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Fan : Fox Localisation : NANTES Inscrit le : 26-06-2007 |
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| Ses critiques de films |
04-07-2007 Taxi driver |
| Il avance d’un pas mal assuré, le regard fixé vers le sol. « Il », c’est Travis Bickle. Un vétéran du Vietnam. Un homme qui en a beaucoup vu, et à qui la Nation ne rend pas grand-chose. Alors Travis boit (un peu), erre (beaucoup), se prend une licence de chauffeur de taxi et patrouille dans les quartiers les plus glauques. De temps à autre, un client vaguement menaçant, des débris jetés sur son véhicule lui rappellent que New York n’est plus une ville sûre. Il se sent comme un vague désir de redresseur de torts. Il se dit qu’il laverait bien toute cette crasse. Sous la caméra de Martin Scorsese, il n’y a jamais de héros. Travis Bickle n’en est pas un. Rejeté par la femme qu’il rêve de conquérir (une terrible scène de séduction avortée dans un … Cinéma porno), sans ami, Bickle devient un marginal de plus en plus menaçant, de mieux en mieux armé. Il convoite de tuer un candidat au Sénat, de libérer par la force une jeune prostituée. Bickle, c’est Robert de Niro. Il n’a jamais aussi bien joué que dans ce film (l’improvisation culte autour d’une réplique, « You’re talking to me ? », ne suffit pas à résumer sa prestation, impressionnante de cohésion et de charisme). Bloc de rancœur et d’illusions malmenées, il sillonne le film en quête d’une œuvre à accomplir, d’une reconnaissance à obtenir. Son monde ne l’acceptera finalement qu’au terme d’un véritable bain de sang. Autour de lui, les acteurs sont remarquables (Jodie Foster, bluffante, Harvey Keitel, onctueux, Cybill Shepherd, météorite), la photographie a un souffle d’insomnie (fulgurances lumineuses qui donnent l’impression de voir la nuit à travers des paupières trop fatiguées) et la musique reptilienne vous enveloppe (Bernard Herrmann !). L’œil du cinéphile est flatté tandis que la conscience sociale du citoyen cherche à comprendre la descente aux enfers du personnage principal. Aucun des deux n’est déçu. Taxi Driver ou les lendemains de rêve américain qui filent la gueule de bois… |
04-07-2007 X-Men 3 L'affrontement final |
| On a beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, on en revient toujours à ce fichu point de départ : mais pourquoi Brian Singer est-il parti / a-t-il été viré ? Incompatibilité d'emploi du temps avec son «Superman» ? D'humeur avec Halle Berry ? De sexualité avec Wolverine ? Un peu de tout ça, et un producteur imbuvable (Ari Arad, spécialiste du saccage organisé) plus loin, on a l'équivalent cinématographique du doigt coincé dans la porte à deux centimètres du trésor d'Ali Baba... Car les pitchs sont là : saga du Black Phoenix (le must des comics) et antidote contre la mutation, deux idées fortes, largement de quoi porter un blockbuster catégorie quatre étoiles... A condition de ne pas lui mettre un tâcheron dans les pattes à la réalisation ! Et là, hélas, Brett Ratner surgit des eaux. Ratner, c'est presque Moïse : il marche sur la psychologie des personnages (transformés en jolies vignettes incolores), fait pleuvoir des sauterelles sur la qualité des SFX (Magneto qui libère Mystique donne lieu à un concours d'effets foirés), balance des dialogues dignes de 40 jours dans le désert d'inspiration et grave les dix tables des fautes de raccords de débutant (la nuit tombe vite pour Brett Ratner, surtout quand il est infoutu de se souvenir que la scène précédente a été filmée en plein jour). On se dit qu'il n'aurait jamais dû récupérer le bébé sur les eaux du Nil. Ou qu'on aurait dû lui en interdire la garde. Mais voilà, c'est fait, Cyclope est expédié en deux minutes, Malicia en trois, Angel ne sert à rien et un ignoble insert de 17 secondes après le générique vient achever d'enterrer la bonne volonté des acteurs. Alors moralité : même si on y prend encore un chouia de plaisir (X-Men obligent), ce film est mauvais. Ses deux étoiles ne m'ont été inspirées que par l'affection que je porte à cette franchise. Quant à Rattner, ce sont mes deux pieds au cul qu'il semble réclamer jusque dans son commentaire audio... |
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