Accueil |
Le site - le club |
Cinéma - général |
Critiques |
Vos Recherche |
Derniers messages |
Membres |
|
|
549 messages dans le forum 77 critiques de films 31 affiches de films 8 fonds d'écran de films 0 Bandes annonces de films 30 Scoops dans l'actualité 0 Fiches de films |
Fan : Dnlx Localisation : Maisons-Alfort Inscrit le : 23-11-2007 |
|
| Ses critiques de films |
27-01-2010 Serious Man |
| Pourquoi connaît-on les frères Coen ? Une certaine dose de folie maîtrisée et une inventivité brillante. Pour "a serious man" nous avons certes une nouvelle fois l'occasion d'être déstabilisés mais pas pour les mêmes raisons.
D'abord on nous avait annoncé qu'enfin Joel et Ethan allaient affronter le sujet de leur "judaïté" de face. Et cela promettait une satire mêlée d'humoir noir du meilleur effet. Mais qu'on ne se trompe pas même s'il faut parfois avoir des références solides en culture juive pour comprendre certaines scènes entièrement, il ne s'agit pas d'un film sur les juifs d'amérique, fut ce même du Minesotta. La religion est certes raillée, mais ce n'est qu'un prétexte pour décrire le désenchantement des vies banales menées par les américains moyens. Pour soutenir leur propos les réalisateurs mettent en scène un prof de physique qui accumule les problèmes existentiels. Quand sa femme veut le quitter, que son frère squatte à la maison, que ses enfants sont sur la mauvaise pente, et que son intégrité est mise en question à l'université, Larry Gopnik va être amené à se poser de multiples questions sur l'origine de ce marasme. Et ce n'est que pour illustrer la vacuité des réponses qu'il peut obtenir aux dits problèmes que la question des rabbins est évoquée. Sans jamais traduire la joie, la tendresse ou la causticité de la communauté juive de leur enfance, les frères Coen s'évertuent à nous présenter un version noire et fataliste. Tour à tour on voit des professeurs incompétents, des rabbins perdus ou iconoclastes, et des pratiquants zélés autant qu'ignares. Cette peinture manque de nuances colorées. Mais là n'est pas le propos. Car d'un point de vue sociologique il s'agit tout simplement du témoignage d'une réalité de la dilution de l'identité juive dans la modernité de la culture made in america. Tout le rythme est extrêmement lent, avec des situations qui pourraient être cocasses mais qu'on prend au sérieux. L'humour noir est très présent mais il ne fait pas jubiler, il reste froid et très peu ludique. Mais même emprunté, l'humour et le rythme sont utilisés à dessein, et cela reste du cinéma de précision. Les décors des années 60 dans le midwest sont respectés à l'objet près. Le mobilier, les couleurs, les costumes, les voitures concourent à plonger le spectateur plus de quarante ans en arrière de façon saisissante. Le plus drôle finalement reste la sentence du grand penseur et théologien juif Rashi "Accueille ce qui t'arrive avec simplicité". Cette phrase n'est pour nous d'aucun secours, tout comme le sont les rabbins pour Larry Gopnik. Mais elle est caractéristique d'un fait réel, les frères Coen ne sont pas très sérieux et s'amusent avec leurs personnages comme avec leurs spectateurs... |
21-01-2010 Twilight |
| Ouah Twilight c tro frais, c magnifik chui fan. J'kiff les acteurs et le film c magik, surtout le héro comen c 1 bogoss. Voilà en quelques mots la critique que j'aurais pu faire si j'avais quatorze ans et que j'etais une jeune étudiante en pleine puberté. Mais comme ce n'est pas le cas je me suis juste ennuyé lors de ce premier opus de la saga où les ficelles du drame ado sont à peines sublimées par le contexte vampirique. Honnêtement le coup de la fille qui arrive en cours d'année scolaire dans un lycée ou elle ne connait personne et ou elle fait la connaissance d'un bel éphèbe qu'elle va aimer malgré leurs conditions respectives, c'est du déjà vu. La sauce vampire ne rattrape rien parce que dans ce premier opus ce n'est pas exploité à fond. Même sans avoir vu une seule image du film on pouvait s'attendre à ce qui nous est servi. Des regards insistants, des jeux de "fuis moi je te suis, sui moi je te fuis", des tonnes de maquillage qui rendent la peau bien blanchâtre (parce que le vampire est d'humeur blafarde). On cherche longtemps la subtilité sans la trouver et on finit par s'accomoder à la médiocrité ou à la torpeur. Et puis miracle, au milieu du film, au moment ou l'action doit enfin prendre le dessus sur la mievrerie ça devient ...pire ! Dans ce monde où tout le monde est gentil, les "méchants" sont repérés illico et on les envoie bouler sans ménagement. On sent qu'un producteur s'est dit en cours de production qu'il faudrait ajouter un peu d'action pour conquérir une cible de marché plus large, donc testostéronée, et que ça a été fait à la va vite, donc sans compétence. La scène ou le gentil vampire monte sur un arbre est pour cela symptômatique de ce qui ne doit plus être fait en terme d'effets spéciaux absurdes pour chicornages abscons. Il semble d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu de chorégraphe engagé pour la direction des scènes de combats, si on peut les appeler ainsi. Finalement c'est tout le scénario qui est très décevant. S'attacher à suivre au plus près l'oeuvre initiale, c'est surtout valable lorsqu'il s'agit d'un chef d'oeuvre, et là ce n'était déjà pas le cas. Le soin porté par Stephanie Meyer a dépeindre les émois de nos jeunes adolescents était déjà horripilant , et aurait pu être agrémenté de davantage de subtilité voir de retournements. Mais dans "Fascination"on ne fait que reproduire la catastrophe à grands renforts de dialogues attendus et de jeu forcé des acteurs, ayant pour cible unique le jeune public féminin.Sans nul doute si l'objectif était de faire se pâmer ma petite cousine Robert l'a fait. Que retenir de ce fait qui sauve le film et qui justifie son succès relatif. D'abord la Bande Originale qui alterne Pop Rock et ballade et où se cotoient Muse et Linkin Park, avec la belle surprise mélodique venant du groupe Paramone. Ensuite les paysages de l'amérique profonde sont plutôt bien choisis : une petite forêt, une petite plage, un petit village, de petites montagnes, de petites maisons traditionnelles et un très graaaaaaaaaaaaand arbre. Et quand on aperçoit un coucher de soleil on se dit que c'est beau et bien plus agréable que d'entendre les héros s'exprimer. A propos des acteurs justement. On peine à savoir quel est leur niveau réel tant la prouesse qui leur est demandée est grande. Rob Pattinson pouvait il en effet transfigurer un vampire quasiment castré, végétarien, niais et devant savoir sauter sur les arbres ? Et que dire du rôle de Bella , amoureuse d'un vampire qui veut être gentil et pourchassé par un infâme méchant. Aurait elle pu proposer une nuance dans ce ramassis de clichés ? Le rôle des acteurs secondaires est réduit à la portion congrue , qui elle même s'avère ultra superficielle et chaotique. La seule question qui reste est de savoir qui saura aller plus loin que le succès de la franchise Twilight. |
29-12-2009 Avatar |
| Il y a des films et puis il y a Avatar. Ce n’est pas un film, c’est un spectacle. Le songe imprimé sur pellicule d’un adulte donnant le plus beau cadeau qui soit à l’enfant qu’il a été avec l’aide d’un budget d’industrie. Pour une fois il est difficile de trouver les mots pour décrire ce qu’on voit, en tout cas pas juste en sortant de la salle obscure. D’ailleurs cette salle n’a jamais aussi mal porté son nom tellement c’est l’éclaboussure de mille lumières fluorescentes qui nous enveloppe durant toute la durée de ce qui est une véritable projection sensorielle. L’éblouissement que représente cette expérience de cinéma imprègne tellement l’esprit que la parole n’est pas aisée. Au delà de la richesse chromatique, ce qui scotche le spectateur sur son siège c’est la richesse de détail et la netteté des images de synthèse. Après le Seigneur des anneaux il s’agit du deuxième événement d’envergure de l’ère numérique, et il risque cette fois de marquer l’industrie du cinéma pour de longues années. Pour l’œuvre d’une décennie, James Cameron n’a rien laissé au hasard. Chaque feuille de la forêt de la planète Pandora prend vie, et pas seulement par l’effet du vent, mais ici selon le concept principal de cette fable qui est que l’environnement n’est qu’un tissu unique d’interconnexions entre des entités vivantes qui communiquent entre elles. Sur Pandora le végétal est assimilé au divin et son intelligence se manifeste par de véritables comportements envers les êtres du règne animal. Par delà la révolution technologique qui nous en met plein les mirettes, une autre trouvaille fait l’originalité de l’œuvre. C’est l’idée centrale De ce film de science fiction-fantaisie, qui permettrait à l’homme d’utiliser des avatars ressemblant au peuple humanoïde de la planète Pandora, les Na’avis, afin de rentrer en contact avec eux. Car au-delà de la réussite de la représentation physique et sociale de ce peuple, son existence nous amène à réfléchir sur ce qu’est l’humain et sa relation avec les mondes vivants qui l’entourent. Et à n’en pas douter Cameron est empreint d’une noirceur dans cette vision de l’homme qui résonne comme un écho à d’autres représentations négatives déjà observées dans des films comme Abyss ou Terminator. D’un point de vue scénaristique c’est un véritable patchwork. On sent bien que Cameron a souhaité fédérer un maximum de spectateurs, à la fois pour faire partager son monde rêvé à tous, mais aussi parce que ce gouffre financier devait absolument être rentabilisé. Avec 500 millions de dollars de budget il s’agissait tout simplement du plus gros pari jamais tenté. On trouve donc tour à tour de l’aventure, des scènes d’action explosives, des poursuites au sol et dans les airs, un rite initiatique, une ode à la diversité, un plaidoyer pour le dépassement du handicap, une histoire d’amour, une morale écolo, un manichéisme axé sur l’humain impérialiste, exploiteur et destructeur de toute ressource. Et pourtant, hormis un léger reproche sur le grossissement exagéré des traits scénaristiques utilisés pour être sûr que tout le monde comprenne, l’histoire ne manque pas de liant. Certes on regrettera la grosse caricature de méchant commandant de l’armée des humains, mais jamais on ne sent passer les 2h50 de film. Cameron a crée un univers qui nous fait tellement ouvrir la mâchoire inférieure que beaucoup de défauts peuvent lui être pardonnés. De cette expérience…je n’en ai pas encore assez. Cette critique même m’est insupportable car je ne parviens pas à transmettre aussi fidèlement que je le souhaiterais mon émerveillement. Je n’ai qu’une envie, retourner le voir une seconde fois en Imax pour que l’immersion soit encore plus forte. Et j’oublierais de décortiquer les exagérations pour ne me plonger que dans la magnificence de cette lune que nous a décroché Cameron et qui s’appelle Pandora. |
24-08-2009 Et pour quelques dollars de plus |
| Dans la mythologie associée à Clint Eastwood, « le Bon, La Brute et le Truand » fait office de référence absolue. Mais non loin derrière, on peu citer « et pour quelques dollars de plus » qui l’a précédé dans la fameuse « trilogie du dollar » et qui se présente comme l'un des films fondateurs du genre western spaghetti institué par Sergio Leone. Le réalisateur italien s’était déjà fait connaître mondialement avec "Pour une poignée de dollars", le premier de la trilogie, pour la violence affichée, le style inimitable et génial de la musique d’Ennio Morricone et le charisme hors norme de ses acteurs. Mais il se surpasse ici en offrant une triple confrontation entre Clint Eastwood, Gian Maria Volonte et Lee Van Cleef. Jamais des « gueules » de western n’avaient aussi bien accaparé l’attention du spectateur. Gian Maria Volonte est un affreux, sale et méchant aux projets machiavéliques, accompagné de ses traditionnels sbires pistoleros. Il fait partie de ces « méchants » de cinéma que le spectateur adore détester. Même s’il s’en défendra plus tard, ce rôle l’a élevé comme ses deux partenaires au rang d’acteur culte, tant sa prestation est géniale. Il incarne le Mal, et tout se résume à sa façon de rendre à la caméra les sentiments de haine et de rage dans une incarnation de chef de horde meurtrier et impitoyable. Et ce qui est encore plus fort c’est qu’il y parvient en maintenant constamment cette dose d’intelligence vicieuse dans le regard. Clint Eastwood est conforme au premier opus, en justicier solitaire qui n’oublie jamais sa condition de chasseur de primes. Son passé est un mystère, et ce baroudeur possède une assurance, un calme et une dose de ruse qui accompagnent une virilité de desperado bien affirmée. Son assise et son aura, vêtu de son éternel poncho, dynamitent la pellicule en permanence. Le troisième larron, Lee Van Cleef, apparaît dans ce deuxième volet, et s’affirme sous les traits d’un ancien colonel à la précision et à la rigueur militaire. A cela s’ajoute les talents d’un tireur d’élite en quête de vengeance, matinés d’une sagesse acquise par le poids des ans. Son association avec Eastwood formera un duo de choc contre la horde des brigands…mémorable. Le trait commun à ces trois personnages c’est finalement qu’ « à eux on ne la fait pas ». Ils sont dotés d’une rouerie à toute épreuve et il faut se lever tôt pour les duper. Et malgré leurs trajectoires différentes ils se ressemblent dans cette domination mentale de leurs congénères. Ce qui frappe d’ailleurs c’est l’insistance avec laquelle Leone nous entraine à penser que les vrais héros sont loins d’être ni parfaits ni fréquentables. L’époque de la fin du XIXeme siècle américain au Texas était rugueuse et ces trois caractères forts en sont les témoins fictifs. Mais Leone sait aussi nous les faire aimer en utilisant une dose d’humour noir savamment distribuée par de petites touches d’ironie et de sarcasmes….savoureux. Dans « pour une poignée de dollars » il faut avouer que Leone prenait son temps pour planter le décor et que son goût prononcé pour les plans sur les jeux de regards faisait trainer l’action en longueur. Ici Leone a adopté une autre cadence et prouve qu’il peut proposer une richesse et une densité de scénario qui l’éloigne des redondances et des baisses de rythme. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le regard fascine toujours autant Leone. Nous goutons ainsi au plaisir d’observer ces scènes ou chacun fait comprendre sa détermination à son adversaire par œillades interposées, avec le renfort d’un cadrage précis. Les gros plans c’est d’ailleurs le péché mignon de Leone, et s’il cherche à accélérer le rythme, il le fait sans s’en départir. Il fait briller un éperon, un ceinturon ou un pistoler à l’envie, emmenant le spectateur là ou il le souhaite par voie de zoom. Le travail sonore est une fois de plus magnifique. D’abord la bande son est magistrale et rien qu’en l’écoutant les yeux fermés on peut revivre les scènes du film et s’imaginer en lieu et place des chiens enragés du grand ouest. Au-delà de la musique si particulière de Morricone, c’est tout le film qui comporte une étude précise des bruits et des sons environnants. Chaque balle qui siffle, chaque coup de poing porté est soigné pour claquer à l’oreille du spectateur. La petite musique de la montre de Volonte est à la fois doucereuse et glace le sang. Ce qui frappe c’est l’utilisation qui a été faite du silence total pour mettre en avant chaque tintement de cloche, chaque botte lourde qui s’écrase sur le sol ou la cassure d’un verre sur les planches d’un saloon. Comme un travail de résonance dans un espace clos et vide. Les paysages choisis, tout à fait typiques, s’éloignent du carton pâte hollywoodien pour amener davantage d’authenticité. Le désert espagnol ou le film fut tourné, permet d’enrichir l’expérience visuelle d’un décor des plus naturels. Le même travail de mise en lumière du réel est effectué avec les costumes volontairement salis par les longues chevauchées et l’âpreté du climat de l’Ouest. Tout cela se marie très bien avec le réalisme de la violence insufflée au film. Et comment ne pas parler de la scène finale, haletante, et qui restera l’une des plus grandes de l’histoire du western pour le degré de tension atteint sans avoir recours à l’usage d’un seul dialogue. Ainsi donc Leone nous procure avec « Per qualche dollari di piu» (titre original italien) un véritable plaisir de western. Une aventure qui s’extasie à montrer ce monde dominé par l’argent et la violence ou s’expriment les paradoxes associés à la vengeance, la cruauté, et l’honneur. Non le mot culte n’est pas usurpé, car au delà de la jouissance primaire liée à l’action c’est un véritable travail de structuration scénaristique qui a été entrepris. Et au delà des phrases cultes et des échanges de coups de feu, on parvient à se délecter de chaque instants |
19-06-2009 La Nuit au musée 2 |
| La Nuit au Musée 2 est un pis-aller dans le programme des divertissements familiaux de nos cinémas en ce début d’été. Certes on pourrait vanter les mérites de « Coraline », toujours sur les écrans, mais on dira que l’excellence de l’étrangité (merci Jean-Louis Aubert) ne pourra pas connaître une adhésion massive. Et en attendant l’Age de Glace 3, les gosses et ceux qui le sont resté, se satisferont de cette suite des délires de cire made in Ben Stiller. Après tout, le spectacle fantasque, ressemblant parfois à un cirque en folie, n’est pas une si mauvaise recette pour les amateurs d’entertainment à l’américaine. Et puis l’action et le rythme sont suffisamment forts pour conserver l’attention des enfants pendant toute la durée du film. Dans la colonne des avantages on mettra également pour les petits l’apparition de deux singes capucins qui s’en donneront a cœur joie pour faire du happy-slapping avec Ben Stiller. Pour les plus grands on retrouvera avec plaisir, même si c’est toujours trop court, un Alain Chabat savoureux en Napoléon complexé par sa petite taille. Le souci avec cette suite c’est qu’elle ne parvient plus à créer la surprise produite dans le premier opus, et donc elle joue parfois la surenchère afin de répondre à la maxime « plus haut, plus vite, plus fort » exigée par nos amis d’outre-Atlantique pour un « sequel ». Les acteurs secondaires au premier plan en font un peu trop. Robin Williams est d’une tristesse exagérément prononcée, et le pharaon maléfique joué par Hank Azaria est juste ridicule dans sa routine de méchant/comique déjà vu cent fois. Au hasard de quelques images on entrevoit une tentative de nouveauté quand les héros traversent un célèbre cliché de Doisneau pour échapper à leurs assaillants. Les multiples touches d’art distillées, comme cette mise en animation du fameux chien rouge de Jeff Koons, le Penseur de Rodin, ou le fameux symbole pictural du Midwest américain qu’est le « American gothic » de Grant Wood. Et parmi ces œuvres d’art comment ne pas souligner l’apparition sublime, mais cette fois faite de chair et d’os, d’Amy Adams, tellement appétissante sous les traits de l’aviatrice Amelia Earhart, et dans ce pantalon beige ultra-moulant. Par contre je vais commencer à plaindre le pauvre Owen Wilson, qui au lieu de faire évoluer son rôle de Jedediah, le cowboy lilliputien, passe la moitié du film dans un conténaire et l’autre moitié enfermé dans un sablier. Il n’a absolument aucune occasion d’agir ou de réagir de façon amusante. Il méritait sans doute mieux, comme le film d’ailleurs qui se contente de déplacer l’action au Smithsonian Museum pour renouveler légèrement le décor et proposer un espace plus vaste composé de 19 bâtiments. A ce propos, outre le fait d’être un film « parc d’attraction » génial pour les enfants, n’est ce pas là le grand bénéfice du film que d’avoir donné envie à tous d’aller visiter les musées. Je vous laisse je cours prendre mes billets d’avion… PS : il faut rester jusqu'à la fin du générique pour voir un petit bonus que je ne spoilerai pas. |
10-06-2009 X-Men Origins : Wolverine |
| On attendait beaucoup de ce X-Men Origins : Wolverine. En effet ce prequel était censé nous expliquer tout ce qui s’était passé dans la vie de Wolverine, avant l’action de la trilogie X-Men. Hugh Jackman, co-producteur du film avait aussi promis qu’il s’était personnellement investi dans la réussite du projet. Et pour cause, en cas de succès ce sont tous les petits amis de Wolverine qui pourraient avoir le droit à leur opus de X-Men Origins, à commencer par Jean Grey, le Cyclope, Tornade et Mystique. Mais basé sur ce que donne Wolverine la perspective n’est pas forcément aussi excitante. En Effet le héros y est surexposé, les scènes d’actions s’amoncellent à grands renforts d’effets spéciaux, mais le scénario est sacrifié. Certes ce Wolverine est le personnage le plus emblématique et charismatique de la franchise. C’est pourquoi l’exploration des racines de ses angoisses, très présentes dans la trilogie, est digne d’intérêt. Les rapports familiaux, la relation avec le monde extérieur, sont des indices utiles. Mais à aucun moment on n’apprend d’où proviennent les facultés génétiques de Wolverine qui le conduisent à sortir des griffes « naturelles » et qui le rendent invulnérable à tout excepté la décapitation. Alors certes on comprend mieux comment le jeune garçon est devenu un loup solitaire qui s’échappe de la folie des hommes. Le spectateur observe aussi la lutte qui a opposé notre héros à son frère pour lui éviter de céder à sa nature animale. Mais le tout est analysé trop furtivement, avec une impression que les phases introspectives ont été coupées pour dynamiser l’ensemble. A la place de la recherche du trauma de Wolverine on nous assène de nombreux combats entres frères mutants, qui ne débouchent sur aucune scène d’anthologie (on nous resservira trois fois le bond de chien de « dents de sabre »). Alors oui il y a beaucoup de grand spectacle mais très peu d’intensité, et ce qui aurait impressionné il y a quelques années se retrouve dans une nouvelle forme de banalité née de la surenchère. L’action devient redondante comme si le réalisateur avait peur de ne pas en faire assez. On aurait préféré que l’histoire de la vie de Logan pendant les différentes guerres de l’histoire américaine soit davantage développée et pas simplement cantonnée à l’introduction du film. Il reste au final un film fun qui ravira les amateurs de blockbusters, mais qui pourra laisser sur leur faim les amateurs de comics, pour qui il y avait le matériau suffisant pour créer la meilleure adaptation cinéma qu’il ait été donné de voir à un fan de griffes d’adamantium. |
07-04-2009 Sept vies |
| Disons le sans ambages, Sept vies c’est dans un premier temps une incompréhension. Mais ou donc le réalisateur veut il nous emmener avec ce mélodrame, qui s’avérera finalement morbide ? Pourquoi donc un riche veuf en pleine aheurie s’occupe t’il du destin de parfaits inconnus ? Très vite le mystère du comportement cathartique du héros est levé. Oh stupeur, Will Smith n’est pas un être abject mais un bon samaritain. Ce qui rassure le spectateur ébaubi, dans l’attente de retrouver son « good guy » après le premier opus du partenariat entre Gabriele Muccino et Will Smith «A la recherche du bonheur ». Muccino se perd dans des effets antébovino-araires, enchainant les flash back et autres effets superflus, se pensant esthète sans faire réellement avancer son propos. Le tarif des 120 minutes étant aussi utile ici qu’un poulpe dans un hôpital. Passés les premiers atermoiements on assiste à une enfilade de scènes lacrymales. Will Smith, avec ses moues forcées de neurasthénique en goguette, convainc quand même et prouve qu’il peut enchaîner les films avares en pyrotechnie. Il est vrai qu’il peut compter à ses côtés Rosario Dawson comme faire valoir de luxe. Sans vouloir être phallosophe, la beauté callipyge éclaire la pellicule de son aura. Elle permet également à une histoire capillo-tractée de gagner en crédibilité. Les deux héros s’entendent à ne pas surjouer l’émotion, échangeant des regards qui en disent plus long que les discours. Harrelson, lui, est cantonné à la portion congrue, mais les moments où il apparaît sont tout à fait poignants. Malgré le talent des acteurs, le film déçoit car le script est tout simplement bâclé voir lourd. Pointons du doigt la plume du néophyte ambisenestre Grant Nieporte, qui n’avait pour fait de gloire jusqu’ici que d’avoir participé à l’écriture de la série « Sabrina la sorcière ». La myriade d’incongruités qu’il dissémine nous rend circonspects, mais comme nous avons une certaine empathie pour les personnages on arrive à passer outre et on lutte pour atteindre le terme. Le twist final tombe comme un cheveu sur la soupe et annihile les efforts employés pour soutenir un certain rythme jusqu’à l’épilogue. « Sept vies » est censé nous amener à une réflexion sur la relation complexe entre autrui, l’amour et soi-même. Mais la morale d’ensemble tend, et c’est suffisamment atypique pour le mentionner, à rapprocher le spectateur de la tristesse la plus grave. L’idée même de la rédemption défendue par Muccino est pour le moins nauséabonde. L’emprunt au « marchand de venise » de Shakespeare n’est d’ailleurs pas anodin. Du coup l’envolée lyrique et la note d’espoir n’y sont pas. Et on repart le moral un peu dans des chaussettes qui semblent peser sept livres. |
06-04-2009 Coco |
| Je n’ai pas envie de participer à un « flinguage » et encore moins de peiner la mère de Gad. J'ai tout de même réussi à sourire à quelques reprises. Donc je vais essayer d’être constructif et fournir les dix bonnes idées qu’il faudra à Gad pour continuer à cartonner dans les salles obscures :
1) Sortir un nouveau personnage culte de l’un de ses spectacles culte. De cette façon le public continuera à être en attente forte d’un goût d’encore sur un personnage qui a bien marché. Et ce, quelle que soit la qualité du scénario ou des dialogues. 2) S’afficher en plus gros sur l’affiche. Vu que tout le monde aime Gad Elmaleh, et qu’on s’attend à le voir faire le spectacle, autant faire croire à un vrai one-man-show au cinéma (ça évite les heures de représentation chaque soir, le maquillage, etc..) 3) Ne pas faire que la réalisation du film. Autant remplacer aussi les costumières, maquilleuses,…ça limite les coûts et ça permet de se prémunir d’ambitions artistiques qui seraient un fléau pour les masses rigoleuses. 4) Multiplier les phrases qui sont censées devenir culte par deux. La il n’y en a QUE cinq, ce n’est pas assez (« y a tout le gratin dauphinois qui vient pour la fête », « mais il y a des flashs sur la route ! Hé ben souris ! », « J'ai une carte vitale Gold », « Envoie lui un petit message ou un petit M&Ms », « Kipacabana ! »). Le deuxième effet c’est que le spectateur pourra découvrir que voir la bande-annonce ne suffit pas pour collectionner toutes les répliques. 5) En rajouter encore et toujours dans la grosseur du trait sur les juifs séfarades. A la fois ça permet à la communauté de faire de l’autodérision sur la base d’une caricature de ses travers, et en même temps ça conforte les antisémites sur les préjugés qu’ils ont acquis. Tout le monde riera, même si la qualité du rire n’est pas garantie sans grincement. 6) Profiter de la sortie de son prochain film pour faire encore davantage de happening : « les pauvres ne paient pas assez d’impôts » « l’ISF frappe trop durement des gens comme Dany Boon »…. 7) Développer les intrigues secondaires inachevées qui embrouillent le spectateur et font la part belle au jeu de l’acteur et à ses facéties. 8) Annoncer une boîte de nuit gigantesque sur la surface entière des Champs Elysées et de la place de l’Etoile. Et au dernier moment faire un twist en montrant l’avenue de la république à Dunkerque (ça fait du happening tout en ne coûtant pas grand-chose). 9) Recruter Dany Boon et Kad Merad pour faire une sorte de « Bienvenue chez les Feuj ». Une comédie centrée sur un directeur d’agence postale et son employé mutés en même temps dans le sentier. 10) Appeler son prochain film « Gad », ça se retient bien et c’est encore plus court que « coco » qui était déjà plus court que « chouchou ». Et comme c’est lui LA star on saura encore mieux ce qu’on va voir, et on s’évitera une dose supplémentaire de Jean Benguigui et Manu Payet. . |
30-03-2009 L'Amour extra-large |
| Attention drame dans les chaumières ! Le pauvre petit Hal, neuf ans, voit son père mourir. On croit que le paternel, qui est révérend, va lui prodiguer sa bénédiction. Mais à la place il lui conseille de ....ne jamais sortir qu'avec des "bombes" anatomiques. Cette entrée en matière ne nous trompe pas sur la marchandise. C'est un film des frères Farrelly, avec son lot de situations loufoques peu subtiles et de rire qui décape. On suit donc quelques temps plus tard la vie du même Hal à 30 ans, accumulant les échecs amoureux. Si bien qu'il va consulter un gourou, qui l'hypnotise, et lui fait voir uniquement la beauté intérieure des autres. Là on frôle l'écoeurement scénaristique mais on attend de voir ce qui va bien pouvoir en découler. Les gags vont arriver et là ça va être la poilade ! Que nenni ! La suite c'est notre Hal qui va tomber raide dingue de Rosemary, la fille de son big boss, qui pèse 135kg au bas mot. Le décalage de perception entre la réalité et ce que voit Hal devrait nous faire rire aux éclats, au mieux il nous amuse. Ce qui devrait être une bonne partie de rigolade bien grasse de niveau ado, ne l'est que par moment et uniquement dans la première partie. Et dès que les Farrelly cherchent à ajouter la dose tendresse, sentimentalisme et romantisme ils s'aventurent sur un terrain inconnu qu'ils ne maîtrisent pas. Et Bing la catastrophe ! On a donc le droit à un bon gros chamallow de pensée positive sur l'amour moderne, aux critères empruntés à ''punky brewster". "Bouh c'est pas bien de se fixer sur des critères physiques !" pense t-on entendre à tout instant. "Il faut aimer les gros et pas écouter ces méchants médias qui vous disent qu'il faut être une bombasse" aurais pu être la phrase d'accroche pondue par une fillette (avec des nattes et une vraie tête à claque). Et on enchaîne les accents de révolution pro-gras-du-bide. Oui, si vous faites plus que le quintal vous avez le droit de ne pas rester sur une chaise dans un coin du salon ou Kimberley organise sa surboum ! Oui vous aussi habillez vous comme Britney si vous avez des jambons de Bayonne à la place des cuisses ! C'en est trop, l'oncle Sam n'est certes pas fin quand il fait la morale mais notre cerveau a besoin d'estime. Et ce n'est pas la condescendance du début qui pourra rattraper le tout. Au milieu du ratage, on donnera un crédit certain aux acteurs. Au premier rang desquels Gwyneth Paltrow, pour le défi physique réalisé. Elle incarne Rosemary après un minimum de quatre heures de maquillage, et réalise toutes les cascades elle même. Belle prouesse, surtout pour la magnifique bombe dans la piscine, un des rares bons moments. Son regard illumine le personnage en version obèse, et en version bimbo son fessier illumine le regard des ados boutonneux. Pour Jack Black et Jason Alexander la performance est honnête, mais elle s'apparente au niveau du film, rire taille Small et pas eXtra Large ! |
30-03-2009 Sacré Robin des Bois ! |
| Comme beaucoup d’enfants nés dans les années 80 j’ai grandi avec les films de Mel Brooks. J’ai ri mais sans forcément tout comprendre. Aujourd’hui, je savoure avec délectation le chef d’œuvre de parodie qu’est ce « sacré robin des bois ». Des gags à foison, de multiples situations anachroniques, des clins d’œil à des films célèbres, des jeux de mots et du second degré. Vive Mel, l’amoureux du cinéma qui se projette au-dessus de la mêlée par le biais de la farce ! Ici c’est avec une vraie virtuosité qu’il revisite le classique héros de la forêt de Sherwood, avec des coups particulièrement portés à l’endroit de la version « prince des voleurs ». Absurde à l’excès, drôle avec des collants (pas comme Costner) Robin s’allume d’une folie douce qui n’est pas pour nous déplaire. Depuis le carquois de Brooks, la qualité de l’humour et de la mise en scène sont décochées et mettent le spectateur dans des dispositions joyeuses. Les plaisanteries sexuelles les plus suggestives passent aussi, le tout dans un divertissement des plus bon-enfant. Les dialogues sont travaillés, efficaces et rapides. Les flèches de Mel atteignent chaque fois la cible dans une ambiance des plus loufoques. Le tout agrémenté par quelques phases chantées tordantes, qui restent longtemps dans la mémoire du spectateur ravi. Pour ne rien gâcher, Cary Elwes est succulent en Robin des Bois déjanté. Ses mimiques de bouffon le ridiculisent et on s’esclaffe. Et même quand les blagues sont éventées on ne peut s’empêcher de rire sous cape. Ajoutons à cela les apparitions hilarantes de Mel Brooks en Rabbin Tuchman (qui remplace le frère Tuck) et d’autres nouveaux personnages hauts en couleur qui génèrent de la densité. En particulier David Chappelle, désopilant comparse black de Loxley, qui regonfle ses « pumps » et chante les louanges de Robin en version Rap ! Ce film, crédité d’une estime de second ordre à sa sortie, est depuis devenu culte auprès des fans. Encore aujourd’hui après avoir enrichi sa propre culture Brooks on trouve encore des détails qui font référence au restant de la production du maître ès parodie. De l’auto-parodie donc ? Qui d’autre que Mel… |
| Pages : 1 2 3 4 5 6 7 8 > >> |