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Fan : Dnlx Localisation : Maisons-Alfort Inscrit le : 23-11-2007 |
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| Ses critiques de films |
26-11-2007 Lagaan |
| Emerveillement total, chef d'œuvre absolu. Ah Mr Fandecinéma me fait signe que ma critique est un petit peu courte. Comment ça ? Etayer ? Bon eh bien je ne sais pas moi je pourrais vous dire que ce film nous donne une leçon de courage sur fond de culture indienne. Que c'est plein de vie , de danse, de chants, d'amour, de haine, de naïveté et de plaisir. Il faudrait raconter aussi l'impression d'avoir vécu un songe en sortant de la salle obscure, comme si un rêve avait été projeté sur écran. Quoi c'est trop mélioratif ? Ah ! Un critique se doit d'être acerbe ? Bon il faut alors signaler que ce film est TRES long (3h40) et empreint d'un nationalisme caractéristique des films indiens. En plus ce ne sont même pas les occidentaux les plus forts, ni eux qui sauvent tout le monde à la fin ! C'est bon là ? Quoi ? le truc qui donne envie ? Ben l'actrice principale est tout simplement magnifique et le beau Aamir khan montre ses pectoraux et ses abdominaux pendant tout le film. Non c'est pas racoleur , rien qu'en lisant le mot «pectoraux» ma sœur va se ruer dessus Un peu plus intellectuel ? Alors au-delà de la forme associée aux comédies musicales hyper naïves symptomatiques de la culture bollywoodienne, le message est assez subversif car il remet toute la culture indienne face à ses incohérences et ses faiblesses (le système des castes, le poids immobilisant de la tradition et des religions), tout en rendant hommage à la diversité et à la richesse de cette culture. C'est un hymne à la tolérance, au courage, à la persévérance dans l'adversité,... Bref, un film rare conjuguant bonheur et émotion, de la première à la dernière seconde. Où est l'exploit ? Le réalisateur rend un match de cricket burlesque, dramatique et même intéressant ! Si ça ce n'est pas de l'exploit! Comment ça je commence à être trop long ? Mais revenez à ma première phrase.... |
26-11-2007 Pas de scandale |
| Je me lève et je te bouscule , tu ne te réveilles pas…tu viens de voir «pas de scandale». Et pourtant sortir de la salle avant la fin n'en aurait pas été un , de scandale ! Le réalisateur enchevêtré dans sa recherche perpétuelle de formalisme en oublie complètement de nous conter son propos. Il s'égare dans les descriptions de portraits en cédant complètement à la facilité du cliché. Ainsi Lindon , Huppert et Lucchini , excusez du peu , se trouvent sous utilisés et comme calfeutrés dans des personnages abscons dépourvus de relief. Lucchini si excellent d'ordinaire peine à nous faire entrevoir la comédie par delà le malaise instigué par l'étiquette du rôle cynique qui lui est apposé. Pire, Jacquot force Lucchini à être muet, et là c'est à la limite de l'injure, en plein dans le contre emploi fade. Les dialogues, eux aussi arrivent à plat , inmangeables d'ailleurs. Pour faire plus vrai on insiste sur des formules empruntées qui sont censées décrire avec fidélité une certaine modernité, mais le résultat est un pudding de banalités hypertrophiées. Du coup la pseudo critique du système n'est pas convaincante et on attend très (trop?) longtemps que quelquechose vienne faire vaciller cette auto complaisance vagabonde. Un véritable gâchis. Je ne parlerais pas de l'intrigue car elle est tout simplement fantomatique. Les décors ne sont choisis que pour leur laideur ou pour leur intérêt inexistant. En général quand il fait gris et que l'orage éclate on aime à se réchauffer dans une salle de cinéma et s'évader devant une toile. Mais parfois il faut savoir accepter la pluie et son clapotis mélodieux, faute de quoi on finit par faire des jeux de mots sur des chansons de cloclo pendant que Jacquot soliloque. PS : les inrockuptibles ont aimé ... |
26-11-2007 La mélodie du bonheur |
| La mélodie du bonheur c'est l'un des prototypes de films de Noël qui passent et repassent chaque année quand les marmots attendent gentiment devant la télé que la soirée se prépare. Immense succès public à sa sortie, cette comédie musicale s'inscrit dans le registre devenu rare des bons sentiments sur fond d'Anschluss, juste avant la deuxième guerre mondiale. Ou comment une jeune gouvernante peut redonner la joie de vivre à une tripotée d'enfants orphelins de mère. Les mélodies sont inoubliables (do le do il a bon dos...) et pour certains complètement cultes. C'est un bonbon cinématographique plein de poésie et d'amour. Mais il n'est nul besoin d'avoir la fleur bleue pour enblême pour aimer ce film. Il est tout simplement revigorant et son côté sucré passe dans l'enchantement du moment. Il crée un nouvel espace temps dans lequel vous n'avez pas à vous armer de vos critères habituels de décortiquation de pellicules. Grâce doit en être rendue à Julie Andrews , la fée du cinéma, déjà admirée dans Mary Poppins pour sa déroutante bonne humeur. Alors oui, faites une orgie sirupeuse en regardant ce film. Mais n'oubliez pas de faire le distingo : la mélodie du bonheur n'est pas qu'un simple divertissement populaire où des autrichiens en costume folklorique kitsch chantent à tue-tête. C'est aussi et surtout une oeuvre complète, qui apprend à relativiser les soucis et tracas quotidiens autant qu'elle parle du choix qu'a du faire le peuple autrichien face au nazisme. |
23-11-2007 Tu marcheras sur l'eau |
| En allant voir ce film j'avais entendu pas mal de critiques enthousiastes de personnes déjà conquises par avance. C'est donc un peu dubitatif que je suis allé voir «Tu marcheras sur l'eau». Mais je fus conquis à plus d'un titre. L'histoire, il faut le savoir, n'est pas le but avoué du réalisateur. Un peu simplette dans sa construction, elle envoie Eyal, un agent du Mossad miné par la mort de sa femme, retrouver la trace d'un ancien officier nazi, Alfred Himmelman. Afin de parvenir à ses fins il se sert du petit-fils d'Himmelman, et se fait passer pour un guide touristique puisqu'Axel est, «paradoxe-allemand», venu en Israël rendre visite à sa sœur. Non, ce qui est réellement intéressant ici c'est le choc des préjugés sur un nombre assez faramineux de sujets (société israélienne, homosexualité, rédemption allemande, xénophobie, machisme). Tout cela est bien audacieux et gratte là où ça démange, même si parfois on sent que le réalisateur force un peu le pas pour pouvoir insérer tout les sujets qu'il a envie de traiter. J'en suis sûr, vous serez vous aussi touché par ce si savant mélange d'humour et de drame , ponctués par un subtil message qui laisse une fenêtre ouverte à l'espoir. Le rôle principal, Lior Ashkenazi porte le malaise de l'israélien moderne et de ses contradictions et joue à merveilles dans les divers registres ou Eytan Fox l'emmène. La réalisation, simple mais efficace, soutient d'ailleurs le charisme naturel de l'acteur. Les seconds rôles sont un peu moins en vue mais ils concourent parfaitement à faire de ce film une jolie surprise à ranger au rayon des inclassables. une réussite donc, symbole du renouveau du cinéma israélien, sans pour autant se sentir obligé d'aller aussi loin dans l'autocritique que ne le ferait un Amos Gitaï. |
23-11-2007 Le Seigneur des Anneaux La Communauté de l'Anneau |
| Faisant partie de ceux qui avaient lus les livres avant de voir le film adapté j'avais ce sentiment double de celui qui brûle d'impatience à l'idée de voir une de ses œuvres favorites adaptée au cinéma mais qui espère que l'adaptation sera fidèle. Et quel ne fut pas mon plaisir ! Alors bien sûr il a bien fallu tronquer quelques passages du livre monumental, mais tout de même, trois heures de grand spectacle pour un premier opus ! Du reste tous les passages importants du livre sont reproduits de façon à construire l'histoire de la communauté de l'anneau. D'un point de vue visuel on en prend plein la vue. La richesse des décors et des costumes est inouïe. La mise en scène est rythmée. Les effets spéciaux sont sans précédent. La musique est envahissante. Les acteurs très doués. Bref tout est bon dans la communauté de l'anneau, un chef d'œuvre à insérer obligatoirement dans toute vidéothèque qui se respecte. Mais la plus grande prouesse réalisée ici par Peter Jackson c'est finalement de nous faire oublier complètement et pendant tout le film, que la Terre du Milieu n'existe pas... |
23-11-2007 Atanarjuat (la légende de l'homme rapide) |
| Enchanteur...et pourtant cela n'avait pas du tout l'air de la chanson... Tout commence un vendredi après un cours d'économie. Une de mes camarades, plantureuse à se damner, m'invite à aller voir un film dans un cinéma d'art et d'essai. Ebloui par la belle, je consent à aller dans ce temple de ce que j'appelle d'ordinaire le cinéma «cérébro-masturbatoire». J'imagine que je vais devoir accepter deux heures de douleur pour plaire à ma jeune étudiante ivre de découvertes. Arrivant devant la salle j'apprend que ce que nous allons voir est en fait le premier film Inuit de l'histoire...Je redescend encore d'un cran et évacue mon dernier espoir de parvenir à apprécier ladite toile. Et là le pauvre bougre que je suis se prend une claque ! Non je vous vois sourire, ce n'est pas la belle cinéphile qui n'a pas apprécié que je lui tâte le bas de la cuisse, mais bien le film qui m'a scotché. Les décors sont magnifiques, dans le grand nord canadien et sa banquise. Les acteurs, tous inuit, jouent à la perfection sans le cabotinage des acteurs hollywoodiens chevronnés. L'émotion de l'histoire vous envahit et sa construction sonne juste même si elle aurait gagné en concision. Même le message est fort lorsqu'on se rend compte que loin des clichés idylliques perçus en regardant certains documentaires ethnographiques, la nature humaine n'a pas besoin de la civilisation pour s'exprimer, à la fois par ses excès et ses prodiges. Une oeuvre forte qui ne laisse pas indifférent, au risque d'en oublier sa voisine de strapontin ! |
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