu'un fou du volant tente d'écrabouiller avec sa voiture customisée pour aller au charbon. Hallucinant, le long et nerveux rodéo final sauve le film du néant intégral. Si celui-ci n'avait pas été mis en boîte par Tarantino, probablement qu'il aurait tout juste eu droit à une anonyme sortie en direct to video. Bonsoir. |
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