Accueil |
Le site - le club |
Cinéma - général |
Critiques |
Vos Recherche |
Derniers messages |
Membres |
|
|
81 messages dans le forum 458 critiques de films 1 affiches de films 1 fonds d'écran de films 0 Bandes annonces de films 0 Scoops dans l'actualité 0 Fiches de films |
Fan : Rob Localisation : Paris Inscrit le : 25-12-2006 |
|
| Ses critiques de films |
03-02-2008 Goal ! naissance d'un prodige |
| Évidemment, faut aimer un minimum le foot, histoire de ne pas s'endormir ou de ne pas passer pour un abruti en croyant que Newcastle United est une marque de bière. À part ça, on peut rentrer dans le premier épisode de la trilogie Goal! (les deux suivants se font attendre, mais ils finiront par arriver des fois que quelqu'un s'en soucie vraiment) serein. Naissance d'un prodige est un film parfaitement lisse, un divertissement sans poil aux pattes qui ne réserve aucune surprise et où les dents de tous les acteurs sont bien lavées. Le héros est un jeune type sans aspérité incarné par un jeune acteur sans aspérité, il n'y a pas vraiment de bad guy, on prône l'amour du ballon rond et le respect d'autrui (oui, parce que tacler, c'est respecter), et on y croise au détour de quelques images des gens comme Zinedine «Danone» Zidane ou David «Gillette» Beckham. Dans le public il n'y a aucun hooligan, les joueurs ne sentent pas la sueur, ils ne salissent même pas leurs maillots, et les jolies infirmières à l'uniforme bien blanc tentent d'émouvoir le spectateur à l'aide de phrases telles que «tu sais, je crois qu'il a une rupture des ligaments croisés, c'est affreux» (à prononcer en sanglotant). Alors pourquoi est-ce qu'on s'infligerait ça? Parce que c'est un régal de conformisme, un dessin animé humain d'où rien ne dépasse (ni les idées, ni les images, rien). Et parce qu' un bon shoot au fond des filets, quand on est un vrai mââââle, ça ne peut pas laisser tout à fait indifférent. |
03-02-2008 Foon |
| Pour deviner que Foon est un film ultra-merdique, il suffit (au choix) d'en regarder l'affiche, de réfléchir au titre, ou de connaître un tant soit peu les affreux programmes courts dont la bande des Quiches (berk) nous a abreuvés ces derniers temps sur Canal+. Ils sont une huitaine, tous aussi mauvais les uns que les autres (à part une qui est mauvaise mais qui est vraiment bonne, ha ha), et ils se sont mis en tête de faire des films. Foon est une sorte de détournement de Grease, qui se déroule dans la ville de Philadelfoon, et où la seule et unique idée de scénario est la suivante : les personnages parlent un franglais aussi inutile qu'horripilant. le genre de machin qui aurait (éventuellement ) (à la rigueur) (peut-être) pu faire rire sur une scène, mais qui, étiré sur une heure trente, devient un véritable supplice. Il n'y a à peu près rien à sauver de ce ramassis de vulgarité et de vacuité. Rien, sauf la toute fin du dilm : figurez-vous que se produit un massacre général au cours duquel tout le monde sans exception finit par passer l'arme à gauche. Et là, on souffle, libéré de cette infâme chappe de plomb qu'on nomme un film. Deuxième soulagement quelques secondes plus tard (après une apparition de Thierry Lhermitte, présent dans un navet français sur deux) : c'est le générique de fin. Après s'être collé les doigts dans la bouche, on peut reprendre une activité normale. |
03-02-2008 A bittersweet life |
| C'est l'histoire d'un type, t'as vu, bah il est homme demain, t'as vu, trop à fond dedans, même qu'il a jamais eu de meuf tellement il est perché, truc de dingue, alors que quand même il est beau gosse, costard et tout et tout. Le gars, c'est genre, en pleine réunion de mafieux, quand il est pas content, il se met de bout sur la table pour savater du gangster en poussant des petits cris aigus comme Bruce Lee, et même si ils ont des guns, le gars il s'en cogne, il leur met des atemis dans les avant-bras. Alors après, le type, il doit surveiller la meuf de son boss parce qu'il paraît qu'elle se serre un autre gars, sauf que bon, notre type, il a le coeur et le dard qui le démangent, alors il a vite fait un faible pour elle et il la couvre. Du coup ça attire les emmerdes en pagaille et au bout d'un moment il se retrouve écartelé dans un entrepôt. Et le type, au lieu de demander pardon ou quoi, il crache sur tout le monde en disant qu'il en a rien à foutre de la mort. Trop une tête brûlée, t'as vu. A bittersweet life, ça dure deux heures, t'as vu, mais je dirais plutôt deux plombes, et en plus c'est rien que du cliché, du moche, du clinquant, et surtout du con. Même à moi on me la fait pas avec un truc pareil. Le réalisateur Ji-woon Kim, t'as vu, c'est le plus frimeur et le plus mauvais de la pseudo «nouvelle vague coréenne» mon cul. Vraiment trop craignos, le film. |
03-02-2008 Dieu seul me voit (Versailles - Chantiers) |
| Albert est preneur de son. Albert ne sait pas ce qu'il veut. Alors il hésite, avant, après, et même pendant, à toute heure et à propos de tout : la raclette, Fidel Castro, une place de parking, et évidemment les filles. D'où un film lunaire, pas vraiment résumable, où éclosent deux personnalités : celle de Bruno Podalydès, metteur en scène délicat injectant de la drôlerie dans chaque coin de plan (et acteur délicieux à ses heures), et celle de son frère Denis, le plus connu des deux, sorte de Pierrot cosmique capable de se lancer dans des tirades criantes de vérités et terriblement touchantes. Leur cinéma ressemble à la rencontre de Desplechin et Luchini, mais débarrassée du côté intello et de tas de tics d'acteur. Il y a un peu d'Albert en chaque homme (et sans doute en chaque femme, même), ce qui fait de Dieu seul me voit un film charmant et irrésistible qui décortique nos petites misères avec un sens du burlesque inné. C'est également un amusant hommage à Tintin, au détour de nombreux clins d'oeil ou références (soyez attentifs). Le plus évident étant cette soirée dans un restaurant syldave (bin voyons), propice à une séquence hilarante entre Denis Podalydès et Jeanne Balibar (moins agaçante que d'habitude). Les frères Poda l'ont confirmé depuis : ils possèdent un univers bien à eux, mélange atypique de rêveries et de bon gros réalisme, tellement séduisant qu'il fonctionne même quand il ne fonctionne pas. Comme une évidence. Voilà. |
03-02-2008 The weather underground |
| Tout ceci n'a absolument rien à voir avec Lou Reed. The weather underground, c'est le nom d'un groupe de jeunes activistes américains. D'abord membres d'un simple syndicat étudiant, ils firent muter le mouvement pour devenir de gentils activistes pacifistes répondant au doux nom de Weatherman (hommage à Dylan) et luttant comme ils pouvaient contre la guerre du Vietnam. Puis, se rendant compte que la violence est souvent le meilleur moyen de se faire entendre, Weatherman devint Weather underground, réseau clandestin terroriste faisant péter les administrations (vidées de leurs occupants) pour protester. Contre la guerre, le racisme, les injustices... The weather underground est le portrait de ces jeunes dont certains sont devenus vieux. Prêts à tout pour défendre leurs idéaux, ils ont quitté leur famille et abandonné leur vie sociale pour aller fonder ensemble une micro-société polygame où l'activité numéro 1 est la fabrication d'engins explosifs. Une histoire passionnante, mais aussi un constat édifiant : l'utilisation de la violence apparaît comme la suite logique et difficilement contestable de la distribution de tracts et des manifestations silencieuses. Quand on pose des bombes, on obtient malheureusement des résultats bien plus vite qu'en poussant un simple coup de gueule. Une triste réalité qui afflige le spectateur aussi bien que les narrateurs-acteurs, qui auraient bien aimé pouvoir agir différemment. Aujourd'hui, à plus de soixante ans, ils dressent le constat amer de leurs années de lutte. Regrets, remords, tout y passe. The weather underground tire sa force de ces témoignages objectifs et rigoureux, pour devenir un film somme poignant en diable sans jamais oublier d'être intelligent. Chapeau bas. |
03-02-2008 Mary |
| Une actrice en pleine crise mystique. Un réalisateur jouant Jésus dans son propre film. Un présentateur d'émission religieuse. Un film s'inspirant de la sacro-sainte Marie-Madeleine. Est-ce que ça fait envie? Boarf. On peut légitimement craindre un excès de bondieuserie. On peut aussi également avoir foi en Abel ferrara, réalisateur pas comme les autres, capable du meilleur comme du pire, pouvant transcender un sujet ou le massacrer. La bonne nouvelle, c'est que le Ferrara de Mary est extrêmement en forme. De toutes ses réalisations, il s'agit là de la plus délicate et de la plus posée. Ferrara prend son temps (bizarre pour un film de 1h20), pose des tas de questions sur la foi qui intéresseront même les plus païens d'entre nous... mais l'essentiel est ailleurs. Mary est un film véritablement possédé par une sorte de grâce divine. Comme un long flottement, un voyage en toboggan vers le paradis. Un film susceptible de faire naître le doute chez les plus sceptiques (dont je suis) : et si? Hein? Drame mystique d'une force rare, Mary détonne dans la filmographie de ferrara, même si ce n'est pas plus étonnant que ça. Le réalisateur a toujours été attiré par la frontière entre la lumière et l'ombre, entre réel et irréel. Ici, à l'aide d'acteurs magnifiques (en particulier Binoche, dans son meilleur rôle haut la main), il transcende son univers et frappe à la porte du paradis. Tout simplement. |
03-02-2008 Mauvais esprit |
| D'un côté, Patrick Alessandrin, réalisateur du pas déshonorant 15 août, amusant règlement de comptes entre hommes et femmes. De l'autre, Laurent Chouchan, scénariste surcoté du nullot mais pas détestable Tanguy. Comment un duo si inoffensif a-t-il pu être à l'origine d'un navet tel que ce Mauvais esprit? En voulant faire du mauvais esprit, justement. Mais un mauvais esprit à la française, donc le pire qui soit. Dans Mauvais esprit, comédie qui se veut féroce, grinçante et dérangeante, il y a donc du vomi, du vomi, du vomi, mille milliards de tentatives de suicide infantile (à la Bébé part en vadrouille, voyez la subversion du truc), un gros plan sur la foune d'Ophélie Winter au moment de l'accouchement (juste pour casser le mythe), un autre très gros plan sur ce qui est censé être un de ses seins au moment de l'allaitement, des gros mots, de la cocaïne, de la sodomie chez le kiné (un grand noir, forcément)... C'est une sorte de catalogue de gags pas drôles et de provoc facile et débile, le genre de spectacle tellement affligeant qu'il en deviendrait presque divertissant. Sauf que non. Au moins, Mauvais esprit aurait pu avoir un effet positif (croisons les doigts) : signer définitivement la fin de carrière de Thierry lhermitte, l'un de nos plus mauvais acteurs, qui enchaîne les bides en continuant à encaisser des pactoles inversement proportionnels à son talent. Sauf qu'un Bronzés 3 plus tard, revoilà le Lhermitte au sommet. Espérons au moins que la nouvelle valise de billets qu'il a touchée grâce à la merdasse de Patrice Leconte lui donne envie de prendre de longues vacances. De très longues vacances. |
03-02-2008 Spanglish |
| »Tout le monde se parle... mais personne ne s'entend!» : une fois n'est pas coutume, mais l'accroche de l'affiche de Spanglish est claire, précise et pas trompeuse. Une jeune Mexicaine trouve une place de gouvernante chez une famille bourgeoise américaine. Elle finit même par emménager chez eux avec sa fille. Différences de culture, de milieu social, de langue... Pas facile de s'accorder lorsqu'on est diamétralement opposé. Voilà en tout et pour tout l'histoire de Spanglish : un long choc des cultures de près de deux heures, une acumulation de petits soucis plus ou moins importants qui feront prendre conscience à chacun combien il est difficile (mais nécessaire) d'être différent de son voisin. À part une fin un peu plus noire que prévue, le film du très moyen James L. Brooks ressemble à un soap-opéra de qualité correcte, dont on aurait condensé une saison entière en un seul film. Parfois drôle, souvent superficiel, avec des rebondissements minimes mais improbables, Spanglish reste malgré d'autres ambitions un film très hollywoodien et très très surjoué, même par la jolie Paz Vega, qui apporte cependant au film sa plus grande qualité : la fraîcheur d'une brise d'été. |
03-02-2008 Tout est illuminé |
| Pour apprécier Tout est illuminé le film, il est impératif de faire abstraction de la lecture du livre (ce qui est très aisé quand on ne l'a pas lu, un peu plus délicat sinon). Le livre de Jonathan Safran Foer est un fourre-tout de génie, une réflexion sur le langage fascinante et hilarante mêlée à une aventure humaine émouvante liée au souvenir et à l'héritage des ancêtres. Le genre de bouquin strictement inadaptable en bonne et due forme. Alors forcément, quand c'est Liev Schreiber, sympathique acteur indé, qui s'y attèle en solo pour sa première réalisation, il ne faut pas s'attendre à un miracle. Première surprise dès l'introduction : Alex, jeune ukrainien malhabile, parle un anglais quasi-parfait, en totale opposition avec ce que raconte le livre (où sa syntaxe improbable est à pisser de rire). Gasp. D'autres déconvenues arrivent juste après, et l'on se dit que non, Tout est illuminé ne peut décidément pas être vu comme une adaptation du livre de JSF. Alors hop, métamorphose, lavage de cerveau, et l'on tente d'oublier le bouquin en quelques secondes. Et là, ça fonctionne. Car Schreiber offre une mise en scène très inventive et une direction d'acteurs inspirée, avec un Elijah Wood méconnaissable en écrivain tardant à enlever le parapluie qu'il a dans l'urêtre. Le film joue surtout sur la corde sensible, mais le fait avec une telle délicatesse qu'on ne peut finalement qu'adhérer au propos. D'autant que Schreiber s'attarde juste comme il faut sur le devoir de mémoire pour que ce soit édifiant sans être complaisant. Ça donne envie de (re)lire le roman, l'un des trucs les plus géniaux que le vingt-et-unième siècle ait produit. Sans vraiment lui rendre justice, mais sans le trahir non plus, le film de Liev Schreiber est un joli voyage à la poséie contenue, qui en fera larmoyer plus d'un. |
03-02-2008 L'homme qui aimait les femmes |
| Bertrand Morane est un sacré zigoto. Un jupon qui passe, un parfum qui traîne, et le voilà dans tous ses états. Coureur, cavaleur, dragueur? Non, pardi! Bertrand Morane est juste un homme qui aime les femmes. Et François Truffaut un cinéaste en forme d'escroc. Pendant deux heures, le film suit un type à l'affût, prêt à tout pour séduire la moindre bonnasse (ou pas) qu'il croise... Pas de scrupules à inventer d'énormes bobards ou à provoquer des accidents, puisque ce n'est que pour l'amour des femmes. Alors que le Morane en question ne cherche évidemment qu'à baiser un max, des blondes, des brunes, des rousses, des petites à gros seins, des grandes à petits seins, et caetera, pour compléter une collection certes plus intéressante que des vignettes Panini. Ce qui est suprêmement agaçant, c'est que Truffaut fait tout pour faire de cette chasse à la baise le simple récit d'une course après l'amour. Faux. Archi-faux. D'autant que Charles Denner, dans le rôle-titre, accentue ce côté pervers pépère, avec son regard lubrique et sa démarche de petite gouape. Au bout d'un moment, comme conscient que son personnage risque de passer pour un obsédé, Truffaut lui fait écrire son autobiographie. Puis, quelques scènes plus tard, un comité de lecture émettra la même opinion négative que le spectateur (mais le film les fait passer pour de simples frustrés coincés du cul), tandis qu'une femme, une seule, la plus belle, criera haut et fort la beauté d'un tel texte et la grâce d'une telle existence. Il faut avouer que c'est bien joué. Mais ça ne suffit pas à nous convaincre de l'intérêt et de la pertinence d'un tel ramassis d'inepties. Une fois de plus, un film de François Truffaut montre à quel point la réputation de son auteur est galvaudée. De sa filmographie longue comme le bras n'émergent qu'une ou deux vraies réussites, tandis que le reste sonne encore plus faux après des années passées à l'encenser. |
| Pages : << < ... 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 ... > >> |